Le projet Poutine au THEATRE DES BELIERS – 14 Rue Sainte-Isaure, 75018 Paris – Du mercredi au samedi à 19h15 Matinée le dimanche à 17h30 – Jusqu’au 11 Juin 2016 –

POUTINE-TDBP-webUne pièce de Hugues Leforestier
Mise en scène de Jacques Décombe
Avec Nathalie Mann et Hugues Leforestier

P.S : Hugues LEFORESTIER était l’invité de l’émission DEUX SOUS DE SCENE sur Radio Libertaire, le samedi 28 Mai 2016, sur podcast pendant un mois ( Grille des émissions de Radio Libertaire ).

« Demeurer dans l’histoire celui qui aura incarné le renouveau de la Russie post-soviétique » Le projet Poutine est-il en bonne voie ?

Ne nous y trompons pas, le duel imaginé par Hugues Leforestier n’oppose pas seulement Poutine à sa propre conscience; il oppose le détenteur du pouvoir à une femme résolue et intègre. Les attaques de Svetlana sont pourtant systématiquement parées ou brisées sur l’armure; les mots seraient-ils impuissants ?

Fort du pouvoir qu’il détient, dont il use et abuse depuis si longtemps, Poutine se voit pourtant destabilisé lorsque la voix de Svetlana, à force de persévérance, résonne enfin à l’unisson de milliers d’autres, celles d’un peuple éreinté par l’oligarchie et la mafia; un peuple rassemblé sur le chemin qui mène là où l’on peut reprendre sa destinée en main.

Hugues Leforestier aborde malicieusement et pourtant objectivement un Poutine bien réel. D’autre part, sous les traits de l’excellente Nathalie Mann, le personnage imaginaire de Svetlana, symbole de droiture et de détermination vous surprendra par sa capacité d’abnégation. La mise en scène est de Jacques Décombe; l’utilisation de projections vidéos la rende encore plus efficace.

Paris, le 3 Juin 2016                                       Michel TOURTE

L’ART CONTRE LE SILENCE – UNE SOIREE CARITATIVE LYRIQUE ORGANISEE PAR L’ASSOCIATION SVS EN LUTTE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES – le lundi 13 juin 2016 à 20h au THEATRE ANTOINE avec comme thème le conte de fées

SVS-L'art contre le silence-160613Qu’est ce l’association SVS

Que vous le sachiez ou non, quelqu’un de votre entourage a, un jour, été victime de violences sexuelles. Peut-être même vous-même.

Environ un homme sur six et une femme sur quatre sont victimes de telles violences dans leur vie.

Parler de violences sexuelles, c’est travailler avant toute chose à la protection de l’enfance, car les violences sexuelles débutent dès ce stade. Cette violence engendre de nombreux maux, conscients ou inconscients, le plus souvent non ou mal traités.

Il est temps que les choses changent, que la planète et notre pays en particulier disent STOP aux violences sexuelles, de façon déterminée, avec une vraie stratégie d’éradication, et prennent soin des personnes en souffrance pour les conduire à la guérison, une vraie guérison grâce à des protocoles de soins pertinents.

C’est pourquoi, l’association Stop aux Violences Sexuelles (SVS) est née.

toutes les infos sur le site http://www.stopauxviolencessexuelles.com/

Il était une fois…

Plongeons ensemble dans l’univers des contes de fée, des histoires de notre enfance.

Magiques, redoutables, effrayantes, drôles ou féroces, ces histoires, puisées dans le folklore et traversant les cultures, sont une source d’inspiration pour les artistes, qui ont proposé de nombreuses versions, notamment dans les domaines littéraires et lyriques.

Imagées et imaginaires, elles abordent des conflits profonds pour chaque lecteur, éveillant, dans son inconscient, ses peurs les plus enfouies, tout en lui donnant des clés pour se construire ou se reconstruire.

Lorsque l’on souhaite qu’une histoire captive son lecteur, « il faut qu’elle stimule son imagination, qu’elle l’aide à développer son intelligence et à voir clair dans ses émotions; qu’elle soit accordée à ses angoisses et à ses aspirations; qu’elle lui fasse prendre conscience de ses différences, tout en lui suggérant des solutions aux problèmes qui le troublent.(…)

Cela est aussi vrai pour les enfants que pour les adultes. »

Nous avons sélectionné quelques uns de ces contes, parfois dans leur version originale censurée, qui abordent, directement ou non, le thème des violences sexuelles.

Grand méchant loup prédateur de jeunes filles ou de jeunes garçons, sorcière« dévorant » les enfants, violences conjugales, autant de fils  à tisser pour vous conter, chanter, murmurer, le temps d’une soirée, ces histoires captivantes…

Participerons au spectacle du lundi 13 juin au théâtre Antoine

Comme comédiens : Virginie Lemoine, Marraine de la soirée  

La voix d’Eric Genovèse

Artistes Lyrique :

Karine Deshayes, victoires de la musique 2011 et 2016

Marie Kalinine, Olivia Doray, Delphine Haidan, Marie Kalinine, Chiara Skerath, Florian Sempey, Beertrand Dazin, Virgile Frannais

Accompagnés par Thuy-Anh Vuong et Florence Boissolle

Vous entendrez des partitions aussi différentes que

Peau d’âne de Michel Legrand

Rusalka de Dvorak

Cendrillon de Massenet

Hansel et Gretel de Humperdinck

Le Barbier de Séville de Rossini

Roméeo et Juliette de Gounod

Erkönig de Shubert

des mélodies de Fauré, Moussorsky

Des pièces de Lecoq ou Offembach !

Kabuki – La barrière d’Osaka sous la neige des amours – A LA MAISON DE LA CULTURE DU JAPON À PARIS – 101bis, quai Branly 75015 – Jeu 12 et ven 13 mai à 20h, Sam 14 mai à 15h et 19h –

KABUKI

Kabuki

坂東彌十郎 『積恋雪関扉』

Omatsuri (le grand festival)
Tsumuro koi Yuki no seki no to (La barrière d’Ôsaka sous la neige des amours)
Avec Bandô Yajûro et Bandô Shingo
Bandô Yashichi, Bandô Yafu, Bandô Yamon
Musique et chant de style Tokiwazu
Chant et récitatif de Jôruri : Tokiwazu Kanetayu, Tokiwazi Kikumidayu, Tokiwazu Chizutayu
Shamizen : Tokiwazu Mozibei, Kishizawa Shikiharu
Autres instruments : Tanaka Saei, Mochizuki Sanomaru, Tanaka Denkichi, Tanaka Dentatrou
Chorégraphie Fujima Kanjuro (Omatsuri), Fujima Rankoh (La barrière d’Osaka)
Décors Kabuki-za Butai (SA)
Lumières Adachi Yasuo
Accessoires scènes Fujinami Kodôgu (SA)
Costumes Shôchiku Ishô (SA)
Perruques Nippon Engeki Katsura
Coiffeur (tokoyama), Kamoji Tokoyama, Mitsumine Tokoyama
Arguments des pièces Iguchi Yukoh
Musique révisante SBS
Avec la collaboration de Shôchiku (SA)

La Maison de la Culture du Japon faisait salle comble lors des représentations exceptionnelles de deux pièces maîtresses de Kabuki interprétées par le maître Yajûro BANDO et son fils Shingo BANDO en tant qu’Onnagata (acteur jouant des personnages féminins).

Dans la première « OMATSURI » (Le grand festival) le personnage est un super héros, chef de brigade de pompiers qui danse, grisé par l’alcool et voit apparaître une geisha . Quelques scènes de bagarre avec des jeunes gens, « la bonhomie et l’esprit malicieux » du thème suggèrent une atmosphère de liesse propre aux « Matsuri ».

La deuxième « Tsumoru koi yuki no seki no to » « La barrière d’Osaka sous la neige des amours » est également une pièce dansée représentée pour la première fois à EDO en 1784 . Deux scènes seulement ayant été conservées, c’est la seconde qui a été présentée au public. Digne d’un conte de fées, elle est caractéristique du style kabuki et de l’imaginaire japonais. Un cerisier est en fleurs en plein hiver et le héros, le gardien de la barrière qui ambitionne de détrôner l’empereur aperçoit au fond d’une coupe le reflet des étoiles. Ces étoiles l’incitent à abattre le cerisier . Mais avant même qu’il ait pu porter le coup fatal, il s’évanouit et l’esprit de l’arbre prend la forme d’une fille de joie. Par la suite, la fille de joie découvrant que le gardien n’est autre que l’assassin de son amant, les deux protagonistes s’affronteront lors d’un duel acharné.

Le metteur en scène n’a pas jugé nécessaire d’inscrire des sous titres en français. Dès lors que l’intrigue de la pièce a été annoncée, c’est aux acteurs d’exprimer par leur jeu exagéré extrêmement coloré et codifié toute une palette d’émotions. Le terme de jeu prend tout son sens, il s’agit bien de jouer les émotions de la façon la plus extravertie qui soit. Ce qui est étonnant pour le public non initié c’est d’éprouver combien l’extravagance du kabuki est pourtant soutenue par toute une gamme de codes et de techniques.

Les acteurs portent plusieurs costumes sur scène. En pleine action, ils en changent aidés par des assistants. l’effeuillage des vêtements est vraiment fabuleux.

Le kabuki permet d’exprimer de façon spectaculaire la complémentarité du yin et le yang. A cet égard, l’histoire du kabuki est particulièrement éloquente. A l’origine le kabuki né au bord d’une rivière vers 1600, fut créé par une prêtresse qui se déguisait en homme. Les spectacles furent repris par des prostituées. Puis pour des raisons d’ordre public, il fut interdit aux femmes de jouer. Dès lors, les hommes durent reprendre les rôles féminins.Tout l’art des « onnagata » spécialisés dans ces rôles, consiste à exprimer la féminité aussi bien que les femmes sinon mieux.

Le public a pu apprécier le raffinement du jeu de Shigo BANDO étonnamment subtil, contrebalançant le jeu démonstratif et comique du héros masculin.

Ce superbe spectacle qui associe la danse, le mime, la musique de style Tokiwasu et les chants et récitatifs de Joruri, particulièrement édifiant pour les non initiés a été précédé d’une présentation de l’art de kabuki par le maître Yajûro BANDO lui-même avec beaucoup d’humour.

Le kabuki n’est pas sur le même plan que le nô réservé aux classes supérieures. Il est né du peuple. Il est caractérisé par le jeu exagéré des acteurs dont les gestuelles sont accompagnées d’effets sonores reconnaissables d’emblée ou symboliques. Il appartient au tambour d’exprimer aussi bien la neige qui tombe, l’apparition de fantômes, que la course d’un homme énergique ou celle d’une femme douce.

Les artistes tels que  Yajûro BANDO et Shingo BANDO  qui n’ont pour but modestement que de se  perfectionner dans la voie du kabuki, peuvent être perçus comme des phénomènes dont la vitalité se mesure à l’intérêt et le plaisir qu’ils continuent  de susciter. Du théâtre à l’état pur, à l’image de ce cerisier en fleurs en plein hiver !

Paris, le 29 Mai 2016                                Evelyne Trân

 

STAVANGER – Une pièce de Olivier SOURISSE – Mise en scène Quentin DEFALT le 23 Mai 2016 au Studio HEBERTOT et AU FESTIVAL OFF d’AVIGNON à l’ARRACHE-COEUR – 13 Rue du 58ème Régiment d’Infanterie, 84000 Avignon du 7 au 3O Juillet 2016 à 16 H 50.

STAVANGER,-de-Olivier-Sourisse

Texte : Olivier Sourisse / Mise en scène : Quentin Defalt / Avec : Sylvia Roux et Thomas Lempire / Assistante : Alice Faure / Scénographie : Agnès De Palmaert / Lumières : Olivier Oudiou / Costumes : Mine Vergès / Création sonore : Ludovic Champagne / Attaché de presse : Vincent Dumont

Curieuse écriture que celle de ce jeune dramaturge Olivier SOURISSE. Nous l’imaginerions volontiers accroupi devant une rivière toucher l’eau avec un simple bâton pour observer les remous qui capturent, le temps d’un regard, quelque chose d’inattendu, d’inconnaissable, qui serait bienvenu pourtant, qui donnerait de l’écho au désir d’éblouissement d’une conscience endormie.

Il y a ce désir et cette peur de troubler l’eau dormante, ce qu’une conscience ne peut vraiment réunir qu’à l’état de rêve.

De l’eau trouble s’échappent deux formes, deux créatures que l’auteur décide de suivre en se laissant guider par son imaginaire.

Que peuvent bien faire deux âmes égarées, surgies d’une eau noire, la nuit ? Elles ignorent ce qui les a réunies, elles ignorent ce qui les rassemble. Des deux créatures, nous ne savons qui rêve ou supporte, dans son sens plein, l’autre.

Une jeune femme, Florence BERNSTEIN, auréolée de son prestige social, elle est avocate, vient de sauver un homme du suicide qu’elle emmène à son domicile. Florence manifeste d’emblée son intérêt pour le jeune homme prénommé Simon, très méfiant vis à vis de son hôtesse. Elle réussit cependant à l’apprivoiser, à obtenir de terribles confidences, en se dévoilant elle-même mais sans jamais se départir de son mystère.

Grâce à l’interprétation de Sylvia ROUX, le personnage de Florence BERNSTEIN devient une héroïne digne de celle qu’incarnait Maria CASARES dans les films de Jean COCTEAU, Orphée et le Testament d’Orphée. Mais elle fait penser aussi à une autre héroïne, oh combien vulnérable, Sonia dans Crime et châtiment de DOSTOIEVSKI . C’est un magnifique personnage de femme.

Simon interprété par Thomas LEMPIRE, à la fois désenchanté et rebelle peut faire figure de l’adolescent éternel.

En termes d’ambiance, la mise en scène de Quentin DEFALT est réussie. Les oppositions marquées entre les deux protagonistes ont pour objet d’exprimer cette curieuse alchimie du jour et de la nuit lorsqu’ils se rencontrent à l’aube ou au crépuscule. Une émotion scrutée par de nombreux poètes rêveurs dont fait partie Olivier SOURISSE.

Le charisme des deux comédiens Sylvia ROUX et Thomas LEMPIRE rend haletant le thriller de deux êtres en quête d’âme sœur.

Paris, le 29 Mai 2016                       Evelyne Trân

Les 3, 4 et 5 juin 2016 à NANTERRE – CENTRE ANCIEN – PARADE (S) FESTIVAL DES ARTS DE LA RUE – 27EME EDITION –

PROGRAMME 2016PARADES

PROGRAMME 2016

Un rendez-vous populaire et artistique, durant 3 jours, dans le vieux centre, où plus de quarante compagnies sont invitées à partager avec le public cette grande fête du spectacle et des arts de la rue.

Au programme : cirque, théâtre de rue, marionnette, danse ou musique…

Parade(s) est un festival gratuit, ouvert à toutes et tous dès le plus jeune âge.

Festival le Futur Composé Autisme et Culture – Le Futur Composé rayonne sur Paris – Du 17 mai au 30 juin 2016 –

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Le 17 mai Inauguration du festival

le Bal des Chimères Hôtel de ville de Paris

Du 24 mai au 9 juin  Palette en tête

Cette Exposition mettra à l’honneur 4 artistes autistes sélectionnés par l’association Zig Zag Color – Mairie du XIII ème

Du 3 au 7 juin Traviata’s company

Opéra ballet au Théâtre des Variétés

Le 14 juin La Jeune Femme à la Licorne

Théâtre au Carreau du temple

Les 29 et 30 juin

Astéréotypie et les Harry’s

Percujam et les Pachas

2 Concerts Au Théâtre Monfort

télécharger Programme Festival 2016

Visionner la bande annonce du spectacle

Le MONDE en parle : cliquez ici

Ci-dessous une réflexion de GILLES ROLAND-MANUEL

Les jeunes gens autistes du Futur Composé ont acquis une réputation. Le fait qu’ils soient musiciens, peintres ou comédiens ne constitue pas en soi une chose extraordinaire.

Ce qui l’est en revanche davantage c’est que certains d’entre eux pratiquent toutes ces disciplines avec un savoir-faire remarquable.

« D’accord, c’est très bien, mais ce n’est malheureusement pas pour mon fils  ou ma fille. »

Et bien si ! !

« Comment pouvez vous, lors des admissions des handicapés dans vos établissements, sélectionner des musiciens, des peintres ou des comédiens ou des jeunes susceptibles de le devenir »?

Rien de tel évidemment…

Partout, les critères d’admissions sont les mêmes et concernent le type de handicap, le lieu de résidence etc… (et pas du tout le rapport au si bémol ou au bleu de Prusse…)

Alors il faut bien l’admettre : ce sont les prises en charge qui font le reste.

Autre question : « y a-t-il une ligne de fracture, pour les résultats, entre les institutions qui sont partisanes des méthodes de pédagogie comportementalistes et celles qui penchent davantage vers les références psy » ?

Désolé, la réponse est non !

Ces deux options dont les partisans s’égorgent par médias interposés, font route commune de façon pacifique et constructive au sein du Futur Composé…

Alors si des jeunes gens aussi marginalisées et réputés déficitaires (dits « incapables majeurs ») parviennent à de tels, résultats, alors de façon plus général, tous « les réputés cancres » ne le pourraient ils pas, eux aussi… ? Désolé encore, la réponse est très probablement oui !

Cela risque un peu de relativiser le mérite des jeunes gens handicapés, mais permet de mieux centrer le problème : En cas d’échec des handicapés ou des réputés « cancres » de nos écoles, la question se pose de savoir s’il s’agit exclusivement de leurs carences, ou aussi de notre  « incapacité  majeure » à répondre à leurs besoins ?

Les références intellectuelles et éthiques du Futur Composé reposent sur ces questionnements ainsi que sur la volonté de dépasser la sempiternelle « tolérance de la différence » pour affronter « la tolérance de la similitude » c’est-à-dire accepter d’avoir des points communs avec les plus faibles d’entre nous. Condition nécessaire pour pouvoir partager quelque chose avec eux, la scène par exemple…

Comment dépasser le don (la charité) aux personnes en difficulté pour accepter de recevoir ce qu’ils peuvent nous offrir ?

Mais revenons justement à la façon dont sont accueillis les jeunes gens dans les établissements fédérés par le Futur Composé. Toutes ces institutions sont très différentes, mais toutes ont une ouverture réelle s’appuyant sur une pluridisciplinarité authentique (pas seulement dans les domaines convenus).

Remarquons par exemple qu’elles participent pour une bonne part d’entre elles, à un réseau de recherche génétique, malheureusement unique au monde, qui obtient des résultats majeurs, en collaboration avec les services de l’hôpital des enfants malades à Paris; ainsi qu’à bien d’autres projets.

Ce n’est évidemment pas le fait du hasard, mais celui d’une volonté d’éclairer le problème par des feux multiples.

Et à ce titre, les feux de la rampe ne constituent pas des bouts de chandelle…

C’est pourquoi, il est grand dommage que les médias s’abstiennent, à quelques exceptions près, de convoquer à débattre publiquement, en chair et en os, avec ceux et celles, qui dans la réalité contribuent à faire exister ce festival :

–     Pouvoirs publics, Spécialistes (psychiatre, psychologue, généticien, neurobiologiste etc.), Équipes de terrain (éducateurs, pédagogues etc.,Artistes (y compris nos jeunes gens),Directeurs de salle de spectacle et d’institutions culturelles, Familles, Directeurs d’établissements, Banquiers et autres mécènes, Parrains et marraines du festival

Nos partenaires appartiennent donc tous à cette liste (non exhaustive) et se tiennent disponibles vis-à-vis de la presse. Certains sont très connus du grand public d’autres pas du tout !

Le Festival du Futur Composé offre une occasion précieuse de décloisonner les débats, d’assumer nos ignorances, mais aussi de découvrir et de valoriser des savoir-faire complémentaires et diversifiés.

Merci à la presse de nous y aider

Gilles Roland-Manuel

Médecin psychiatre

Fondateur et Président du Futur Composé

La Cerisaie / Anton Tchekhov au THEATRE ANTOINE VITEZ – 1, rue Simon Dereure 94200 Ivry-sur-Seine – Les mardis, mercredis, vendredis, samedis et le lundi 9 mai à 20 h – Du 9 mai au 5 juin 2016 –

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mise en scène
Yann-Joël Collin
traduction
André Markowicz
Françoise Morvan
collaboration artistique Pascal Collin, Nicolas Fleury,Thierry Grapotte
musique Antonin Fresson
musiciens  Adrian Edeline ,Florian Pons
direction technique Frédéric Plou
régie son William Lopez
administration Yvon Parnet
diffusion Nathalie Untersinger

avec  Sharif Andoura, Cyril Bothorel , Marie Cariès, Sandra Choquet, Manon Combes, Pierre-François Garel, Yordan Goldwaser, Eric Louis,
Barthélémy Meridjen, Alexandra Scicluna, Sofia Teillet, Tamaïti Torlasco


 

La vie comme un filet dont chaque maille serait courue, mordue, tendue, relâchée par l’énergie et les faiblesses de ceux qui le constituent à un moment donné.

C’est le jeu de rôle de la Cerisaie qui concentre de façon subliminale les appétits, les affections de tout un équipage. « Oh temps suspend ton vol » s’alarmait Lamartine. C’est le temps, le véritable héros de la CERISAIE, un temps vécu comme un grimoire brûlé par la chandelle de tous ceux qui l’animent.

Inexorable disparition, inexorable transformation, la Cerisaie fut et ne sera plus. Il n’y a pas de vaincus, il n’y a pas de vainqueur, la mort annoncée de la Cerisaie renvoie chacun des personnages à leur vacuité sourde.

C’est toujours cruel, une disparition.L’histoire d’une fin qui n’en finit pas, ceux qui l’ont vécue pourront dire qu’il s’agit d’une expérience vitale. L’ailleurs pose déjà son trou au creux de l’attente. C’est qu’ils rêvent tous d’autre chose chacun des personnages, Lioubov la propriétaire qui vient de passer 5 ans à l’étranger, ses filles Ania et Varia, Lopakhine,le marhand,Trofimov l’étudiant, Firs le valet de de 87 ans, Boris Borissovitch, un autre propriétaire, le commis Epikhodov, Charlotte Ivanovna, la gouvernante etc.

Les spectateurs apprennent d’emblée que la Cerisaie va changer de propriétaire, celle-ci étant criblée de dettes. C’est un ancien moujik devenu riche qui se porte acquéreur avec l’intention de la détruire afin d’aménager le lieu pour de futurs touristes. Pour les spectateurs, l’évènement est aussi extérieur qu’il l’est pour l’étudiant et certains protagonistes. La vision du metteur en scène est réaliste, l’événement est étranger comme la mort comme cet ancien moujik qui va prendre possession de la Cerisaie. Cet extérieur qui prime, qui énergise les comédiens, qui provoque les spectateurs, le metteur en scène le manifeste par sa volonté de faire tomber les murs de la scène elle-même; les comédiens sont visibles grâce à une caméra aussi bien dans la rue que dans le café du théâtre.

Il est possible d’être commotionnés ou de rester en retrait face à l’exubérance des acteurs qui courent beaucoup sur scène. La vérité c’est qu’il s’agit d’une épreuve que cet évènement où se trouvent submergés comme par une énorme vague tous les acteurs et les témoins spectateurs.

Vague et retombée de la vague avec ses lambeaux de souvenirs exsangues.

La mémoire de certains spectateurs ne sera pas ingrate, elle restera imprégnée des accents mélancoliques et sensuels de Marie CARIES, la curieuse placidité du frère de Lioubov, Gaev, Cyril BOTHOREL, interpellée par la violence étourdie de l’étudiant Trofimov, Pierre-François GAREL, la composition étonnante d’Alexandra SCICLUNA qui interpréte le vieillard Firs, la présence lumineuse de Sharif ANDOURA, Boris Borissovitch, et le calme apparent de Lopakhine, le marchand sobrement interprété par Eric LOUIS.

Un bel équipage pour cette Cerisaie, toutes voiles dehors, portée avec passion par Yann-Joël COLLIN, sous l’effluve du temps d’une représentation, chacune étant unique.

Paris, le 22 Mai 2016                             Évelyne Trân

 

L’acte inconnu de Valère Novarina à la Maison des Métallos – 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11ème – du 18 au 28 Mai 2016 du mardi au vendredi à 20 H, samedi à 19 H. Durée 1 H 35 –

lacte-inconnu-6texte Valère Novarina (éditions P.O.L)
mise en scène Valère Novarina, Céline Schaeffer
collaboration artistique Guy Régis Jr
avec Édouard Baptiste, Bedfod Valès, Jenny Cadet, Jean-Marc Mondésir, Ruth Jean-Charles, Anyès Noël, le musicien Finder Dorisca et l’Ouvrier du drame Richard Pierre
scénographie Céline Schaeffer, Richard Pierre, Valère Novarina
lumière Claude Fontaine
musique Finder Dorisca
peintures Bedfod Valès, Édouard Baptiste, Valère Novarina
régie générale Richard Pierre

Des hommes qui se retrouveraient tout seuls avec des mots pour brailler leur existence, parce qu’après tout le fait de parler c’est ce qui différencie l’homme de l’animal.A moins que l’humain ne soit simplement un animal qui parle….

Parler avant de penser, ouvrir les vannes d’un désir frénétique d’être parlant, celui qui devient l’appel d’air d’une profusion de paroles qui s’échapperaient de tous les coins du corps . Corps qui devient carte du monde humain parlant, vaste exploration.

Désordre, big bang, terre retournée par le magma de de la mémoire humaine qui regorge d’incongruités, foutoir de la pensée où se retrouvent pèle mêle des aphorismes de Shakespeare, de la Bible, qui exulte sous les balivernes de discours de singes savants, se soulage, s’étonne, s’éblouit et se noie.

La scène imaginée par Céline SCHAEFFER et Valère NOVARINA avec un décor peint par lui même, Valès BEDFOD et Édouard BAPTISTE, est un lieu d’apparitions, sorte de clairière préhistorique, innocente, avant la parole .Chaque comédien est porteur de messages, comme ces femmes porteuses de cruches d’eau sur la tête.

L’acte de la parole est physique, et même si la montagne n’accouche que d’une souris, l’acte de profération rejoint le souffle des oreilles, du regard, de la chair fumante, désolée, angoissée, délirante.

Quand le théâtre devient un lieu de naissance d’accouchement sans fard de l’homme emmailloté de linge scriptural, l’homme barbu de mots, et que sur sa face luisante, finalement tout ce qu’il peut dire court-circuite le singe savant, les comédiens dressent l’étendard de la parole qui pointe du doigt la mort.

L’acte dérisoire devient magique, l’insolation cosmique, et le théâtre comme une grande bouche ouverte où les comédiens lanceurs de mots jusqu’aux étoiles parlent du ciel d’HAITI.

Merci Seigneur public ! a dit l’un des artistes profondément ému à l’issue de la représentation. Nous répondrons de même : merci à vous Seigneurs comédiens Haïtiens, merci !

Paris, le 21 Mai 2016                            Evelyne Trân

E N F A N T “J’aime” de Vladimir Maïakovski

Maiakovski

J’ai reçu la mesure du don d’aimer
Mais dès l’enfance
les gens
sont dressés à travailler.
Pour moi –
Je ripais sur la rive du Rion
et je traînais,
à ne faire fichtre rien de rien.
Maman se fâchait :
« Le vilain garnement ! »
Papa me menaçait de ses coups de ceinture
et moi,
me procurant un faux-billet de trois roubles
j’allais derrière l’enclos taper la carte avec la troupe.
Sans le poids des chemises,
sans le poids des chaussures,
me rôtissant au feu Koutaïssi,
je tournais au soleil tantôt mon dos,
tantôt ma panse –
jusqu’à ce que, sur mon estomac, il me cotisse.
Le soleil s’ébahissait.
« C’est haut comme trois pommes !
Mais le cœur est accroché.
Il le met en quatre.
D’où vient-il
qu’il y ait
dans cette archine
place
pour moi,
pour le fleuve
et pour cent verstes de rochers ?! »

Lu dans le livre « Maïakovski à pleine voix » (Gallimard) le 12 mai 2016 à 15h
au 9, rue des épinettes, 75017, Paris, sixième étage sans ascenseur avec vue sur le Sacré Cœur par Jean-Marie Blanche.
Dit lors de l’émission « Deux sous de scène » sur Radio Libertaire le 14 mai 2016 à xxhxx par Jean-Marie Blanche.

LES ÎLES DÉSERTES AU THEATRE DU LUCERNAIRE – 53 Rue Notre Dame des Champs 75006 PARIS – DU 11 AU 29 MAI 2016 À 19H DU MARDI AU SAMEDI ET DIMANCHE À 15H30

LES_ILES_DESERTES_AFFICHEREPRISE PRINTDE AVELA GUILLOUX ET RÉBECCA STELLA

MISE EN SCÈNE AVELA GUILLOUX ET CAROLINE STELLA

LE TEXTE LES ILES DÉSERTES EST FINALISTE DU PRIX ANNICK LANSMAN 2016

AVEC AVELA GUILLOUX (MAMAN) JEAN VOCAT (ELLIOTT) RÉBECCA STELLA (LÉA) SCÉNOGRAPHIE AVELA GUILLOUX ET CAROLINE STELLA COSTUMES AVELA GUILLOUX ET CAROLINE STELLA LUMIÈRE DAN IMBERT

 

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Avela GUILLOUX et Rébecca STELLA toutes deux metteures en scène de spectacles jeune public donnent la parole à Léa une petite fille de neuf ans qui découvre qu’elle est diabétique.

Cela commence bizarrement, une envie de faire pipi incessante et puis la fatigue, la fatigue. Lorsque le docteur diagnostique le diabète, Léa est très angoissée «Je ne vais pas mourir ? » lui demande t-elle.

Qui ne se trouve pas bouleversé à l’annonce d’une maladie, à fortiori une enfant ?

Les enfants sont beaucoup plus impressionnables que les adultes ils ont une façon à eux d’interpréter les événements. Leur moyen de défense, c’est souvent l’imagination.

Rébecca STELLA qui interprète Léa est à fleur de peau. On pourrait l’écouter les yeux fermés, c’est sa voix qui transporte ces émotions indicibles qui parfois se nouent dans la gorge,crépitent, explosent.

Les auteures et la metteure en scène Caroline STELLA réussissent à recréer le monde de Léa, la bulle dans laquelle elle se débat. Il est évident que l’épreuve de la maladie sans lui faire quitter totalement sa sphère d’enfance, la fortifie au point de lui permettre de prendre seule des décisions, par exemple, celle de refuser d’aller dans une école réservée aux enfants malades.

Léa est une enfant adulte. Sa perception peut paraître éloignée de la nôtre et elle l’est d’ailleurs. L’approche est délicate. Nous comprenons qu’il s’agit d’une projection de la conscience de Léa enfant sur notre perception, oh combien plus rationnelle. Nous regrettons toutefois ce décalage entre la force d’expression de Léa et son environnement. Face à Léa, la mère, le docteur paraissent réduits à des silhouettes de personnages.

Cela dit, le spectacle est mu par par la force émotionnelle de Rébecca STELLA, et nous en apprend beaucoup sur cette sale bête, le diabète, avec une langue poétique de bon augure puisque qu’elle nous réconcilie avec le jargon médical. Oui, répétons le notre arme de défense, c’est l’imagination !

Paris, le 16 Mai 2016                            Évelyne Trân