ISABELLE SPRUNG : DE FREHEL A NOS JOURS LE 14 NOVEMBRE ET LE 12 DECEMBRE 2019 à 20 H 30 – Au piano Patrick Langlade. LE CONNETABLE 55, rue des Archives 75003 Paris M° Rambuteau – Par Laurent Gharibian –

SPRUNG

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DE FREHEL A NOS JOURS AU CONNETABLE – 2018

N.B : Isabelle SPRUNG chanteuse musicienne et Chardri L’homme à la guitare bleue étaient les invités de l’émission DEUX SOUS DE SCENE sur Radio libertaire 89.4  le 27 AVRIL 2019 

Comédienne, clown, poétesse, lectrice (et chanteuse depuis peu), Isabelle Sprung cumule les avantages…Elle a travaillé sous le signe de la diversité : Elie Semoun, Etienne Chatiliez, Coline Serreau, Jean-Claude Penchenat, Jérôme Deschamps, Macha Makeieff…De la troupe théâtrale ou du plateau de cinéma il n’y a qu’un pas vers le « Seul(e) en scène ». Qu’elle maîtrise à l’évidence de bout en bout. En témoigne cette aventure chansonnesque intitulée « DE FREHEL A NOS JOURS » qui se termine le 12 décembre mais que les esprits curieux pourront encore découvrir – voire retrouver – dès le soir du 14 novembre au Connétable à Paris. Nous y serons. Pour la troisième fois consécutive. En effet, comment résister à un tel phénomène, en parfait décalage avec les modes éphémères ? Ni fantaisiste, ni tragédienne, Isabelle Sprung (Zaza pour les intimes, vous en serez bientôt) évolue avec un aplomb proprement stupéfiant, masquant à peine une sensibilité à fleur de peau. A côté des chansons que créa Fréhel, nous retrouvons l’univers de Marie Dubas comme celui d’Edith Piaf. Isabelle Sprung rappelle -lors d’intermèdes aussi instructifs et concis qu’imagés – combien la grande Edith admirait Marie Dubas. Faire se côtoyer ces trois styles – aux reliefs colorés autant que saisissants – relève d’une grande intelligence de cœur. Isabelle Sprung a pour elle la singularité de proposer les situations les plus dramatiques tout en déployant une faconde et un sens de l’humour, certes ravageur mais empli de tendresse et de respect pour ces personnages féminins dont la restitution échappe ici à la notion même dite « réaliste ». Pour apparaître d’une actualité étonnante. Moderne. Troublante même. 

C’est bien la première fois que l’on assiste à une forme d’interprétation anticonformiste de chansons marquées par Edith Piaf : « Milord », « Padam Padam », « Les amants d’un jour » et le très rare « Dans ma rue ». Notre comédienne chantante se délecte à chaque instant. Nous aussi. Elle redonne ses lettres de noblesse à l’art de l’interprétation : fidèle dans l’esprit, inventive dans la forme. Tout est là !

 Et Fréhel ? Six titres forment, à eux seuls, un portrait fidèle de la « Môme Catch Catch ». On y croit : les images nous interpellent, nous bousculent. Tant de tragédies, tant d’espoirs aussi en une vie de soleil. Soleil trompeur !

 Quant à Marie Dubas, elle fut – après ses débuts au théâtre puis au cabaret- l’une des reines du music-hall et la première à risquer la formule du récital (sans micro !) où elle donna libre cours à son immense talent de fantaisiste ou de tragédienne, faisant naître l’émotion juste à la suite d’une chanson légère…Isabelle Sprung excelle, dans son sillage, à mettre en scène le « Tango stupéfiant » ou ce formidable « Garçon » quasi cinématographique…Elle reprend « Je suis bête » (paroles de Marie Dubas!) et nous régale de « L’amour au passé défini » portant les signatures de Vincent Scotto et du non moins génial Géo Koger.

Le choix, la disposition et l’enchaînement des chansons restent un travail de dentelle pour cette artiste, unique en son genre, sachant détailler une saynète comme peu en apportant, par une gestuelle étudiée mais naturelle, une leçon de music-hall dans le cadre intimiste du cabaret. Terminons par l’essentiel, ce regard où passe un arc-en-ciel d’émotions, un charme et beaucoup de drôlerie. Zaza conquiert son auditoire, lentement mais sûrement. Par le cœur et par l’esprit.

Au piano, Patrick Langlade (sans partition) suit d’instinct, face au mur. Discret, pertinent sous tous les climats et tous les rythmes du sentiment humain. Entre impressionnisme et fauvisme. Mais plus souvent adepte du cubisme, il « assure grave ». Une belle présence, décalée, hors norme. En un mot, précieuse.

En première partie, CHARDRY, » l’homme à la guitare bleue ». Il chante Chardry, Claude Lemesle et une ou deux des vingt-cinq chansons inédites qu’il a composées sur les mots et en compagnie d’Allain Leprest. A bon entendeur. Car « Les femmes sont courbes »…

                                                             Laurent GHARIBIAN

Ultime représentation le jeudi 12 décembre à 20h30

LE CONNETABLE  55, rue des Archives 75003 Paris  M° Rambuteau

Réservations : billetreduc.com/209864/evt.htm

Entrée libre. Sortie en libre participation

KILLING ROBOTS – CONCEPTION, ÉCRITURE & MISE EN SCÈNE LINDA BLANCHET – Le Lieu Unique à Nantes, les 13 et 14 novembre 2019. Centre des Arts d’Enghien-les Bains, Le 16 novembre 2019. Théâtre Nouvelle Génération à Lyon, du 4 au 6 février 2020. Le Périscope à Nîmes le 13 mars 2020. Théâtre de Villefranche-sur-Saône le 17 mars 2020. Théâtre de La Licorne à Cannes le 20 mars 2020. Théâtre Fontblanche à Vitrolles les 2 et 3 avril 2020. Spectacle vu au Théâtre National de Nice lors de sa création. Durée : 1h25.

killing-robots.jpgAvec : Calypso Baquey, Angélique Zaini, Mike Ladd, le robot HitchBot 2 (en cours)
Vidéo : Linda Blanchet
Conseillers scientifiques : Dr David Smith, Dr Frauke Zeller (en cours)
Scénographie : Bénédicte Jolys
Musique : Mike Ladd

Au fond, il n’a jamais eu l’air que d’un gros jouet, ce robot auto-stoppeur nommé HitchBot qui a défrayé quelques chroniques seulement parce qu’il a été retrouvé démembré au bord d’une route à Philadelphie aux Etats Unis. Il faut dire que les journalistes possèdent l’art de grossir le moindre des faits divers pour en faire un événement. Les littérateurs et les artistes ne sont pas en reste d’ailleurs.

Cela dit, HitchBot a attiré l’attention de la metteure en scène Linda Blanchet en raison de son histoire ahurissante. Imaginez un robot qui parcourt seul le Canada d’est en ouest, soit près de 10000 km avec pour mission de prendre des photographies toutes les 20 minutes. Cette expérience a été commanditée par un couple de chercheurs pour étudier les interactions entre hommes et machines avec cette question brûlante : les robots peuvent-ils faire confiance aux humains ?

En amont de la création du spectacle, Linda Blanchet a effectué un impressionnant travail d’enquêtrice, scrutant les milliers de photographies récoltées par HitchBot, rencontrant les personnes qui ont croisé cet étrange auto-stoppeur. Elle dit de ce robot qu’il est un être artificiel social, intégré par l’homme dans son environnement.

Sur scène, les témoins se succèdent racontant leurs relations avec HitchBot qui trône l’œil allumé et intrigue par sa faculté de tenir une conversation sommaire grâce à son intelligence artificielle. Pour sûr, il suscite la sympathie, c’est un gentil doué d’empathie, un non violent, un simple qui ne ferait pas de mal à une mouche, un être idéal en somme.

Alors pourquoi ce gentil robot a-t-il été tué, assassiné à la fin d’un périple de 15 jours aux Etats Unis par un illustre inconnu ?

Dieu a créé l’homme à son image dit la Bible, et l’homme se prend-il pour Dieu en tant que géniteur de robots doués d’une intelligence artificielle ? A ce propos, même son créateur parait vouloir prendre de la distance avec la notion d’intelligence artificielle, il parle d’intelligence tout court.  

Les photographies d’HitchBot étonnent parce qu’elles ne sont pas le fruit d’une intention « viscérale ». HitchBot photographie de façon aléatoire, cet aléatoire auquel l’homme ne peut prêter attention car il est accaparé par son ego, ses émotions, ses désirs. Le fruit du hasard est cependant limité puisque HitchBot est programmé pour photographier toutes les 20 minutes. Une photographie ne serait rien sans son spectateur. Rappelons HitchBot n’observe rien, il photographie point final.  

Le processus d’identification avec un robot passe par cette histoire d’intelligence artificielle. Un robot ne pense pas, il donne juste l’impression de penser en débitant des amas de pensées qui ont été déposées dans son logiciel. Pourquoi choisir un tel interlocuteur qui réagit la plupart du temps sottement. Pauvre robot sans défense. Quelles larmes de crocodile, allons-nous verser. La vérité est qu’il est bien difficile de communiquer avec un robot.

S’agit-il d’un transfert de sentiment d’infortune de la condition humaine via un robot. Si l’homme est un loup pour l’homme, un robot humanoïde ne peut faire le poids face à la malignité humaine. A la question, peut-on faire confiance à l’homme, la réponse ne peut qu’être négative. Que l’on soit robot ou quidam, partir à l’aventure comporte des risques.

La question peut se poser autrement. Quel point commun entre un homme et un robot ? La mort à brève ou longue échéance, l’homme n’est-il pas programmé pour vivre et mourir ? Celui qui a tué HitchBot n’a-t-il pas été mu par une pulsion de vie visant à éliminer toute assimilation possible de son identité avec celle d’un robot.  Plus vraisemblablement, la rage d’un individu s’est exercée sur un robot qui ne répondait pas à son attente et qu’il a donc traité comme un vulgaire objet sans âme.  

Le robot nous parle de mort, celle qui rejaillit de l’inertie de nos émotions, celle qui fige nos images les rendant délétères, absconses, sans d’autre relief que le vide qui les entoure, l’absence de regard. Le vide a cela d’impressionnant qu’il accuse notre absence et semblerait même s’en passer.  

Voilà des considérations bien mortifères concernant une enquête criminelle aussi surprenante que bon enfant. A vrai dire, il est plus facile de s’intéresser à l’existence d’un robot créé de toutes pièces, programmé pour ne pas parler religion ou politique, qu’à l’homme lui-même, omniprésent sur cette terre.

Quelle est donc ou serait donc la place du robot humanoïde dans notre quotidien, notre imaginaire, notre civilisation, telle est encore la question posée par le spectacle qui pour dépasser la marge du documentaire, n’entend pas faire des vagues, suggérant que nous serions prêts à intégrer cette créature dans notre société à condition qu’elle soit aussi inoffensive qu’un nounours. C’est le mélimélo de notre société qui pour s’affranchir de l’insupportable violence qui règne dans ce monde tente de se réconforter comme elle peut avec des vieux rêves d’’enfant. Franchement, il n’y a guère de différence entre le dialogue d’un enfant avec sa poupée et la conversation d’un adulte avec un robot. Les enfants aussi cassent leurs jouets et jureraient que leur ours en peluche est bien vivant.

En tant qu’objet de défoulement onirique, le robot rend bien des services à l’humanité. HitchBot ! Avais-tu donc une âme ? Celle d’un enfant sans doute, c’est bien connu les savants sont des enfants, ils rêvent toujours comme les pères de Pinocchio et du Golem.

De facture pédagogique, le spectacle arrondit les angles d’un projet pharamineux, celui de confronter un robot à des hommes incontrôlables (faudrait-il les programmer pour de bon pour éliminer leur méchanceté) laissant flotter à l’intention d’un large public, tous ces fils qui relient notre imaginaire à une réalité plus sombre, celle de la violence humaine.

Eze, le 12 Novembre 2019

Evelyne Trân

MADAME VAN GOGH de Cliff Paillé – Mise en scène de Cliff Paillé – Au Studio Hébertot 78 bis Boulevard des Batignolles – 75017 Paris – DU 15 OCTOBRE AU 16 DECEMBRE 2019 – LUNDI A 19 HEURES DIMANCHE 19 H TRENTE –

van gogh

De Cliff Paillé

Mise en scène de Cliff Paillé

Avec Lyne Lebreton et Romain Arnaud-Kneisky

Durée : 1h15

 

Madame VAN GOGH” Le titre de la pièce parfaitement bienvenu nous interroge puisqu’à notre connaissance Vincent VAN GOGH n’était pas marié. Oui, Madame VAN GOGH était « seulement » la veuve de Théo VAN GOGH, le frère de Vincent. Avec intelligence Cliff Paillé rend hommage à cette femme qui consacra sa vie à la reconnaissance de l’œuvre de Vincent.

A sa mort, ce dernier n’était connu que dans le petit cercle des peintres impressionnistes qu’il côtoyait et n’aurait vendu qu’une seule toile. Héritière de 200 tableaux, Johanna VAN GOGH ne fut pas tout de suite consciente de leur valeur. C’est à travers l’imposante et prolifique correspondance de Vincent avec son frère Théo, qu’elle s’attacha à comprendre l’homme qui fut une source de conflits dans sa vie de couple.

L’obstination d’Emile Bernard, un ami peintre de Vincent eut raison de son refus d’exposer les œuvres. Elle s’occupa elle-même des expositions plus tard en retournant au Pays Bas.

 Johanna en deuil de son époux Théo se retrouvait face à un héritage colossal. La pièce qui met en scène Emile Bernard et la jeune veuve permet d’appréhender toute la force et le courage qu’il fallut à Johanna pour accepter moralement cet héritage en mémoire du peintre et également de son frère.

La publication de la correspondance de Vincent avec Emile Bernard,  tout d’abord puis avec Théo Van Gogh contribua à la découverte du peintre.

La démarche de Johanna était désintéressée. Son fils également prénommé Vincent le prouva en léguant au musée d’Amsterdam la majeure partie de l’œuvre.

Interprétée avec vivacité sur le mode mineur de la conversation par Lyne Lebreton et Romain Arnaud-Kneisky, la pièce fait le portrait d’une femme ordinaire, sans présomption artistique à qui l’on doit grâce à son intuition et sa sensibilité, la reconnaissance de Van Gogh.

La mise en scène est toute en ambiance sensible et volontairement légère, elle  bénéficie, il faut le dire, du charme de la comédienne Lyne Lebreton. Quelques projections des toiles sur fond de scène permettent d’imaginer comment Johanna petite fée des deux frères s’y promène enchantée et rêveuse, amoureuse !

Paris, le 4 Novembre 2019

Evelyne Trân

Léo et lui – Textes de Léo Ferré – Adaptation de Jean Pétrement – ESSAÏON THEATRE 6, rue Pierre au lard (à l’angle du 24 rue du Renard) 75004 Paris – Du 29 novembre 2019 au 25 janvier 2020 Les vendredis et samedis à 19h30 –

  • LEO ET LUI
  • Auteur : Textes Léo Ferré

  • Adaptation Jean Pétrement

  • Mise en scène : Lucile Pétrement

  • Avec : Léonard Stéfanica, Jean Pétrement

 

Voir la bande annonce

 

L’espace d’une génération, elle n’est pas si grande la distance entre un père et un fils, elle est même bienvenue lorsqu’elle permet au père de jouer le rôle d’éclaireur sur les sentiers de la poésie perchée dans les étoiles.

Le père voudrait partager avec son fils la passion qu’il éprouve pour la poésie de Léon FERRE, il lui offre son cœur en vérité mais le fils musicien, debout sur son cheval fougueux, regarde les pierres qui se dressent sur son chemin. Il est découragé, il perçoit le gouffre entre son désir de création et le monde qui l’entoure. Il est prêt à lâcher les rênes, à renoncer. La voix de son père, trop lointaine, il l’associe à son désenchantement.

Mais le père, lui, sait bien que le doute fait partie du processus créatif de tout artiste et l’exhorte de plus belle à s’exprimer.

Etonnamment à partir des seuls textes de Léo FERRE, tirés principalement des Chants de la fureur, Jean PETREMENT réussit à instaurer le débat entre un père et un fils en quête de retrouvailles, la sensation du passé étant elle toujours à venir.

D’ailleurs, le temps pour le poète est d’ordre musical et qu’importe les ritournelles, Léo FERRE n’a cessé de piaffer mais sous les sabots du cheval au galop, nous avons tellement entendu  la terre soulevée, celle qui soupire, gémit, rote et soudain peut devenir élégiaque, lyrique, parler des larmes dans la poussière !

Le spectacle réellement intense permet de découvrir le talent de Léonard STEFANICA qui interprète des chansons de Léo sur des musiques électro-acoustiques

 Jean PETREMENT quant à lui dans le rôle du père, donne toute sa dimension intérieure aux poèmes qui se déploient sur le mode de la pensée, intemporelle.

 Mise en scène avec une belle sobriété par Lucile PETREMENT, cette création originale et bouleversante immerge le spectateur dans l’univers de Léo FERRE avec une saisissante profondeur.

Nous voici en quelque sorte au cœur du bateau ivre de Rimbaud, dont la proue serait Léo FERRE lui-même.

Paris, le 15 Juillet 2018

Mis à jour le 3 Novembre 2019 

Evelyne Trân

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Avatar de Evelyne TrânTHEATRE AU VENT

Avec  Jean PETREMENT et aux violons :

Leonard STEFANICA et

Clément   WURM

 Les 44 duos pour violons de Béla BARTOK sont de véritables petites perles musicales, à l’état brut, inspirées des airs populaires de la musique paysanne hongroise s’étendant aux territoires slovaques,serbes et roumains.

 A la faveur d’une commande pour une nouvelle méthode de violon, Béla BARTOK composa ce bouquet de duos en 1931, puisant, dans le vivier des mélodies paysannes, les airs les plus représentatifs d’une musique qui renferme en quelque sorte l’âme de tous ceux qui l’ont véhiculée et qui semble rejaillir des racines mêmes de leur terre, pour devenir leur langue musicale.

 Il est possible d’écouter seulement la musique, mais il faut reconnaitre que l’on assiste aussi à une sorte de chorégraphie naturelle des archets sur les violons, ce qui plonge l’oreille dans le mouvement inouï des êtres et des choses. Etrange sollicitation de…

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RIMBAUD VERLAINE – THEATRE MUSICAL DE STEPHAN ROCHE AU THÉÂTRE DU GYMNASE MARIE BELL – 38 boulevard de Bonne Nouvelle 75010 Paris / 01 42 46 79 79 – JUSQU’AU 19 JANVIER 2020 – Jeudi, Vendredi, Samedi à 19h – Dimanche à 16h (durée 1h30) –

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Livret et mise en scène : Stéphan ROCHE
Musique : Daniele MARTINI
Scénographie : Rodrigo BASILICATI CARDIN / Chorégraphie : Pascale MOE BRUDERER
Lumières : Paolo BONAPACE / Images : Samantha ORNON / Animations et projections : Sara CALIUMI
Assistante mise en scène : Camille POUGET
avec
Éric JETNER (Rimbaud)
Stéphan ROCHE (Verlaine)
Marion CADOR (Mathilde Mauté)
Éléonore BEAULIEU (Mère des deux poètes)
Henri DE VASSELOT (Le juge et Le pelletier)
Pascale MOE BRUDERER (La fée verte)

Au 19ème siècle, la poésie était-elle l’apanage des bien nés, des bourgeois cultivés qui faute de talent astiquaient précieusement leurs vers ? Il fallut le coup de sang de Rimbaud, pour bouleverser la donne. Non, la poésie n’était pas faite pour être ânonnée dans les salons galants :

« Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. − Et je l’ai trouvée amère. − Et je l’ai injuriée. Je me suis armé contre la justice. Je me suis enfui. »

Rappelons que Verlaine et Rimbaud ont tous deux connu l’insurrection de la Commune (du 18 mars au 28 Mai 1871), ils ont même croisé Jules Andrieu une de ces figures marquantes. La rencontre entre les deux poètes se situe en septembre 1871 et ce n’est pas une coïncidence. Rimbaud avait besoin d’un interlocuteur à sa taille pour donner vie à son projet, faire de la poésie une messagère de la révolution.

Sans doute a-t-il été déçu, Verlaine n’avait pas vraiment de velléités révolutionnaires, c’était juste un banal fonctionnaire assujetti à son milieu petit bourgeois. Mais Verlaine tomba si violemment amoureux de Rimbaud qu’il était prêt à sacrifier femme, enfant, travail, à l’autel de son amour. Rimbaud admirait le poète Verlaine mais, semble t-il, méprisait l’homme jugé faible et sans envergure.

Les deux jeunes hommes, Rimbaud avait 17 ans, Verlaine 27, avaient en commun une figure tutélaire, celle de la mère, qui représentait une autorité faillible car terriblement solitaire. Aussi bien, Vitalie la mère de Rimbaud réputée austère que Stéphanie, la mère de Verlaine n’ont jamais abandonné leurs fils. Exit les pères dont il n’est vraiment jamais question dans les biographies des deux poètes.

Dans le spectacle, ces deux mères incarnées par la même actrice occupent donc une place très importante, ainsi que Mathilde, l’épouse de Verlaine, et une danseuse représentant la fée verte, l’absinthe dévastatrice.

Brossée à grands coups de pinceaux fulgurants, avec des projections quelque peu tapageuses, l’illustration opère cependant par sa sincérité, elle prend surtout du relief grâce à la présence des deux artistes, Éric JETNER et Stéphan ROCHE qui incarnent magnifiquement les poètes. La poésie telle une mer agitée s’y exprime à pleins poumons, elle est charnelle, sensuelle, véhémente, emportée tout en restant humaine telle un hymne à la jeunesse et aux orages de la passion. Le coup de feu résonne encore dans nos esprits comme le tragique désespoir d’un homme malheureux, Verlaine qui a compris que son amant, cet ange tombé du ciel, allait le quitter. Leur histoire d’amour n’aura duré que 3 ans, le temps pour Verlaine de se séparer de sa femme, le temps pour Rimbaud de solder son adolescence.

L’histoire retiendra aussi l’humiliation subie par Verlaine, dont l’intimité fut exhibée comme s’il s’agissait d’un animal de laboratoire dans le but de fustiger son homosexualité.

Pour illustrer ce drame passionnel et le dérèglement de tous les sens appelé par Rimbaud, avec juste une petite équipe d’artistes polyvalents, talentueux,

Stéphan ROCHE a donné carte blanche à ces trois muses, la danse, la musique, la peinture qui s’exhortent mutuellement pour asseoir la poésie vivante à leurs genoux, véritable flamme de ce spectacle inspiré, désiré par Pierre CARDIN.

Paris, le 3 Novembre 2019

Evelyne Trân

LES PATES A L’AIL de Bruno GACCIO, Philippe GIANGRECO, Jean-Carol LARRIVE Mise en scène JEAN-CAROL LARRIVE – au Théâtre la Scène Parisienne 34 rue Richer Paris 75009 Du 3 Octobre 2019 au 31 Décembre 2019, Jeudi, Vendredi et Samedi à 19H –

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Avec Bruno GACCIO et Philippe GIANGRECO
Créateur Lumière: PHILIPPE HATTE
Scénographie : EMILY GEIRNAERT
Credit Photo : Aurore Vinot
Production : COQ HÉRON PRODUCTIONS GLG PRODUCTIONS et LA
SCENE PARISIENNE
Durée : 1H 15

Voilà un spectacle cousu main pour Bruno Gaccio et Philippe Giangreco,  deux artistes qui se connaissent de longue date. Ils jouent dans les Pâtes à l’ail deux amis qui se sont fait un point d’honneur de se donner rendez-vous une fois par mois. Philippe a une vie bien rangée, il est restaurateur, marié avec deux grands enfants, Bruno, célibataire, photographe itinérant enchaîne les aventures avec le beau sexe.  A vrai dire, leurs vies n’ont rien d’extraordinaire et n’échappent pas aux clichés. C’est bien connu le bonheur n’engendre pas d’histoire. Il importe donc que la marmite des pâtes à l’ail déborde un peu et qu’un gros nuage noir sème le trouble entre les deux amis.

Philippe annonce à Bruno qu’il est atteint d’un cancer généralisé et qu’il lui reste six mois à vivre. Désirant à tout prix s’épargner la déchéance, il prie son ami de l’euthanasier. Il a déjà prévu toute la procédure. Evidemment, c’est un choc pour Bruno qui après avoir refusé, fait semblant d’accepter, réussissant grâce à des divulgations touchant à la vie intime de Philippe, à noyer le poisson.

A la suite de ces révélations choquantes qui remettent en question sa vie maritale et filiale, Philippe comprend qu’il n’est pas encore prêt pour mourir et décide de se battre contre la maladie.

Interprétée avec finesse par les deux comédiens terriblement complices, la pièce agit comme un remontant moral vis-à-vis de ceux qui sont ou ont été confrontés à la maladie. Elle fait de l’amitié indéfectible, un point d’orgue pour lutter contre l’adversité. Les révélations grosses comme des maisons font sourire sous cape aux dépens des deux compères. Le rire étant le propre de l’homme enjoint la faucheuse à aller voir ailleurs.

Il est donc possible de parler de la mort en souriant. C’est tout le message de cette pièce qui sonne juste et est délibérément optimiste, assurément bien épicée grâce à l’ail – Aïe, aïe ! – qui embaume cette plaisante soirée !

Paris, le 1er Novembre 2019

Evelyne Trân

FAUSSE ADRESSE de Luigi Lunari – Mise en scène de Gilles GOURMELEN au Théâtre le Ranelagh – 5,rue des Vignes Paris 16 (75016) – Lundi 4 Novembre, Mardis 12 Novembre et 19 Novembre 2019 à 20 H 30 –

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Gilles Gourmelen et Moa Abaïd étaient les invités de l’émission DEUX SOUS DE SCENE sur Radio Libertaire 89.4 le samedi 26 Octobre 2019 en podcast ci-dessous (extrait) : 

Dossier de presse : FAUSSE ADRESSE

Metteur en scène : Gilles Gourmelen

Assistante à la mise en scène Anne-Sophie Garrigues

Distribution :

Luc de Belloy, François de la Bigne, Moa Abaïd et Anne-Sophie Garrigues

Le surnaturel ou toute pensée qui pourrait être qualifiée d’irrationnelle ont-ils leur place dans nos sociétés matérialistes ? Il est évident que ce que l’on ne comprend pas qui fait partie de l’inconnu bornant notre appréciation, suscite la peur. En même temps, l’homme a toujours été fasciné par l’inconnu, une curiosité insatiable le pousse à explorer des planètes et également à essayer de vaincre tous les maux qui ont pour finalité la mort.

Le bon sens qui a valeur de pragmatisme moral ne saurait être dévoyé par des considérations hors de sa portée, qui en tout cas ne servent pas l’homme de tous les jours, accaparé par des problèmes matériels certes mais essentiels.

L’intérêt philosophique de la pièce Fausse adresse de Luigi Lunari, c’est qu’elle confronte l’homme de bon sens à l’homme émotif, celui qui se laisse submerger par ses émotions, hors quoi de plus irrationnel qu’une émotion. Il va sans dire que cette émotion peut traduire un manque, un vide existentiel, elle peut placer l’individu en question devant un précipice à moins de prendre conscience qu’il n’est pas seul et qu’au lieu de cultiver ses propres peurs, il aurait intérêt à observer comment les autres se débrouillent dans leur vie.

Luigi Lunari est un dramaturge italien, traducteur des pièces de Molière et de Shakespeare, longtemps collaborateur de Giorgio Strehler au Piccolo Teatro de Milan. L’influence de Pirandello est palpable. Dans cette pièce qui s’apparente à un huis clos, l’inconnu a force de personnage, il s’incarnera d’ailleurs en partie à la fin. Trois individus, un industriel, un professeur auteur de romans policiers et un ancien militaire se retrouvent bloqués dans une pièce suite à une alerte anti-pollution. Chacun y est entré par une porte différente avec une adresse différente et les personnes avec lesquelles ils avaient rendez-vous brillent par leur absence.

Les rendez-vous manqués font partie du leurre dont ils sont victimes. L’adresse celle qui les a conduits dans une pièce vide juste appareillée de quelques portes est également un leurre, ce style de leurre qui confondrait un revenant dans un lieu connu qui ne porte plus la même adresse. Voilà qui brouille les cartes, celles de nos repères en soi très fragiles puisqu’ils dépendent avant tout de notre perception laquelle n’est pas immuable.

Les réactions des trois protagonistes diffèrent évidemment. Comment ne pas perdre la face vis-à-vis des autres sinon en marquant sa différence. Ce n’est qu’au pied du mur qu’ils devront admettre qu’ils se trouvent tous les trois dans la même situation, égaux en quelque sorte face à ce qui les dépasse et qui va s’incarner providentiellement et éphémèrement dans un quatrième personnage comme s’ils avaient appelé cette présence (sans le dire) pour surseoir à l’angoisse du vide, en somme de la mort, ce butoir impensable.

Il s’agit de rôles en or pour des comédiens car les dialogues de Luigi Lunari à la fois substantiels et très vifs, permettent de cerner tout autant que l’apparence physique, les traits de caractère des personnages qui selon Luigi Lunari représenteraient « le Pouvoir Economique, la Connaissance Philosophique et Rationnelle, la Force des Armes et enfin le Peuple Travailleur ».

Il s’agit d’une piste car l’auteur reconnait avoir donné libre cours à son inconscient lors de l’écriture de cette pièce, avec une totale liberté.

La mise en scène concentrée sur la direction d’acteurs est lumineusement sobre. Sensible à la dimension métaphysique et tragique indéniable de cette pièce, le metteur en scène Gilles Gourmelen ne surenchérit  pas sur son aspect fantastique et surnaturel qui a pour effet de divertir comme cet étrange frigo qui n’offre que la boisson voulue par chacun même s’il s’agit d’un chocolat chaud !

Luigi Lunari n’a certainement pas voulu plomber les esprits et donne l’impression de s’amuser avec ses personnages. Le titre même de la pièce « Fausse adresse » en dit long sur son humour ravageur.

Et les comédiens, tous excellents, rendent si humains leurs personnages que nous croyons bien réelle leur mésaventure, elle nous interpelle et nous captive comme un véritable thriller.

Paris, le 31 Octobre 2019

Evelyne Trân

Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde.Une pièce écrite et mise en scène par Laetitia GONZALBES – THÉÂTRE DE LA CONTRESCARPE 5, rue Blainville 75005 PARIS (M° Place Monge ou Cardinal Lemoine) – DU 3 OCTOBRE 2019 AU 4 JANVIER 2020 Mardi au samedi 19 h – Durée : 1 h 10 (RELÂCHE LES 10 OCTOBRE, 8 NOVEMBRE ET 6 DÉCEMBRE).

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Avec Elliot JENICOT et Anaïs YAZIT

satie

Photo (Copyright Fabienne Rappeneau)

« Et pour qui te prends tu ? – Je me prends pour Erik Satie, ne vous en déplaise » Certains se prennent pour Dieu et celui-là pour Erik Satie. Evidemment, l’énergumène a élu domicile dans un asile psychiatrique où seule une gracieuse et douce infirmière semble le prendre au sérieux. Les bouffées délirantes de ce fou dansant se révèlent très instructives sur la vie d’Erik Satie qui probablement n’aurait pas défrayé les chroniques si l’homme n’avait pas composé ses fameuses gymnopédies. L’homme fait figure d’ovni dans le paysage musical de son époque. Incompris, méprisé par ses pairs, il réussit cependant à passer la rampe, heureusement accueilli par Picasso, Jean Cocteau, les ballets russes de Serge Diaghilev avec lesquels il crée un spectacle « Parade » en 1917 qui fit scandale.

Cela doit être un bonheur de se prendre pour Erik Satie, le poète musicien d’Arcueil; il y vécut une trentaine d’années jusqu’à sa mort dans un logement sans eau ni électricité. Sa richesse était ailleurs dans ces notes de musique anarchiste qu’il distribua généreusement et dont les airs nous saisissent par leur joyeuse et mélancolique fantaisie.

Erik_Satie_en_1909

Photo D.R.

Qui aurait pu imaginer la misère noire de l’homme qui avait étrange allure avec son pince-nez, son chapeau melon et sa barbe en pointe.

 Son interprète sur scène, Elliot JENICOT est irrésistible de faconde et de drôlerie. Anaïs YAZIT, sa partenaire à qui il revient d’endosser à la fin de la pièce, l’aspect dépressif du personnage, l’est tout autant irrésistible de grâce et luminosité. La scénographie est illustrée par de joyeux dessins sur écran.

 Laetitia GONZALBES signe avec ce spectacle une délicieuse parade à la morosité ambiante avec à l’honneur un chef d’orchestre hors du commun, Erik Satie !

 Paris, le 30 Octobre 2019

 Evelyne Trân

Et là-haut les oiseaux – Spectacle musical -Création collective de la compagnie EL DUENDE au Théâtre EL DUENDE -23, rue Hoche 94200 Ivry sur Seine. Métro : terminus Mairie d’Ivry (ligne 7) Bus : ligne 132/323 arrêt Jean Le Galleu Vélib : station n°42012 – 1, rue Henry barbusse Télephone : 01 46 71 52 29 – Du 12 Octobre au 14 Décembre 2019 – Les samedis à 20h30 et dimanches à 17h30 et à partir du 22 novembre les vendredis et samedis à 20h30 –

AFFICHE LA HAUT

Ecriture collective avec les comédiens et les musiciens du Théâtre El Duende
Equipe technique : Célia Riffaud, Vanina Adrover

Création sonore : Mathias Pradenas
Création lumière : Romain Thomas

Affiche : Jeanne de Bergevin

Diffusion : Antisthène

Presse : Catherine Guizard

Relations publiques : Clara Normand

Production : – Scop Théâtre El Duende
Remerciements :  Jean-Jacques DeReyer, FCB – Varembert – Ferme Culturelle du Bessin, Association Les Amis du Duende

Toutes les Dates

  • 14 décembre 2019 20 :30
  • 13 décembre 2019 20 :30
  • 7 décembre 2019 20 :30
  • 6 décembre 2019 20 :30
  • 30 novembre 2019 20 :30
  • 29 novembre 2019 20 :30
  • 23 novembre 2019 20 :30
  • 22 novembre 2019 20 :30
  • 17 novembre 2019 17 :30
  • 16 novembre 2019 20 :30
  • 10 novembre 2019 17 :30
  • 9 novembre 2019 20 :30
  • 2 novembre 2019 20 :30
  • 27 octobre 2019 17 :30
  • 26 octobre 2019 20 :30
  • 20 octobre 2019 17 :30
  • 19 octobre 2019 20 :30
  • 18 octobre 2019 20 :30
  • 13 octobre 2019 17 :30
  • 12 octobre 2019 20 :30

« Est-il encore possible de créer ensemble, sans chef ? » . La réponse est oui bien évidemment mais à condition de ne pas s’endormir sur ses lauriers, de s’engager individuellement car le collectif c’est un plus rappelle un comédien.

L’ordre du jour, hélas, est universel. Oui, il y a des choses à dire sur cette planète qui se porte mal. Il y a même urgence. Alors une troupe de théâtre qui vient de recevoir une subvention pour créer un spectacle en sept jours, relève le défi.

Elle choisit le thème de la peur. Le spectacle se met en place avec ardeur sous les yeux du public, il s’échafaude en imaginant un immeuble à plusieurs étages, à partir des histoires de leurs occupants.

Des histoires simples, des scènes de la vie quotidienne, une mère divorcée avec ses deux filles en colère contre son ex-mari qui ne paie pas la pension alimentaire, deux fillettes qui font faire une traversée de boat people à leurs poupées, un rentier idiot, un militaire, trois petites vieilles, un couple de migrants etc.

LA HAUT TER

Il s’agit de les prendre à bras le corps toutes ces peurs, ces angoisses et inquiétudes qui bistrent le quotidien et ce à tous les étages. Chacun y va de sa petite idée qui vient s’inscrire sur un écran de cinéma où flottent de jolis dessins animés. Il y a foule d’idées et c’est le chahut. Pour se donner du courage face à l’ennemi numéro 1, la peur, les comédiens dansent et font la fête, ils empoignent un frigo, symbole du système capitaliste.  L’orchestre mime en musique toutes les secousses de la peur et puis un conteur s’avance pour calmer la troupe, il raconte comment un oiseau survole l’immeuble, se faufile dans tous les étages pour observer leurs habitants. Le manège durera sept jours. 

LA HAUT BIS

Ah s’il pouvait nous faire part de ses impressions l’oiseau ! En vérité, il participe à toute l’effervescence humaine et il suffit de lever le nez pour comprendre qu’il dessine notre avenir dans le ciel. Plus d’oiseau, plus d’espèce humaine. Là-haut, mais oui bien sûr, il y a tous ces oiseaux qui mesurent les battements de cœur des autres volatiles sur terre, ces pauvres humains privés d’ailes qui communiquent leurs sentiments grâce à la musique, la danse et même leurs mots qui se bousculent en chantant.

La troupe de la compagnie EL DUENDE a réussi son défi celui de créer à plusieurs voix un spectacle unique, original et plein de cette poésie ardente qui libère les corps et rassérène les esprits, les esprits libres cela va soi !

Paris, le 30 Octobre 2019

Evelyne Trân