ON PURGE BEBE de Georges FEYDEAU – MISE EN SCÈNE Frédéric JESSUA au THEATRE DU LUCERNAIRE – 53 Rue Notre-Dame des Champs 75006 PARIS du 4 AVRIL AU 27 MAI 2018 A 20 HEURES – LE DIMANCHE A 17 HEURES –

 

 

AVEC ISABELLE JEANBRAU (JULIE FOLLAVOINE)

ETIENNE COQUEREAU (MONSIEUR CHOUILOUX)

FRÉDÉRIC JESSUA OU LÉ O N A R D B O U RG E O I S – TACQ U E T  (HORACE TRUCHET)

JULIA MÉVEL  (TOTO, ROSE ET MADAME CHOUILLOUX)

NICOLAS STRUVE (BASTIEN FOLLAVOINE)

LUMIÈRE : MARINETTE BUCHY

DÉCOR : FRÉDÉRIC JESSUA

COSTUMES : FANNY VÉRAN – PRODUCTION : COMPAGNIE SIPARKA COPRODUCTION : EN ASSOCIATION AVEC L’OUBLI DES CERISIERS CORÉALISATION : THÉÂTRE LUCERNAIRE, LIEU PARTENAIRE DE LA SAISON ÉGALITÉ 3 INITIÉE PAR HF ÎLE-DE-FRANCE PARTENARIAT : THÉÂTREONLINE

Il y a toujours du plaisir à retrouver FEYDEAU parce qu’il ensoleille de son regard de furet tous ces incidents purement matériels qui parasitent notre quotidien.

 Oh diable les préoccupations domestiques ! Pourquoi faut-il que le seul lien qui unisse un couple mal assorti soit sa progéniture !

 Empêtrés chacun dans leurs rôles, les personnages de On purge bébé sont désarmants de naturel. Pourquoi donc les juger ?

 Monsieur FOLLAVOINE est un brave homme inculte, qui aspire à la prospérité de son entreprise de porcelaine et surtout à sa tranquillité en bon père de famille.

 Madame FOLLAVOINE quant à elle déverse son énergie débordante sur le môme, l’enfant Roi, qui justifie son seul rôle dans le foyer, celui de mère.

 Le gosse qui a l’âge de raison profite allègrement des dissensions parentales pour imposer sa loi. Il a compris que lui seul faisait débat dans la vie du couple.

 « Au secours ! Au secours ! » semble ruminer intérieurement M. FOLLAVOINE lorsqu’il voit apparaitre sa femme en peignoir peu reluisant, avec un seau d’eau sale qu’elle dépose sur son bureau.

 « Au secours ! Au secours ! » s’alarme Madame FOLLAVOINE qui s’indigne du manque de réaction de son mari à l’annonce de la constipation du chérubin.

 « Au secours ! Au secours ! » hurle l’enfant à qui sa mère veut faire ingurgiter une purge.

 Tous ces « Au secours ! » qui n’épargnent aucun des personnages, invités compris, constituent la force dramatique et comique du vaudeville.

 Vêtue comme un épouvantail, Isabelle JEANBRAU réussit à faire entendre l’angoisse et le désespoir d’une mère paniquée, tout en restant suavement comique.

 Quant à Nicolas STRUVE, il interprète très finement, sans le caricaturer, le brave homme débordé par sa virago d’épouse, à ce point en perte de vitesse qu’il finit par vouloir disparaitre du foyer. Ce qui fut le cas de Feydeau lui-même.

 La mise en scène de Frédéric JESSUA souffle le chaud et le froid de ce vaudeville, forçant davantage le trait de la caricature  sur les personnages secondaires, Monsieur CHOUILOUX, un militaire venu tester les pots de chambre incassables destinés à l’armée ainsi que sa femme et son amant que sur les principaux.

 Entre le bruit et la fureur des bris de pots de chambre, en sourdine s’échappent les terribles plaintes des pauvres essuyeurs de plâtre ! C’est férocement humain et nous sommes reconnaissants à cette mise en scène de mettre en valeur, grâce à l’interprétation des comédiens, tous ces détails intimes qui trahissent les êtres, leurs tics, leurs maladresses, ces défauts qui les rendent pathétiques face aux catastrophes les plus ordinaires.

 Paris, le 18 Mai 2018

 Evelyne Trân

La Guerre de Troie (en moins de deux!) Théâtre mythologique et forain – Texte Eudes Labrusse / mise en scène Jérôme Imard & Eudes Labrusse / D’après Homère, Sophocle, Euripide, Hésiode, Virgile… ‎2‎ ‎mai ▸ ‎10‎ ‎juin‎ ‎2018 – du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 16h – relâche le lundi – Au THEATRE 13 /JARDIN – 103 A, boulevard Auguste-Blanqui – 75013 Paris –

 

Avec Catherine Bayle, Audrey Le Bihan, Hoa-Lan Scremin, Laurent Joly, Nicolas Postillon, Loïc Puichevrier, Philipp Weissert

Musique de scène (piano / guitare) Christian Roux, Scénographie, costumes, accessoires Cécile Pelletier, Lumières Laurent Bonacorsi

Production Théâtre du Mantois. Avec le soutien du Théâtre 13, de la Spedidam, de la Drac Île-de-France, de l’Adami et de M. Bricolage (Mantes)

Il fallait bien au moins un bataillon de conteurs et de conteuses pour évoquer sur scène l’épopée fabuleuse de la guerre de Troie.

D’après les archéologues qui se sont penchés sur le poème d’Homère, l’Iliade, cette guerre a bien eu lieu qui a permis la chute d’une cité réputée imprenable, Troie.

 De cet événement historique, l’inconscient collectif exprimé par plusieurs autres narrateurs, Sophocle, Euripide, Hésiode, Virgile, a retenu surtout les aspects extraordinaires, voire scandaleux : 

l’enlèvement de la belle Hélène par le Troyen Paris, le sacrifice de la vierge Iphigénie par son père, et la ruse d’Ulysse avec le cheval de Troie etc.

 La compagnie du Théâtre du Mantois, sans complexes, étant donné la matière éruptive du mythe, invite le public à une chevauchée picturale et chorale, la plupart du temps au galop, permettant aux spectateurs de faire le plongeon dans le méli-mélo de l’épopée où l’extravagance, la fiction, notamment l’intervention constante des Dieux, surtout Zeus, travestissent la cruelle réalité de la guerre, ses traumatismes indescriptibles dont témoignent d’ailleurs le nombre de récits attachés à cette guerre de Troie.

 Les comédiens font penser à des conteurs de rue qui attirent la foule avec leurs boniments, tels des bateleurs faisant passer des vessies pour des lanternes.  Rions donc de la belle Hélène issue de l’œuf pondu par Léda engrossée par Zeus !

 Cela dit, la troupe réussit aussi bien à déclencher le rire que l’émotion avec un accompagnement musical au piano au taquet !

 Ce spectacle très vivant et rondement mené est de nature à divertir joyeusement un public familial.

 Paris, le 17 Mai 2018

 Evelyne Trân

LORETTA STRONG de COPI avec Gaël LEVEUGLE au Théâtre de BELLEVILLE – 94 Rue du Faubourg du Temple 75011 PARIS – Du 7 Mai au 29 Mai 2018 – Les lundis et mardis à 19 Heures 15 –

Photo Eric DYDIM

Texte Copi

Mise en scène Gaël Leveugle

Assistanat de de mise en scène Louisa Cerclé

Interprétation Gaël Leveugle

Musique Jean-Philippe Gross

Lumières Matthieu Ferry

Diffusion Élodie Couraud

Service de presse Zef – Isabelle Muraour et Emily Jokiel

Production Ultima Necat, Élodie Couraud

Coproduction La Manufacture – CDN de Nancy, Centre culturel André Malraux – Scène Nationale de Vandoeuvre-Lès-Nancy, Transversales – Scène Conventionnée de Verdun

Soutien Collectif 12, Mantes-la-jolie, Dicréam et Spedidam

La compagnie est soutenue par la ville de Nancy, le département 54, la région Grand Est et la DRAC Grand Est

Nous chercherions en vain un sens à la présence de ce filament électrique, à corpulence humaine, coincé dans une sorte de cage hologramme, est-elle fausse, est-elle vraie, peu importe. Nous voici à des millions d’années-lumière de la terre, et l’être qui gigote, dégurgite des mots, égaré dans l’espace, tel une sordide épluchure d’un reste humain répand sa cervelle où grouillent fabuleusement, comme dans une arche de Noé, quelques témoins de notre bonne vieille terre, rats, frigidaire, cacatoès, chauve-souris, couteau, or, satellite.

 Il suffit que cet être qui semble bien avoir du mal à s’atteindre lui-même, évoque ces choses pour qu’elles l’envahissent, prennent forme comme s’il n’y avait plus de frontière entre les mots et la chair.

 Cet être est inconcevable, il s’expulse de lui-même mais il présente cette particularité celle d’assister à sa propre implosion comme s’il avait été programmé pour la répéter indéfiniment dans un rituel où son corps impossible tiendrait lieu de territoire à un phénomène de décomposition, recomposition, aussi aléatoire qu’asphyxiant.

 Il s’agit peut-être d’une métaphore d’une maladie qui attaque le corps et de la lutte surréaliste de son occupant qui doit composer avec les envahisseurs qui veulent sa mort.

 L’argument d’un point de vue sidéral, donne lieu à une épopée fantastique, un magnifique délire où Loretta ne cesse de jurer avec elle-même, s’accouplant avec des rats, donnant naissance à des ratons aux yeux de saphir, se faisant pénétrer par un frigidaire, n’ayant pour miroir que l’eau stagnante d’un WC et pour interlocutrice une certaine Linda, son double qui veut toujours la baiser et qui évidemment ne répond pas.

 Du n’importe quoi ? Pas si sûr, imaginez que vous ayez le souvenir d’un frigidaire coincé dans un anneau de votre cervelle et que vous ne pouviez l’éjecter, vous devrez bien faire avec jusqu’à engendrer d’autres fantasmes.

 Et puis il y a l’éblouissement d’un sentiment de ridicule dans une telle situation, salutaire en quelque sorte qui grandit l’être qui s‘y expose.

 Nous avons ressenti cela à travers la performance de Gaël LEVEUGLE, estomaquant dans cette dérisoire démonstration d’un être, sujet de sa métamorphose, amené à se bouleverser, pour échapper à sa vertigineuse solitude.

 Dès lors, l’aspect grinçant de cette pièce de COPI dégage une étrange humanité.

 Paris, le 15 Mai 2018

 Evelyne Trân

J’ai mangé du Jacques – Théâtre musical à l’ESSAION – 6, rue Pierre au lard (à l’angle du 24 rue du Renard) 75004 Paris – du 7 au 29 mai 2018 lundis et mardis à 19h45 –

  • Auteur : Jacques Brel, Jacques Prévert, Jacques Higelin, Les frères Jacques, Jacques Dutronc, Jacques Offenbach, Jacques Demy, Jacques Lanzmann

  • Mise en scène : collaboration artistique Emilie Chevrillon

  • Distribution : Julie Autissier, Raphaël Callandreau

 Il vous faudra rougir si par hasard vous vous prénommez Jacques mais rougir de fierté, de plaisir, à l’idée de faire partie de cette incroyable famille de Jacques qui compte tant d’artistes de talent. 

Mais rassurez-vous, les créateurs du spectacle « J’ai mangé du Jacques » ont bien digéré les chansons de ces Jacques qu’ils servent à l’envi, tour à tour au piano, à tue-tête, ou en solo. Julie Autissier pimpante et piquante sait à la fois être très émouvante lorsqu’elle interprète du Jacques Brel et hyper drôle avec le répertoire des Frères Jacques. Raphaël Callandreau, avec un léger côté canaille assure au piano et se défonce notamment avec « Les Fesses » toujours des Frères Jacques. 

Le duo entraîne le public dans une cavalcade de tubes qui s’enchaînent avec frénésie, comme dans un tour de manège. Le désuet (Couché dans les foins créé par Jacques Pills ou Colchique dans les prés) côtoie aussi bien la chanson paillarde (Les fesses) que l’ultra mélancolique (Orly), la fantaisie avec Jacques Dutronc et Jacques Higelin (Paris s’éveille et Tombé du ciel) ou la poésie avec Jacques Prévert (Les enfants qui s’aiment) mais la liste n’est pas exhaustive. 

Courez déguster du Jacques dans une des jolies caves de l’Essaïon ! Belle humeur musicale garantie pour toute la soirée ! 

Paris, le 14 Mai 2018 

Evelyne Trân

ABC D’AIRS AU THEATRE DU LUCERNAIRE 53 Rue Notre Dame des Champs 75006 PARIS – DU 9 MAI AU 17 JUIN 2018 – DU MARDI AU SAMEDI A 19 HEURES – LE DIMANCHE A 16 HEURES –

C’est la fête à la salle du Paradis du Lucernaire avec un quatuor de charme composé de quatre musiciennes, Anne Baquet (voix), Claude COLLET (piano) Amandine DEHANT (contrebasse) et Anne REGNIER (hautbois et cor anglais).

 Le spectacle est aussi réjouissant pour l’œil que pour l’oreille. La déesse Musique se déclare chorégraphe des quatre muses grisées par un essaim qu’elles appellent ABC D’AIRS.

 Bien sûr, il y a ce bonheur de retrouver des airs connus et d‘en découvrir d’autres, d’être en quelque sorte dans une forêt enchantée où il suffit de poser le pied sur une touffe de mousse pour voir s’échapper un air inattendu, ou de frissonner sous les éclairs d’un orage lorsque la  Walkyrie de Wagner vient interrompre notre rêverie.

 Mais cela est unique et ne dépend ni d’un cd, ni d’une radio, c’est la présence physique de tous ces instruments, piano, hautbois, contrebasse et même voix, celle d’Anne Baquet, qui vibrent sous les doigts et le souffle de leurs partenaires.

 Chacun des couples fait rêver, Claude COLLET avec son piano, Anne REGNIER avec son haut bois, Amandine DEHANT et sa contrebasse et naturellement Anne BAQUET avec sa voix.

 Oui, l’on se prend à songer que chaque instrument confesse son histoire d’amour avec sa muse, tant l’ambiance générale est à l’euphorie.

 Nous assistons aussi parfois à de véritables joutes musicales, quelques échanges musclés adorables au jeu du zapping qui fait rayonner l’éclectisme du répertoire.

 Anne Baquet avec sa voix de soprano haut perchée a la présence gracieuse d’un Pierrot lunaire. Anne REGNIER semble toujours surgir de la forêt avec son hautbois. Amandine DEHANT charme avec son corps sa contrebasse et Claude COLLET offre à son piano toute sa dimension fantastique et romantique.

 Superbement mis en scène par Gérard RAUBER, ce quatuor hautement féminin séduit, envoûte par sa grâce, sa vitalité explosive !

 Paris, le 14 Mai 2018

 Evelyne Trân

LES MUSIQUES DU SPECTACLE

A Ah Amandine Dehant B Baroque Les sauvages Jean–Philippe Rameau C Chanson d’amour Je t’aime ! Isabelle Aboulker D Déluge Ciel d’orage Gilles Silvestrini, arr. Cl. Collet E Espagne Espagnolade Serge Lancen F Frères ennemis Il camello e il dromaderio Musica nuda G Géant Le grand lustucru Kurt Weill H Histoire sans paroles Milonga sin palabras Astor Piazolla I Intermède – autre histoire sans paroles Chicken reel Jean Wiener J Jeux de diction Ciel, si ceci se chante ! Graciane Finzi K Khatchaturian Masquerade valse Aram Katchaturian L Loup B B Wolf Jon Deak M Mécanique Les boites à musique Pierre Philippe, G. Lafarge, M. Cab, F. Blanche N Néant La môme néant Jean Tardieu O Oiseau La branche Robert Nyel, Gaby Verlor, arr. Fr. Rauber P Piano La leçon de piano d’Yvonne Théodore Lack Q Quatuor Il est bel et bon Pierre Passereau R Romance Intermezzo Enrique Granados S Silence 4’33’’ (1er mvt) John Cage T Toccata Toccata Pierre-Max Dubois U Ultime sabbat Danse macabre Camille Saint-Saens V Voyage argentin L’automne Astor Piazolla W Welcome Wilkommen Fred Ebb, John Kander, arr. J. Charles XY XY 300 millions Ricet Barrier, Bernard Lelou Z Ze final Final Gabriel Phillipot

FRANCAIS DU FUTUR -PROJET PARTICIPATIF – CIE NOMADE IN FRANCE – ABDELWAHEB SEFSAF – LE THEATRE DE LA CR0IX ROUSSE LYON – LE THEATRE DE LA RENAISSANCE – OULLINS LYON METROPOLE – le 10 mai à 20h au Théâtre de la Croix-Rousse › le 12 mai à 20h au Théâtre de La Renaissance –

distribution

participants IME Aline Renard – Fondation OVE, Made In (École Sainte-Marie), Groupe Amateurs, Collège Henri Barbusse, les seniors du 4e arr., Centre socio-culturel Moreaud – FLE et Association Le Mas, Résidence La Californie et Maison d’enfants Saint-Vincent, École primaire Jean de La Fontaine, Centre social Quartier Vitalité, Collège Georges Clemenceau, Lycée Jean Perrin, Tremplin ANEPA, Lycée professionnel André Cuzin, Sauvegarde 69

Coordination artistique, écriture musicale, mise en espace, jeu et ateliers Abdelwaheb SEFSA

Ecriture musicale , jeu et ateliers Georges BAUX et Nestor KEA 

Ecriture texte Jérôme RICHER

Artiste intervenant saison 1 Toma ROCHE

Artiste intervenante saisons 1 et 2 Pauline LAIDET

Artistes intervenants saison 2 Benjamin Villemagne, Anna Pabst et Alexis Jebeile  

Le spectacle collectif « Français du futur » a réuni sur scène plus de deux cents comédiens amateurs qui ont participé aux ateliers d’écriture, de compositions musicales, de théâtre et de chant, de DJing et de slam, autour de cette vaste question de l’identité nationale.

 Evidemment, le spectacle est le reflet d’émotions, de ressentis, aujourd’hui, de personnes, toutes générations confondues (de 8 à 75 ans ou plus) plus sensibles que d’autres, en raison de leur origine étrangère, à la question « Etes-vous Français ?».  

 Une personne sur dix en France aurait  un parent issu de l’immigration. Pour autant la France ne « ne se voit pas comme un pays de métissage » souligne une enquête du journal LA CROIX à propos d’une exposition qui a eu lieu en 2012 au Musée de l’histoire de l’immigration « Un Français sur quatre est issu de l’immigration ». Evidemment les chiffres changent suivant les paramètres.

 Se projeter vers l’avenir, c’est déjà se projeter aujourd’hui, prendre en considération la nocivité des discours politiques qui stigmatisent « l’étranger » et font la différence entre les Français de souche et ceux d’origine immigrée.

 L’on finit par s’attacher à un pays où l’on est né et c’est normal. Oui, il est possible de s’éprouver français sans arborer un facies « Français de souche ou européen » et également d’être froissés par ceux qui mettent en doute votre nationalité, en raison toujours de votre facies.

 Les brassages de populations et donc de différentes cultures ont toujours existé, et la France du 21ème siècle n’a pas le même visage que celui du 19ème ni même du 20ème siècle quand il allait de soi de raconter aux petits écoliers que leurs ancêtres étaient des gaulois.

 En 2068, donc dans un avenir très proche, sera-t-il possible à des petits Français de parler également de leurs ancêtres arabes, africains, asiatiques, syriens etc. … ?

 Le spectacle choral livre des témoignages, fait fuser les questions et réponses telles que :

 – De Vercingétorix à aujourd’hui, qui sont les Français ?

– Etre Français, ça ne veut plus rien dire.

– La France ? Notre pays d’adoption, de naissance. 

 délivre quelques sketches bien envoyés, notamment celui de la remise du prix Nobel en 2068 à un certain Amir Colombus ancien réfugié d’Afghanistan, connu pour ses livres sur les conditions terribles des réfugiés en France.

 Accompagnés sur scène en voix et en musique par Abdelwaheb SEFSAF, Georges BAUX et Nestor KEA de la Cie Nomade, encouragés par leur ferveur et leur talent, les comédiens oublient qu’ils sont amateurs, ils sont bel et bien acteurs de ce spectacle de belle facture témoignant de la vitalité de ce projet participatif, résultat d’un travail de deux années dans les ateliers des Théâtre de La Croix Rousse et de La Renaissance.

 lls ont fait vibrer le cœur du public l’enjoignant à entonner avec eux l’hymne de Français du futur. Il va de soi que les enfants des écoles primaires s’en donnaient à cœur joie, eux les Français du futur !

 Paris le 13 Mai 2018

 Evelyne Trân

 

Nous reproduisons ci-dessous l’hymne chanté à la fin du spectacle par tous les participants :

 L’hymne de Français du futur

FRANÇAIS DU FUTUR

Italien de Menton
Espagnol de Toulouse
Marocain des cités
Kabyle de Moissac

Tunisien de La Goulette
Fabriquant d’artifice
Polack des Bayons
Visage noir de charbon

Pêcheur des îles Caraïbes
Postier de Fort-de-France
Français de France ou de Navarre
De Gaule ou d’Algérie

Auvergnat de Paris
Bougnat charrieur de Charbon
Breton terrassier
Forgeur de métro

Echoué, balancé
Ancré, acclimaté
Créolisé, enraciné
Fluctuat nec mergitur

Echoué, balancé
Ancré, acclimaté
Créolisé, enraciné
Je suis le Français du futur

Médaillé d’Indochine
De Monte Cassino
Batailleur de Verdun
Bataillons africains

Tirailleur tiraillé
De Dakar ou d’Alger
Tirailleurs débarqués
De vos pays lointains

Pour défendre ici, là,
La liberté des autres
Tirailleurs oubliés
Sortis de vos ghettos

Pour parader « encostumés »
En bons singes savants
Et parcourir la capitale,
Un 14 juillet

Tiraillés, balancés
Ancrés, acclimatés
Créolisés, enracinés
Fluctuat nec mergitur

Echoués, balancés
Ancrés, acclimatés
Créolisés, enracinés
Je suis le Français du futur

Réfugié espagnol
Exilé catalan
Rescapé de Franco
Rouge républicain

Enrôlés sous nos rangs
Vous combattiez encore
Pour défendre âprement
Le drapeau tricolore

Bohémien périphérique
De la porte des villes
Acrobate des trottoirs
Jongleur des boulevards

Tzigane sans attache
Vous habillez ma ville
Et vos vives couleurs
Rythment mon horizon

Et vos chants et vos danses,
Coulent dans mes veines comme coule la Seine
Et vos chants et vos danses
Coulent dans mes veines comme coule la Seine

Et vos chants et vos danses,
Coulent dans mes veines comme coule la Seine
Et vos chants et vos danses
Coulent dans mes veines comme coule la Seine

France aux mains d’or
Qui voudrait travailler encore
France des quartiers
Et des supermarchés

Forçât des pâturages
Ouvrier sans repos
Aigri agriculteur
Paysan à crédit

Esclave des Antilles
Dérobé aux Afriques
Par les bons négriers
De Bordeaux ou de Nantes

Vous traversiez l’antique
Océan Atlantique
Travail à peu de lucre
Pour cultiver le sucre

Echoué, balancé
Ancré, acclimaté
Créolisé, enraciné
Fluctuat nec mergitur

Echoué, balancé
Ancré, acclimaté
Créolisé, enraciné
Je suis le Français du futur

Révolté communard
Rebelle calédonien
Fugitif Neg’ Marron
Martyre héroïque

Kabyle du Pacifique
Créole de Martinique
Indien de Guyane
Au ventre fécond

Vous êtes la rive
Où le monde s’échoue
Pour renaître de vos entrailles
Et boire à votre sein

Vous êtes le passé
Le présent, le demain
Vous n’êtes qu’un c’est mon refrain
Le Français du futur

Echoué, balancé
Ancré, acclimaté
Créolisé, enraciné
Fluctuat nec mergitur

Echoué, balancé
Ancré, acclimaté
Créolisé, enraciné
Je suis le Français du futur

 

 

 

DANS LE CADRE DU FESTIVAL DES CAVES 2018 – LA MÉDUSE DÉMOCRATIQUE – Adaptation et mise en scène Anne Montfort / avec Damien Houssier / en coproduction avec la Cie Day-for-night –

Mise en scène : 
Avec : 
Edition(s) du festival : 
  

Y avait-il une raison d’être Robespierre au moment de la Révolution Française ?  Sa profession de foi « démocratique » ressort de ses propos extraits de différents discours notamment ceux où il se défend des calomnies de ses ennemis l’accusant de « despotisme d’opinion » et de préconiser la dictature.

 Voir en Robespierre essentiellement un agent de la Terreur, impitoyable et sanguinaire, c’est évidemment faire abstraction de la complexité du personnage qui se réfère à ROUSSEAU « Le peuple veut toujours le bien, mais il ne le voit pas toujours ». J’ajouterais, moi, que les mandataires du peuple voient souvent le bien mais ne le veulent pas toujours. Cependant le bon sens du peuple est souvent supérieur à l’esprit des habiles gens, mais sa bonté naturelle le dispose à être la dupe des charlatans politiques. Ceux-ci le savent bien et ils en profitent ».

Le spectacle s’inscrit pour Anne MONTFORT « dans la suite de No(s) révolution(s) où j’interrogeais la possibilité aujourd’hui d’une révolution ».

Il s’agit d’un montage de textes de Robespierre avec ceux de Sophie Wahnich, l’auteur du Radeau démocratique.

Ledit montage se révèle très habile puisqu’il permet de s’interroger sur une question toujours d’actualité, la démocratie. « Pourquoi faire l’effort d’être libre ? » demande Robespierre qui se positionne contre l’état d’urgence.

 Le personnage semble complètement habité par son idéal de liberté qui le pousse à combattre et à utiliser  la terreur « sans laquelle la vertu est impuissante ».

 L’interprète Damien HOUSSIER est remarquable, il réussit à captiver le public, à rendre crédible, voire hallucinante la présence de Robespierre, tel un personnage shakespearien, tragique, incandescent mais aussi humain.

  Ce spectacle est à voir absolument !

 Paris, le 8 Mai  2018

 Evelyne Trân

FESTIVAL DES CAVES 2018 – UN FESTIVAL INSPIRE ET DELIBEREMENT ECLECTIQUE – 13EME EDITION DU 2 MAI AU 30 JUIN 2018 – 10 CREATIONS – 24 SPECTACLES – 100 COMMUNES – 60 JOURS DE REPRESENTATION – DANS 10 REGIONS ET EN SUISSE –

 

CALENDRIER 2018

Un festival unique en son genre qui offre la possibilité aux artistes, jeunes pour la plupart, de proposer des créations inédites, souvent insolites dans des caves.

 Le festival existe depuis 2005, le coup d’envoi fut donné par Guillaume DUJARDIN qui a adapté le journal de Victor KLEMPERER, journal de lutte et de résistance contre la machinerie Hitlérienne, dans une cave de la préfecture de Besançon.

 La cave est devenue un lieu privilégié, idéal pour les soliloques. L’obscurité, l’étroitesse du lieu, l’odeur de renfermé sont de nature à réveiller toutes sortes de fantasmes. Elle devient par métaphore la face cachée, l’iceberg de la conscience où se nichent les rêves, les cauchemars, qui ne peuvent s’exprimer en plein jour.

 Lors de l‘inauguration du festival nous avons pu assister à quatre spectacles : Comme je suis terrain vague, Les garçons ne pleurent par, La méduse démocratique et Deux mots qui nous ont permis d’aller à rencontre de 4 personnages aussi différents qu’une créature mi humaine mi bête, inspirée de la métamorphose de Kafka, un chanteur à minettes efféminé, une fille malheureuse qui vide son sac, et Robespierre.

 Tous ces personnages qui ont quelque chose à dire, peuvent prétendre être incompris dans notre société et exister en marge.

 COMME JE SUIS TERRAIN VAGUE

 Mise en scène de Simon Vincent / avec Anaïs Marty / en coproduction avec la Cie Mala Noche

 Comment réagirions-nous si nous nous retrouvions à l’état de bestiole, un cafard par exemple sans avoir quitté notre conscience humaine. C’est pour le moins de la science-fiction cérébrale. Simon VINCENT donne la parole à une bête fantastique aux états d’âme fluctuants, interprétée par Anaïs MARTY, dont l’on ne voit que la tête émergeant d’une sculpture en plastique monstrueuse au milieu d’une montagne de sacs poubelles, qui parle avec une voix d’enfant de sa destinée parallèle aux côtés d’un vieil homme et d’un chien qui ne la voient pas. « J’aimerai être homme avec une voix de chien, très loin de la parole humaine fuyante, traitre, fourbe, maquillée, étrange… » confie-t-elle. Il s’agit donc bien d’une créature extraordinaire impossible sauf à l’imaginer !

 LES GARCONS NE PLEURENT PAS  

 De Julie Ménard / adaptation et mise en scène de Thibault Rossigneux / avec Charly Marty / en coproduction avec la Cie Les sens des mots

 Alexandre est un chanteur à minettes, qui fait les bals, roule les mécaniques, séduit les filles à tour de bras mais est profondément mal dans sa peau suite au traumatisme d’un viol.

Au cours du concert qu’il donne avec sa guitare électrique, il exprime une cause de son mal être à travers une chanson « Les garçons ne pleurent pas » adoptant tout le long du spectacle une attitude efféminée à contre-emploi.

 LA MEDUSE DEMOCRATIQUE 

Adaptation et mise en scène Anne Montfort / avec Damien Houssier / en coproduction avec la Cie Day-for-night

 Un Robespierre sidérant, son fantôme donne une leçon de politique à travers des extraits de discours, qui peuvent s’aligner sur des préoccupations actuelles, notamment le terrorisme, l’état d’urgence, où il est question d’organisation de contrôle démocratique et naturellement de révolution.

 La mise en scène est austère comme le personnage, seul face à une assemblée, le public réuni autour d’une longue table.

 L’intelligence de l’interprétation de Damien HOUSSIER donne un caractère humain aux paroles de Robespierre, souligne leur cohérence, leur profondeur. Il est réjouissant de se dire que cet homme au demeurant très complexe et inclassable, n’avait pas besoin d‘utiliser une langue de bois.

 Un spectacle d’une rare intensité !

 DEUX MOTS 

De Philippe Dorin / mise en scène Monique Hervouet / avec Anne-Laure Sanchez / en coproduction avec la Cie Banquet d’avril

 Uns sorte de striptease par les mots, juste dans la mesure où la protagoniste, une fille mal fagotée, effeuille son environnement, chaise, objets divers contenus dans son sac de façon laconique, avec quelque chose de grêle dans la voix, comme si la personne n’avait plus la force que d’aller à l’essentiel, à ce qui résume une situation, une chose dans ses aspects les plus placides, voire mortifères quand elles n’ont plus à répondre de rien, lorsqu’il leur manque des interlocuteurs lorsqu’elles sont les témoins absurdes de la solitude, du rétrécissement de la communication.

 Mais il s’agit au fond d’une enfant femme qui emprunte le langage d’une petite fille pour décrire des réalités qui tombent sous le sens, abruptes, sans trop faire intervenir l’intellect qui n’a pas sa place pour faire résonner l’évidence drolatique ou désespérante.

 Belle partition pour cette comédienne de talent, Anne-Laure SANCHEZ que ce texte de Philippe DORIN, drôle et émouvant !

 Que nous ayons été éblouis, déconcertés ou émus, une chose est sûre c’est que cette 13ème  édition du festival répond à notre désir de découverte de spectacles qui n’ont pas peur de sortir des sentiers battus, qui mobilisent le talent et l’imagination des artistes pour faire de ce festival un véritable laboratoire de création, à champ libre, sous le  regard complice des festivaliers heureux de voir leurs caves se métamorphoser, par la magie du théâtre.  

 Paris, le 10 Mai 2018

Evelyne Trân

 

 

 

Si loin si proche – Abdelwaheb Sefsaf / Aligator – Spectacle world-électro – Concert-récit – Durée 1h20 tout public – AuThéâtre de la Croix Rousse à Lyon, les 2 et 3 mai 2018 –

 

distribution

musique Aligator | texte Abdelwaheb Sefsaf | mise en scène Abdelwaheb Sefsaf en collaboration avec Marion Guerrero | avec les musiciens Georges Baux claviers et guitare Nestor Kéa live machine et instruments à cordes Abdelwaheb Sefsaf jeu, chant et percussions | lumières et vidéo Alexandre Juzdzewski | régie générale et son Tom Vlahovic

Tournée 2018 :

6 > 27 juillet à 16h10 (relâches les 11 et 18 juillet) : Avignon (84) – Le 11 • Gilgamesh Belleville 
16 octobre (en cours) : l’Horme (42) – Théâtre La Buire 
27 novembre  (en cours) : Givors (69) – Théâtre 
10 > 16 ou 17 > 23 décembre (en cours) : Paris – Maison des Métallos
Tournée 2019 : 
2 février : Tarare (17) – Théâtre 
7 et 8 février : La Comédie de Saint-Etienne (42) 
19 avril : Goussainville (95) – Théâtre Sarah Bernhardt 

L’émotion est omniprésente dans le spectacle SI LOIN SI PROCHE mis en scène par Abdelwaheb SEFSAF et Marion GUERRERO, avec une belle scénographie où s’invitent une montagne de ballons colorés et des chaises illustrées de superbes calligraphies du poème du poète palestinien Mahmoud DARWICH « Le mort N°18 ».  Elle n’est pas tapageuse, juste sincère, véhiculant des vents contraires, guidée par des impressions d’enfance qui emportent l’homme de scène à la fois musicien et conteur.

Regarder par le fenêtre de son enfance, c’est un peu comme faire un signe à l’enfant que l’on a été, enfant témoin d’histoires qui ne se racontent plus à l’âge adulte, de crainte de froisser le jardin secret. Comment parler des personnes que l’on a aimées, de son père, sa mère ses frères et sœurs, raconter que l’on vient de cette famille-là dont le parcours fait résolument partie du passé.

A l’origine, Abdelwaheb SEFSAF voulait parler des migrants d’aujourd’hui. En revenant sur les traces de l’enfant de migrants algériens qu’il a été, c’est tout aussi bien à sa famille à laquelle il rend hommage qu’aux migrants d’aujourd’hui qu’il s’adresse et au-delà aux générations de Français issus de parents immigrés.

« Je suis un arbre » nous dit d’entrée de jeu, l’homme de scène, et nous comprenons que cet arbre est parcouru de vents violents, de frémissements de branches douloureuses, mais pénétré de l’affection que l’enfant lui porte.

Quel enfant d’immigrés n’a pas entendu soupirer ses parents nourrissant toujours l’espoir du retour au pays ?

Né en France en1969, Abdelwaheb SEFSAF, à travers son regard d’enfant auquel s’ajoutent l’humour, l’esprit critique de l’adulte, tisse à partir de quelques souvenirs cuisants, un portrait de sa famille, drôle, épique, intense.

 Entouré par de formidables musiciens, Georges Baux et Nestor Kea, du groupe Aligator, Abdelwaheb SEFSAF illustre dans ce spectacle, la complémentarité du verbe et de la musique.

 Vaste champ de correspondances ouvert entre le chant, le récit et la musique qu’ils inspirent, orientale, rock et électro.

 

Photo Renaud VEZIN

C’est que l’arbre a plusieurs voix, l’orientale lyrique, élégiaque, et celle plus posée, occidentale, qui solidaires l’une de l’autre, permettent à l’artiste de déchirer le voile de faire dire à l’enfant qu’il a été, l’allégresse de vie qu’il porte en lui, son véritable flambeau !

 Paris, le 7 Mai 2018        Evelyne Trân

 

 

 

 

FESTIVAL DES CAVES 2018 – 13EME EDITION DU 2 MAI AU 30 JUIN 2018 – 10 CREATIONS – 24 SPECTACLES – 100 COMMUNES – 60 JOURS DE REPRESENTATION – DANS 10 REGIONS ET EN SUISSE –

CALENDRIER 2018

Les spectacles sont joués dans des caves et sous-sols. Les lieux sont tenus secrets jusqu’au soir de la présentation. Compte tenu de l’étroitesse des caves, le nombre de spectateurs est limité à 19. Pour ces deux raisons, il est indispensable de réserver au 03 63 35 71 04 ou en activant votre compte sur le site http://www.festivaldecaves.fr/  A Besançon, vous pouvez également vous présenter au Bureau du Festival à la Chapelle  Mala Noche , le Scénacle, 6 rue de la Vieille Monnaie de 10H00 à 19H00. L’équipe du Festival vous contactera la veille de la représentation pour vous donner un lieu de rendez-vous facilement identifiable à proximité de la cave et vous amènera, après avoir réalisé les modalités de billetterie, à la représentation. Sauf indication contraire, les spectacles commencent à 20h. Nous sommes présents au lieu de rendez-vous à partir de 19h30, les spectateurs sont invités à se présenter avant 19h50.

Les caves gardent, même à cette période de l’année, une certaine fraicheur. Prévoir des vêtements chauds.

Par égard pour les artistes et pour les spectateurs, les retardataires ne peuvent être admis.

Certaines caves sont accessibles aux personnes handicapées moteurs.