Caroline Montier chante Barbara, spectacle musical au THEATRE ESSAION 6 Rue Pierre au Lard 75004 PARIS du 11 Novembre 2024 au 7 Janvier 2024 les Lundis et Mardis à 21 H.

 

  • Auteur : Barbara 
  • Collaboration artistique : Caroline Loeb 
  • Distribution : Caroline Montier (chant, piano) 

Voir la bande annonce

Nous connaissions la dimension tragique de Barbara, ses accents qui déchirent l’âme mais bien moins son côté espiègle, fantaisiste voire enfantin.

C’est cet aspect là qu’a su retrouver Caroline Montier qui interprète au piano les chansons de jeunesse de Barbara débutante, de la première période entre 1962 et 1970, notamment :

Toi l’homme
Du bout des lèvres
Pierre
Chaque fois
Dis, quand reviendras-tu
Amoureuse
Tu ne te souviendras pas
La solitude

Des chansons d’amour si fraiches, si vives et mélodieuses !

La mise en scène sobre et élégante de Caroline Loeb donne toute latitude à l’imagination du public.

Caroline Montier se laisse traverser par la pluie de notes, atteint le paysage de Barbara sur les traces de ses ondées merveilleuses.

Et la grande clairière s’ouvre qui fait penser à un poème de Rimbaud qui court, court jusqu’à se laisser emporter par sa propre ivresse.

Caroline Montier n’a pas besoin d’imiter Barbara, son empathie avec la Barbara amoureuse suffit pour libérer l’oiseau qui bat de ses propres ailes, un vrai instant de grâce avec Barbara.

Article mis à jour le 18 Novembre 2024

Evelyne Trân

Le samedi 30 Novembre à 17 H 30 le spectacle « Deux sœurs » de Marine Bachelot Nguyen suivi d’une rencontre aux Plateaux sauvages 5 Rue des Plâtrières, 75020 Paris.

Annonce relayée provenant du site de la MCFV.

Samedi 30 novembre 2024 à 17h30, aux Plateaux sauvages (Paris 20e), le spectacle inspiré des sœurs Trung (Hai Bà Trưng), écrit par Marine Bachelot-Nguyen, sera suivi par une rencontre-débat exceptionnelle, organisée par le MCFV à 18h30, avec l’artiste d’origine vietnamienne Océane Mozas, metteuse en scène et seule interprète de cette pièce.

A propos du spectacle :

Il y a deux mille ans, les deux sœurs Trung réalisent l’incroyable prouesse de libérer le Vietnam de la domination chinoise en conduisant le peuple au soulèvement puis à la victoire.

Photo de Halia Tran-adams

Dans un même souffle épique, l’autrice Marine Bachelot Nguyen retrace, en miroir, son histoire personnelle en convoquant sa grand-mère Nhan, exilée en France, et sa sœur Kieû, restée vivre dans le Nord Vietnam. À travers ce double récit, l’actrice Océane Mozas, petite-fille d’une grand-mère vietnamienne, s’empare elle aussi de sa légende familiale, infusée de séparations et de retours impossibles. Un récit sensible qui entremêle la petite histoire et la Grande.

FB Plateaux sauvages
FB Mozas Océane

Océane Mozas | Deux sœurs | 2024-2025 – Les Plateaux Sauvages

Ces histoires qui nous racontent : le Vietnam « éphémère et insubmersible*» d’Océane Mozas – ThéâtredelaCité

Date et lieu de la représentation :

Ce spectacle sera présenté du 27 novembre au 7 décembre, du lundi au vendredi à 20h et le samedi à 17h30. 

Distribution :

Texte Marine Bachelot Nguyen
Conception, écriture et interprétation Océane Mozas
Collaboration artistique Igor Skreblin
Création sonore Aline Loustalot
Création lumière Philippe Ferreira
Vidéo Manuel Rufié
Réalisation du décor dans les Ateliers de construction du ThéâtredelaCité sous la direction de Michaël Labat Réalisation des costumes dans les Ateliers du ThéâtredelaCité sous la direction de Nathalie Trouvé
Avec l’aimable collaboration de Georgia Ives
Remerciements Morgan MozasTrần Mạnh TuấnCô Huong Nguyen, Y-Lan Phung et Minh-Anh Pan

  • Le MCFV a organisé, pour la représentation du samedi 30 novembre, une rencontre, après le spectacle, avec la metteuse en scène et la comédienne, Océane Mozas.
  • Le spectacle se joue Aux Plateaux Sauvages, 5 rue des Plâtrières, 75020 Paris – Métro : station Ménilmontant (ligne 2) ou Père Lachaise | Gambetta (Ligne 3) / Bus 61 ou 96.

Inscription :

Inscrivez-vous, dès à présent, à cette représentation du samedi 30 novembre 2024, en inscrivant le code  » MCFV «  et bénéficiez d’un tarif préférentiel à 5€. Vous pouvez, bien entendu, donner davantage pour soutenir les artistes et les Plateaux Sauvages.

Lien d’inscription : DEUX SŒURS | Océane Mozas – LES PLATEAUX SAUVAGES – Billetterie officielle  N’oubliez pas d’indiquer le code « MCFV »*, après avoir choisi la tarification de votre inscription.

*En ajoutant ce code, vous soutenez les actions du MCFV qui a organisé, entre autres, ce débat. Pour plus d’informations sur le MCFV, rendez-vous à Association MCFV

Pour plus d’informations sur Marine Bachelot-Nguyen :

Marine Bachelot Nguyen

Marine Bachelot Nguyen est une autrice metteuse en scène, cofondatrice du collectif d’auteurs et la compagnie de théâtre Lumière d’août à Rennes. Elle est notamment à l’origine de la pièce ʺ Nos corps empoisonnés ʺ  qui relate le combat d’une femme qui dénonce les ravages de l’agent orange, de ʺ Circulations capitales ʺ  sur la recherche de nos mémoires familiales, etc. 

Marine Bachelot Nguyen

Pour plus d’informations sur Océane Mozas :

Océane Mozas est une comédienne française. Elle a été formée à l’école de la Rue Blanche (ENSATT) puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique.

Elle joue au théâtre et au cinéma depuis près de 30 ans.

Océane Mozas par Amandine Gaymard

Océane Mozas- Fiche Artiste – Artiste interprète – AgencesArtistiques.com : la plateforme des agences artistiques

Océane Mozas — Wikipédia

Pour plus d’informations sur « Les plateaux sauvages »:

Les plateaux sauvages

Fabrique artistique au cœur du 20e arrondissement de Paris, Les Plateaux Sauvages sont un lieu de vie pour les artistes et les publics. Au carrefour de la création et de la transmission, le projet accueille des spectacles inédits de la scène émergente et confirmée. Parallèlement à leur création, chaque artiste programmé·e porte un projet de transmission artistique en prise avec le territoire, pour partager son processus de création auprès de publics spécifiques.

Les Plateaux Sauvages – Fabrique artistique et culturelle de la Ville de Paris

Les plateaux sauvages

Deux sœurs de Marine BACHELOT NGUYEN avec Océane MOZAS du 27 Novembre au 7 Décembre 2024 – Représentations du Lundi au Vendredi à 20 H, le Samedi à 17 H 30. Durée 1 heure – Aux Plateaux sauvages 5 Rue des Plâtrières, 75020 Paris. Métro : station Ménilmontant (ligne 2) ou Père Lachaise | Gambetta (Ligne 3) / Bus 61 ou 96. TOURNEE :

Du 10 au 13 décembre 2024 à 20h Comédie – CDN de Reims – 3 chaussée Bocquaine Reims (51)__ La représentation du jeudi 12 décembre sera suivie d’une rencontre avec l’équipe artistique En savoir plus – Réservations Cliquez ici

ll y a deux mille ans, les deux sœurs Trung réalisent l’incroyable prouesse de libérer le Vietnam de la domination chinoise en conduisant le peuple au soulèvement puis à la victoire. Dans un même souffle épique, l’autrice Marine Bachelot Nguyen retrace, en miroir, son histoire personnelle en convoquant sa grand-mère Nhan, exilée en France, et sa sœur Kieû, restée vivre dans le Nord Vietnam. À travers ce double récit, l’actrice Océane Mozas, petite-fille d’une grand-mère vietnamienne, s’empare elle aussi de sa légende familiale, infusée de séparations et de retours impossibles.

Texte Marine Bachelot Nguyen
Conception, écriture et interprétation Océane Mozas
Collaboration artistique Igor Skreblin
Création sonore Aline Loustalot
Création lumière Philippe Ferreira
Vidéo Manuel Rufié
Réalisation du décor dans les Ateliers de construction du ThéâtredelaCité sous la direction de Michaël Labat Réalisation des costumes dans les Ateliers du ThéâtredelaCité sous la direction de Nathalie Trouvé
Avec l’aimable collaboration de Georgia Ives
Remerciements Morgan MozasTrần Mạnh TuấnCô Huong Nguyen, Y-Lan Phung et Minh-Anh Pan

N.B : Le MCFV – Mouvement des citoyens Français d’origine Vietnamienne – a organisé, pour la représentation du samedi 30 novembre, une rencontre, après le spectacle, avec la metteuse en scène et la comédienne, Océane Mozas.

C.F. Article https://terredepoete.com/2024/11/14/le-samedi-30-novembre-a-17-h-30-le-spectacle-deux-soeurs-de-marine-bachelot-nguyen-suivi-dune-rencontre-aux-plateaux-sauvages-5-rue-des-platrieres-75020-paris/

Vendredi 6 Décembre 2024 : soirée dédicace d’auteur.e.s organisée par le MCFV – Mouvement des Citoyens Français d’origine Vietnamienne à la MVAC – Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 14ème – 76 Rue Daguerre 75014 PARIS – de 18 H 30 à 21 H 30.

Annonce relayée du site du MCFV

Vendredi 6 décembre 2024 de 18h30 à 21h30, le MCFV organise une soirée-dédicace avec des auteur.e.s, de livres/CD pour tout public (petits enfants à adultes), à la MVAC (Paris 14e), une occasion exceptionnelle de préparer vos cadeaux de fin d’année personnalisés !

Modalités :

De nombreux auteur.e.s seront présent.e.s à cette soirée (par ordre alphabétique) : Charlotte Aguttes-Reynier ; Loan De Fontbrune ; Isabelle Genlis ; Chi-Lan Lâm ; Anna Moï ; Nguyên Ngoc Chau ; Nguyên Quy Dao ; Nguyên Xuân Hung ; Nicolas Porcher Jouve ; Thuân, Evelyne Tran.

Près d’une quarantaine de livres/CD vous sont proposés. Certains vous sont proposés à prix « spécial soirée dédicace » ; d’autres vous sont proposés alors qu’ils sont épuisés en librairie ou sur internet et certains sont en édition très limitée.

Aucune transaction ne pouvant être faite à la MVAC du 14e, tous les livres et CD sont proposés en précommande pour dédicace : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024 jusqu’au vendredi 6 décembre 2024, heure limite 15h, la séance de dédicace débutant à 18h30 (installation à partir de 18h). Vous pourrez alors venir discuter avec les auteur.e.s, auprès de qui vous pourrez les récupérer et les faire dédicacer, à la MVAC Paris 14e, au 76 rue Daguerre 75014 Paris.

Lieu de la soirée rencontre et dédicace : 

MVAC du 14e – 76 rue Daguerre 75014 PARIS – Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 14e – Ville de Paris

Métro Ligne 4, 6 ou 13 (Denfert Rochereau ou Gaité) – Bus 38, 58 ou 88 – RER B

© Mai HX

Page Facebook de cet événement : https://www.facebook.com/events/933687012016264/

1- Charlotte Aguttes-Reynier

L’art moderne en Indochine (75€)

L’art moderne en Indochine – Catalogue Raisonné

Pour en savoir plus sur Charlotte Aguttes-Reynier :  Vente aux enchères Aguttes : « à la découverte d’œuvres inédites »

Commandez votre livre ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

2- Loan De Fontbrune : 

  • Du fleuve Rouge au Mékong – Visions du Viêt Nam (40 Euros).
  • Les premiers photographes au Viêt Nam (50 Euros).
  • Dinh Trong Hiêu & Emmanuel Poisson, Le bambou au Vietnam (30 Euros).
  • Les migrations impériales au Vietnam (30 Euros).
  • Mai-Thu Echo d’un Vietnam rêvé (200 Euros).

Pour en savoir plus sur Loan de Fontbrune : Loan de Fontbrune (MCFV)

Commandez vos livres ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

3- Isabelle Genlis

  • Crapaud et le génie du ciel (19€ en livre et 17€ en CD)
  • Corbeau noir et cygne blanc (21€) — 2 exemplaires
  • Cendrillons (15€)
  • Je suis un chat d’Asie (9€)
  • Tam et Cam, la cendrillon vietnamienne (en CD ou flash audio 15€)

Pour plus d’informations sur ces livres et CD, consultez le lien suivant : Liste ouvrages Isabelle Genlis

Pour en savoir plus sur Isabelle Genlis : Isabelle Genlis (MCFV)

Commandez vos livres ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

4- Chi-Lan Lâm 

Photo de Chi-Lan LAM par Vu Ngoc Cân

– Cent contes et légendes du Vietnam, recueil commenté : 3 livres. Prix public =  29 € – Prix spécial soirée dédicace = 20 €

– Ty le petit gardien de buffles, album illustré bilingue fr-vn : 3 livres. Prix public = 9 €

– Le roi céleste de Phu Dong, album illustré bilingue fr-vn : 3 livres. Prix public = 11 €

– La Porteuse d eau et les singes, album illustré bilingue fr-vn : 10 livres. Prix public = 10 €. NOUVEAU : Parution le 18 novembre 2024

Les livres peuvent également être commandés chez l Harmattan directement au moins 3 semaines à l avance et ils sont mis à disposition au Comptoir des ventes : 5-7 rue de l École Polytechnique 75005 Paris Tel : 01 40 46 79 20. 

Pour en savoir plus sur Chi-Lan Lâm (biographie) : Cent contes et légendes du Viêt-Nam – Chi-Lan Lâm  / chi-Lan Lâm (MCFV)

Commandez vos livres ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

5- Anna Moï

– Riz Noir (collection blanche et Folio) – Gallimard (14€)

– Le Venin du papillon (Gallimard) (19,50€)

– Douze palais de mémoire (Gallimard) (19€)

– 80 mots du Vietnam (L’Asiatheque) (16,50€)

– Le pays sans nom (L’aube) (17€)

Pour en savoir plus sur Anna Moï : Biographie d’Anna Moï  / Anna Moï (MCFV)

Commandez vos livres ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

6- Nguyen Ngoc Chau 

  • « Le Temps des Ancêtres – Une famille vietnamienne dans sa traversée du XXè siècle »  – Prix public 24€ – Prix spécial soirée dédicace 20€
  • « Việt Nam – L’histoire politique des deux guerres – Guerre d’indépendance (1858-1954) et Guerre idéologique ou Nord Sud (1945-1975) » Prix public 24€ – Prix spécial soirée dédicace 20€

Pour en savoir plus sur Nguyen Ngoc Chau : nguyenngocchau – Mes livres  / Nguyen Ngoc Chau (MCFV)

Commandez vos livres ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

7- Nguyen Quy Dao  

 » Les quatre saisons, de 1937 à 2020  » (35€)

Pour en savoir plus sur Nguyen Quy Dao :

Commandez votre livre ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

8- Nguyên Xuân Hung

https://www.babelio.com/auteur/Xuan-Hung-Nguyen/195004

 » 30 contes du Vietnam  » (Editions Flammarion) (6,20€) : 10 livres

 » Les contes de l’aube. Messages du Bouddha  » (Edité chez Amazon) – Prix public 14€ hors frais de livraison – Prix spécial dédicace 12€ – 15 livres

Pour plus d’informations sur Nguyên Xuân Hung : Xuân Hùng Nguyêñ (auteur de Contes du Viêt-nam) – Babelio

Commandez vos livres ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

9- Nicolas Porcher Jouve

 » Le prince à la tête de coton  » (éditions Ex Aequo) (9€)

Pour en savoir plus sur Nicolas Porcher Jouve : Biographie Nicolas Porcher Jouve  / Nicolas Porcher (MCFV)

Commandez votre livre ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

10- Thuân

– Chinatown (éditions du Seuil), 19€

– T. a disparu (éditions Riveneuve), 15€ — 5 exemplaires

– L’ascenseur de Saigon (éditions Riveneuve), 15€ — 5 exemplaires

– Paris 11 août (éditions Riveneuve), 15€

– Un avril bien tranquille à Saigon (éditions Riveneuve), 15€ — 5 exemplaires

– Lettres à Mina (éditions Riveneuve), 16€ — 5 exemplaires

– Le parc aux roseaux (éditions Actes Sud), 22€

Tous les livres publiés aux Editions Riveneuve sont épuisés et ne peuvent plus être commandés, sauf Paris 11 août. Il ne reste que quelques exemplaires qu’apportera l’auteure.

Pour en savoir plus sur Thuân : Thuân (MCFV)

Commandez vos livres ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

11- Evelyne Tran

Evelyne Tran
  • Mon cher enfant (Editions du Net) (13€)
  • Un secret à tire-d’aile (suite de « Mon cher enfant ») (Editions du Net) (13€)
  • Nouvelles radiophoniques – Créations radiophoniques (Editions du Net) (13€)

Pour en savoir plus sur Evelyne Tran Terre de poete – Evelyne Trân (MCFV)

Commandez vos livres ici : https://www.payasso.fr/mcfv/soiree-dedicace-du-6-decembre-2024

LE HORLA de Guy de Maupassant – Adaptation de Frédéric Gray à La FOLIE THEATRE – 6, rue de la Folie Méricourt 75011 PARIS – Du 14 novembre 2024 au 25 janvier 2025, les jeudis à 19h30, les samedis et les dimanches à 18h00.

Adaptation de Frédéric Gray
Mise en scène : Frédéric Gray assisté d’Olivier Troyon
Avec : Guillaume Blanchard et Olivier Troyon en alternance avec Frédéric Gray

Il est en chair et en os cet étrange personnage jailli d’une nouvelle de Maupassant « LE HORLA » justement célèbre. Le théâtre permet cela, l’aventure sur une scène d’un personnage en quête de lumière, d’écoute, et son message résonne comme une bouteille jetée à la mer de spectateurs non virtuels mais vivants.

La mise en scène et l’adaptation de Frédéric GRAY ne manquent ni de chair ni de fantaisie. Elles illuminent la noirceur de l’histoire d’un homme malheureux qui consigne dans son journal de bord le récit de son naufrage parce qu’il est hanté par la présence invisible et sournoise d’un parasite étranger.

Dans cette nouvelle fantastique, le narrateur qui reste lui-même un étranger pour le lecteur, se présente comme un homme « étonné » un poète en quelque sorte, qui s’enthousiasme devant les beautés de la nature, et qui est heureux de vivre. Mais les gens heureux n’ont pas d’histoire et voici cet homme frappé par un sentiment obscur, la mélancolie puis l’angoisse et finalement la peur voire la terreur.

A la lecture ce qui interpelle, c’est la solitude de cet homme et cela à tel point que nous pourrions imaginer que la présence du Horla n’est pas tombée du ciel, elle s’impose pour combler le vide affectif et moral qui accable, sans qu’il puisse le définir, le narrateur.

A cette époque, il n’y avait pas les réseaux sociaux, la radio et la télévision pour se distraire, juste la fée providentielle ou maudite de l’imagination et Moustaki ne chantait pas « Ma solitude ». Toutes les interprétations sont permises. Cette présence du Horla est-elle le fruit d’un fantasme, d’hallucinations, d’une matérialisation de son angoisse ?

La frontière n’est-elle point ténue entre le rêve et la réalité, la vie et la mort, la bonne santé mentale et la folie, entre l’invisible et le visible ? Ces questions visiblement sont au cœur des préoccupations de Maupassant – dont le frère a été interné en hôpital psychiatrique – qui a suivi les cours de Charcot. Par ailleurs, il est difficile de ne pas faire un rapprochement entre les pensées du narrateur de la nouvelle avec celles de Maupassant qui sombra lui-même dans la folie ou l’inconscience quelques années après sa publication en 1886 et en 1887 (Il y eut 2 versions).

Il n’est pas besoin d’être psychanalyste ou médecin pour être touché par la souffrance dont témoigne le personnage qui lutte contre un ennemi invisible. Grâce à l’interprétation poignante de Guillaume BLANCHARD, le spectateur éprouve de l’empathie pour ce fou, voire de la compassion. Et les personnages secondaires fort bien joués par Olivier TROYON détendent l’atmosphère.

La représentation de cadres suspendus comme des miroirs sans fond, fort éloquente, fait judicieusement appel à l’imagination du spectateur. Comme si le metteur en scène l’invitait à jouer à cache-cache avec le fantasme du narrateur anonyme, à y croire sans y croire, car après tout l’invisible est là, il ne peut être confondu, il est juste tangible.

En résumé, voilà un spectacle bien trempé dans la plume de Maupassant où l’imagination agit comme une loupe lumineuse permettant de sortir des sentiers battus de la censure. Quiconque prendrait à sa charge les propos de cet anonyme serait pris pour un fou. Il y aura toujours des réponses convenues. Mais l’homme serait-il humain s’il n’était que raisonnable ?  

Article mis à jour le 6 Novembre 2024

Evelyne Trân

Nos seins de Françoise LORENTE au Théâtre de la Reine Blanche 2 Bis Passage Ruelle 75018 PARIS du 15 Octobre au 16 Novembre 2024

TEXTE : Françoise Lorente

MISE EN SCÈNE : Françoise Lorente + Morgan⸱e Janoir

RÉALISATION + MONTAGE VIDÉO : Marc-Antoine Vaugeois

JEU : Françoise Lorente

Une Odyssée

À l’issue des représentations :

Mardi 22 octobre → Rencontre avec Claude Coutier, Présidente du collectif « Triplettes roses », qui agit pour la cause des Triplettes, les femmes atteintes d’un Cancer du Sein Triple Négatif.

Mardi 29 octobre → Rencontre avec Caroline Cohen, patiente partenaire à la Clinique Saint Jean de Dieu
Elle viendra nous parler de l’Université des Patient​.es — Sorbonne, à travers son parcours et ses engagements.

Jeudi 31 octobre → Rencontre avec Solenn Ricordel, ambassadrice du collectif « Jeune et Rose »

Jeudi 14 novembre → Rencontre avec Solenn Ricordel et Charlotte Lequeue, ambassadrices du collectif « Jeune et Rose »
Le collectif « Jeune et Rose » est composé de jeunes femmes qui ont affrontées un cancer du sein entre 20 et 40 ans et qui ont décidé de se mobiliser ensemble pour fédérer les jeunes patientes (projet Les Tétonnantes), sensibiliser les professionnels de santé (projet Alerte Rose) et mener des actions de prévention fortes et innovantes auprès des jeunes et du public en situation de vulnérabilité en santé (projet Télététon).

Quand Françoise apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein, sa vie bascule. Elle, la « championne » d’aïkido, doit mener un combat incertain contre un ennemi sans règle. Nos Seins raconte, entre humour et colère, la traversée du cancer, le sien et celui d’autres femmes qu’elle a rencontrées. Ces récits croisés mettent en lumière et en poésie cette véritable odyssée, qui en dit beaucoup sur la place des femmes et de leur corps dans notre société.

↘ Production : Sorcières & Cie
↘ Avec le soutien de : Théâtre La Reine Blanche – Paris, Studio Théâtre de Charenton, Théâtre des Roches de Montreuil, Compagnie Des Oeillets — Ivry-sur-Seine, Théâtre de Suresnes Jean Vilar

Françoise LORENTE et Morgan.e JANOIR signent un spectacle très original qui résonne tel un éclair de défi à la maladie. La créativité au service d’un combat !

Il est vrai que Françoise LORENTE a de grandes ressources. Elle a été championne d’aïkido, elle réalise des courts métrages, elle court les castings. Dans la vie de tous les jours, on peut dire d’elle qu’elle est une battante.

Pourtant les lauriers sont coupés, le jour où elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Elle ne se lamente pas mais elle raconte simplement ces instants de vie où il faut faire face à l’épreuve. C’est le ciel qui vous tombe sur la tête. Comment ne pas se sentir démunis.es face à une maladie dont l’issue est plus qu’incertaine. Les explications des médecins sont plutôt froides et les traitements préconisés peuvent être très douloureux. Vous devenez une patiente parmi d’autres, vous n’avez plus qu’une identité celle d’une malade.

Françoise PARENTE a beaucoup d’imagination, elle pense à Agathe de Catane qui eut les seins arrachés parce qu’elle avait refusé de s’unir à un seigneur. Et puis elle visualise un monstre pittoresque, indescriptible, époustouflant qu’elle met en scène en train de danser. Ce monstre c’est son cancer !

A son témoignage personnel se greffent ceux d’autres personnes qui témoignent franchement de l’impact de cette maladie dans leur vie.

A l’affiche depuis le mois d’Octobre lors d’une campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, il s’agit d’un spectacle qui donne la pèche, qui a la couleur du courage et redonne le sourire !

Le 4 Novembre 2024

Evelyne Trân

N. B : Article également publié dans Le Monde Libertaire.fr

N.B : On en parle dans l’émission DEUX SOUS DE SCENE sur RADIO LIBERTAIRE 89.4 le samedi 26 Octobre 2024 :

L’AMANTE ANGLAISE de Marguerite DURAS – Mise en scène de Jacques OSINSKI Au Théâtre de l’Atelier 1 Place Charles Dullin 75018 Paris. A partir du 19 Octobre 2024 jusqu’au 31 Décembre 2024. Du mardi au samedi à 21h. Le dimanche à 15h. Durée : 1h45.

De Marguerite Duras
© Éditions Gallimard
Mise en scène Jacques Osinski
Avec Sandrine Bonnaire, Frédéric Leidgens et Grégoire Oestermann
Texte du prologue dit par Denis Lavant

Lumières Catherine Verheyde
Costumes Hélène Kritikos
Dramaturgie Marie Potonet

Musique
Jean Sebastien Bach: Das alte Jahr vergangen ist BWV 614et Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit (Sonatina BWV 106) – Actus tragicus
Transcription Gyorgy Kurtág et interprétation Marta et Gyorgy Kurtág

Photographie © Pierre Grosbois

Qu’est-ce qui peut pousser un spectateur, une spectatrice à aller voir l’amante anglaise ?

L’aspect sensationnel du fait divers d’où est tirée la pièce, à savoir, le meurtre de son mari par Amélie Rabilloud qui après avoir découpé son cadavre en jeta les morceaux depuis un pont dans des trains ?

Non, tout le monde n’a pas de  pulsion meurtrière que l’on pourrait ranger dans la catégorie pulsion de mort, mais il n’empêche, à s’examiner plus profondément, comment ne pas  se souvenir de mouvements vite réfrénés mais bien présents : “Celle-là ou celui-là je voudrais qu’il ou elle disparaisse !».

Le thème de la disparition, il se trouve dans le texte de la pièce, formulé par Claire LANNES, un personnage créé par Marguerite DURAS .

Ce qui est étonnant, c’est qu’il y a quelque chose d’abstrait dans le fait d’évoquer une disparition. Et c’est tout le contraire d’une vision d’une femme en train de découper en morceaux un cadavre.

C’est une chose de penser à une disparition, c’en est une autre de la provoquer. L’interrogation est d’ordre métaphysique et c’est une préoccupation toute durassienne que n’a pas forcément un/une meurtrier/ère.  Le terme “disparition” n’est pas seulement un mot valise ; d’un point de vue existentiel nous baignons dans le phénomène de disparition car nous trainons toujours avec nous du passé, le nôtre au présent. Est- ce à cause de ce sentiment d’évanescence que le/la meurtrier.ère. a recours à un acte de boucherie pour visualiser et ancrer dans sa chair le phénomène de disparition qui interroge aussi bien la vie que la mort.

Faudrait-il dire qu’il n’ y a rien à comprendre. Claire Lannes ne s’explique pas elle-même son geste.

Alors il n’ y a pas d’autre terme que celui de folie pour caractériser son comportement.

L’interprétation de Sandrine BONNAIRE est saisissante.

Nous assistons sur l’instant à un portrait de femme qui porte en elle cela d’obscur et de douloureux qui nous parle, bien au-delà du sentiment de rejet vis-à-vis d’une meurtrière.

Une meurtrière dépassée par son geste et dépassée par une vie dont elle donne le sentiment qu’elle lui a échappé et lui échappe toujours comme si elle ne s’appartenait pas et qu’elle pouvait à tout moment sombrer faute de pouvoir s’accrocher  à quelque chose, à quelqu’un.

Pour une fois, face à l’interrogateur qui manifeste de l’intérêt à son égard, elle peut risquer ces mots “Ecoutez moi ! ”.

La voix de Sandrine BONNAIRE résonne avec tant de douceur que l’émotion nous gagne. Non, nous n’avons pas eu devant nous une meurtrière mais une femme malade, meurtrie par l’indifférence de son entourage, une femme dépressive mais encore capable de croire au bonheur, celui d’avoir un jardin . Parce qu’elle est là cette idée, même dissimulé, le désir de vivre nous concerne tous, bien qu’il soit paradoxal, en l’occurrence dans cette pièce, qu’il puisse s’exprimer après un meurtre.

Ce sont les personnages eux-mêmes qui plantent le décor. La scène est nue. Il faut écouter quasiment au compte-gouttes ce qu’ont à dire les différents protagonistes, le mari Pierre Lannes, interprété par Grégoire OESTERMANN, qui exprime un tel retrait vis-à-vis de sa femme qu’il inspire sinon l’antipathie, la tristesse. Quant à l’interrogateur interprété par Frédéric LEIDGENS qui n’est pas toujours visible sur la scène, sa voix a quelque chose de coupant qui rassure pourtant parce qu’elle apporte du concret en incarnant des questions qui doivent atteindre  l’énigmatique Claire Lannes.

Le nom même de Claire Lannes est musical. Il y a du sablier musical dans la mise en scène de Jacques OSINSKI au point que les interprètes deviennent les instrumentistes hors pair du texte de Duras comme s’ils officiaient non pas une messe mais une histoire de vie au théâtre, l’ici et le maintenant avec la grâce d’un Laurent Terzieff.

Le 31 Octobre 2024

Evelyne Trân

N.B : On en parle à l’émission DEUX SOUS DE SCENE sur Radio libertaire 89.4, le samedi 26 Octobre 2024.

Extrait revue théâtrale :

N. B : Article également publié dans le Monde Libertaire.fr

CLÔTURE DE L’AMOUR de Pascal RAMBERT au Théâtre de l’Atelier 1 Place Charles Dullin 75018 du 26 Octobre au 11 Novembre 2024, le lundi à 19 H, le samedi et le dimanche à 18 H.

La fin d’un couple, d’une histoire d’amour. En deux monologues percutants, écrits sur mesure par Pascal Rambert pour Stanislas Nordey et Audrey Bonnet, tout est dit, jusqu’au bout de la colère. Pour clôturer ce qui a été. Dans ce théâtre de pur langage, les corps parlent avec force. Après avoir été traduite dans 26 éditions étrangères et jouée dans 13 pays, cette pièce incontournable revient pour 9 représentations exceptionnelles au Théâtre de l’Atelier.

Mise en scène de Pascal RAMBERT

Distribution

Avec : Audrey Bonnet, Stanislas Nordey

Il abjure tout sentimentalisme abscons.
Elle s’accroche bec et ongles à ses souvenirs d’amour.
Elle a des accents d’Elvire et de Médée.

Il fait penser à un pervers narcissique atteint de logorrhée. Parce qu’il l’humilie son ex- dulcinée, il entend l’écraser avec de gros pavés dans la mare, style : la vie n’est pas un panier de fraises, l’amour est une fiction.

A bon entendeur :

La vie n’est pas un panier de fraises
L’amour est une fiction.

Il faut tout se dire. Ils se retrouvent aux antipodes. Ils se sont mentis.
Qu’aimaient-ils, l’idée de leur amour ? Ils ont vécu dans l’euphorie de leur amour. Illusion, pantalonnade ?

Pour finir ils se font face coiffés de plumes de paon.
« J’espère que tu as une vie intérieure » lui lance-t-elle.

Que l’on se retrouve dans la peau de l’un ou de l’autre, comment ne pas se dire « Ouf j’ai échappé à ça « .
Indigestion d’amour qui mène à la rupture.
Aime-t-on pour soi ou pour l’autre ?
L’un et l’autre auraient pu être gratifiés d’un « Ferme ta gueule » bien envoyé et terminée la pièce.
Mais justement il et elle ont décidé de ne pas la fermer leur gueule pour le pire et le meilleur, cela va de soi.
Règlement de comptes qui prêterait à rire si la douloureuse déchirure d’ Elvire-Audrey ne nous faisait chavirer d’un iota.
Car il n’est pas possible d’adopter le cynisme pitoyable de Stan à moins de dire adieu à jamais à Roméo et Juliette et leurs roucoulements. Mais ceux-là étaient jeunes nous objectera-t-on.
Pourtant dans le public il y avait des jeunes qui s’amusaient de l’outrance de ces 2 ex-amants.
Car l’amour a toujours la côte et paraît-il que rien ne vaut une belle dispute pour faire repartir le désir. Une dispute ça met du piment dans une relation. Stan et Audrey ne sont pas jeunes mais ils ont l’énergie de la jeunesse. Place à l’irréalité totale de deux discoureurs qui ont pour point de mire cette fameuse flèche de Cupidon.
Mais zut ça existe le sentiment amoureux ! Qui ne s’est pas senti ému en regardant 2 personnes jeunes ou vieilles se bécoter dans le métro.
Audrey défend ce sentiment et Stan s’acharne bêtement à le détruire.

De fait à moins de s’agacer de cet égosillement post amour, la sidération peut l’emporter car l’exagération soit, elle touche, soit, elle fait sourire et on a envie de se dire « Heureusement qu’ils n’en viennent pas aux mains » mais les mots peuvent faire aussi mal.

Il faut leur pardonner l’exercice de la parole si pour s’aimer encore, ils jouent la scène de rupture.

Fascinante présence d’Audrey BONNET et Stanislas NORDEY !

Le 31 Octobre 2024

Evelyne Trân

Moa-songs nous explique son parcours de recherche musicale et nous fait des démonstrations de ses découvertes surprenantes : Percussion de bouche, balafon et guimbarde.

La guimbarde par Moa Abaid

Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde, une pièce écrite et mise en scène par Laetitia Gonzalbes au Théâtre du Funambule 53 rue des Saules 75018 PARIS du 15 Novembre au 1er Décembre 2024.Tél. 01 42 23 88 83.

Erik Satie fut un compositeur hors norme. Avant-gardiste virtuose, il composa des musiques aujourd’hui jouées dans le monde entier, telles les célébrissimes Gymnopédies. En homme libre, il fit de sa vie un véritable roman, avec humour et légèreté, et fut l’ami des grands artistes de son époque : Debussy, Cocteau, Picasso, Ravel…

Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde conte la vie de cet homme original, à travers une fiction pleine d’ironie, surprenante, musicale, esthétique… à l’image du compositeur.avec Anaïs Yazit et Elliot Jenicot

création lumières Laetitia Gonzalbes

création illustations et animations SUKI

création costumes Claire Avias

création musiques et sons Tim Aknine et David Enfrein

durée 1h20

« Et pour qui te prends tu ? – Je me prends pour Erik Satie, ne vous en déplaise » Certains se prennent pour Dieu et celui-là pour Erik Satie. Evidemment, l’énergumène a élu domicile dans un asile psychiatrique où seule une gracieuse et douce infirmière semble le prendre au sérieux. Les bouffées délirantes de ce fou dansant se révèlent très instructives sur la vie d’Erik Satie qui probablement n’aurait pas défrayé les chroniques si l’homme n’avait pas composé ses fameuses gymnopédies. L’homme fait figure d’ovni dans le paysage musical de son époque. Incompris, méprisé par ses pairs, il réussit cependant à passer la rampe, heureusement accueilli par Picasso, Jean Cocteau, les ballets russes de Serge Diaghilev avec lesquels il crée un spectacle « Parade » en 1917 qui fit scandale.

Cela doit être un bonheur de se prendre pour Erik Satie, le poète musicien d’Arcueil; il y vécut une trentaine d’années jusqu’à sa mort dans un logement sans eau ni électricité. Sa richesse était ailleurs dans ces notes de musique anarchiste qu’il distribua généreusement et dont les airs nous saisissent par leur joyeuse et mélancolique fantaisie.

Qui aurait pu imaginer la misère noire de l’homme qui avait étrange allure avec son pince-nez, son chapeau melon et sa barbe en pointe.

 Son interprète sur scène, Elliot JENICOT est irrésistible de faconde et de drôlerie. Anaïs YAZIT, sa partenaire à qui il revient d’endosser à la fin de la pièce, l’aspect dépressif du personnage, l’est tout autant irrésistible de grâce et luminosité. La scénographie est illustrée par de joyeux dessins sur écran.

 Laetitia GONZALBES signe avec ce spectacle une délicieuse parade à la morosité ambiante avec à l’honneur un chef d’orchestre hors du commun, Erik Satie !

 Article mis à jour le 25 Octobre 2024

 Evelyne Trân