Co-animatrice radio sur Radio Libertaire (depuis 2008) . - Chroniqueuse pour le blog
"Théâtre au vent" sur le site Le Monde.fr (de fin 2010 à juin 2019), puis sur le site theatreauvent.com et sur le Monde libertaire.fr (depuis 2019). Auteure avec Jean-Marie Blanche de Francis Blanche, mon père aux Editions Plon (2011) . Auteure d'un avant-propos dans le livre Noblesse d'Afrique d'Hélène de Gobineau paru en 2014. Auteure du livre Mon cher enfant aux Editions du Net (Septembre 2022) , de Nouvelles radiophoniques aux Editions du Net (Octobre 2022) , du Secret à tire-d'aile paru aux éditions du Net en Septembre 2023 et du recueil de poèmes Excuse d'un sourire aux Editions du Net (Septembre 2025).
ASSISTANTS À LA MISE EN SCÈNE Jonathan Salmon, Valia Beauvieux
LUMIÈRES Sébastien Revel
CRÉATION SONORE Antoine Prost
SCÉNOGRAPHIE Colas Reydellet
COSTUMES Nadia Léon
A une époque où la surabondance des sollicitations virtuelles par écrans interposés, réduit à sa peau de chagrin l’imaginaire individuel, le spectacle LA MECANIQUE DU HASARD prouve qu’il est possible par le seul pouvoir du conte et la ferveur des conteurs de mobiliser l’imagination des spectateurs, petits et grands, de façon étourdissante.
Le récit adapté du roman américain de Louis SACHAR nous conte l’histoire d’un adolescent, Stanley Yelnats qui par malchance, accusé d’un vol qu’il n’a pas commis se retrouve dans un camp de redressement, Le lac vert, situé en plein désert.
De caractère timide, sans d’autres repères que le sentiment de la malchance prodigué par sa famille depuis trois générations, Stanley aura l’occasion d’interpréter ses…
Co-production Les Bords de Scènes – Théâtres et Cinémas à Juvisy-sur-Orge, Théâtre de Chartres, le Prisme à Elancourt, Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine
Avec l’aide à la création du Conseil régional d’Île-de-France, du Conseil départemental de l’Essonne et de l’Adami
Avec le soutien du Théâtre de Châtillon et du Centre d’Art et de culture de Meudon
La Compagnie des Dramaticules est en résidence au Prisme-Théâtre municipal de la Ville d’Élancourt (78)…
Le sujet de la pièce de Duncan MACMILLAN, la dépression d’un proche, à laquelle s’est trouvé confronté un enfant est grave. Comment mettre un mot sur la mélancolie, la tristesse que peut nous renvoyer le comportement d’un parent. L’auteur donne la parole à un homme anonyme qui se confie sur son parcours du plus jeune âge à l’âge adulte.
Comment l’enfant qui a assisté à l’hospitalisation de sa mère après une tentative de suicide peut-il réagir ? Un homme se confesse, raconte comment la mort lui est apparue, brutale à travers celle de son chien. Sachant que sa propre mère voulait mourir, il n’a eu de cesse de combattre cette angoisse parce qu’il aimait la vie.
?Brunelle Damond et Chloé Marty-Ané (en alternance)
Scénographie : Claire Farah
Construction décor : Bernard Caumel
Création et régie sonore : Antoine Blanquart
Création lumière : Claire Eloy
Régie lumière: Claire Eloy et Bruno Matalon
Chargée de production : Laure Desmet Administration de production : Elisa Cornillac
Les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima, nous en avons tous entendu parler et à vrai dire nous préférerions ne pas y penser, il y a tellement d’autres urgences à régler au jour le jour au quotidien.
?Aurélie NAMUR justement s’est saisie de cette notion du quotidien de façon très perméable pour écrire une pièce qui mobilise à la fois notre imaginaire et notre conscience.
?Elle entend faire partager l’émotion qu’elle a ressenti lors de la réception d’un…
N.B Eliane Le Van Kiem sera l’invitée de l’émission DEUX SOUS DE SCENE sur RADIO LIBERTAIRE 89.4 , le Samedi 15 Juin 2019.
C’est tout de même loin Saïgon de Paris, plus de 10000 Km à vol d’oiseau entre les deux villes. Si une histoire commune à Saïgon ( aujourd’hui Hô-Chi-Minh-Ville) et à Paris pouvait être racontée, elle trouverait sa source dans la mémoire de quelques vietnamiens déracinés amenés à quitter leur terre natale sans jamais pouvoir y revenir.
?A une époque où les individus privilégient toutes ces informations qui leur sautent au visage grâce à leur portable et les réseaux sociaux, nous voudrions faire l’éloge de la lenteur, du silence, de l’émotion retenue, de cela qui ne vous éblouira pas, qui définit l’intériorité de quelques êtres, parle de destinée, un grand mot certes, mais qui a tout de même du sens.
N.B : Aziz CHOUAKI était l’invité de l’émission DEUX SOUS DE SCENE sur RADIO LIBErTAIRE 89.4, le samedi 19 Janvier 2019, en podcast ci-dessous
Interview d’Aziz CHOUAKI du Samedi 19 Janvier 2019 Emission DEUX SOUS DE SCENE RADIO LIBERTAIRE
Texte : Aziz Chouaki
Mise en scène : Hovnatan Avédikian
Jeu : Hovnatan Avédikian
Musique : Vasken Solakian
Produit par Antisthène Édité par Les Cygnes
Qui ne se souvient du « Bateau ivre » de Rimbaud : « Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer ! »
Ce poème, il s’est déversé jusque dans la mer d’Alger, il a retrouvé un frère Aziz CHOUAKI, « le plus grand rappeur du monde » sa langue généreuse, exclamatoire, tour à tour lyrique ou grossière, capable de battre les flancs d’un vaisseau de fortune, Esperanza, pour nous conter l’odyssée fumeuse de migrants, les harragas, en route pour Lampedusa.
Des gosses, Nadir et Jamel côtoient un ingénieur, un handicapé, un chauffeur de taxi, un certain Socrate et Kader. C’est un brouhaha de voix qui crient, hurlent, se lamentent, ricanent, fanfaronnent, se défoulent sans retenue comme une boite de sardines ou de pandore, les nerfs à vif, toujours tendus pour exorciser la peur, cette angoisse de crever avant d’atteindre Lampedusa.
Ce qui fait pitié peut faire rire à ses propres dépens, mais ces migrants en haillons ont pour alliée la force de la nature qui ne les lâche pas. La mer peut être à la fois violente et sage et belle. L’accompagnement musical au bouzouki de Vasken Solakian traduit cette présence ineffable. A travers la musique, la mer et le soleil accompagnent cette terrible équipée, calment le jeu, laissent place au silence des regards, au chuchotement des vagues.
Le corps bondissant de Hovnatan Avédikian interprète de tous les personnages, se dresse comme une immense vague humaine, un véritable phare tourné vers la vie !
Interviewde Ursuline KAIRSON et Julie DELAURENTI à l’émission DEUX SOUS DE SCENE sur RADIO LIBERTAIRE 89.4
De Eric Bouvron, Julie Delaurenti, Tiffany Hofstetter, Sharon Mannet, Elisabeth Wautlet
Avec
Ursuline Kairson
Julie Delaurenti ou Sharon Mann
Vanessa Dolmen
Tiffany Hofstetter ou Elisabeth Wautlet
Audrey Mikondo
Musiques originales de Nina Forte
et autres standarts de blues et de Jazz
Elles butinent comme des abeilles autour de la figure de Maya ANGELO. L’image peut paraître un peu facile mais c’est l’impression vertigineuse qui nous vient à l’esprit à propos de ces cinq comédiennes d’origines culturelles différentes (américaines, afro-américaines, africaines et françaises) qui évoquent en chantant l’enfance de cette artiste trop peu connue en France.
Sans micro, sans d’autre instrument de musique que la voix, elles chantent a capella, se déplaçant sur une sorte d’herbier folâtre, inspiré de l’autobiographie de Marguerite Annie Johnson, plus connue sous le nom de Maya ANGELO.
Elle ont pris le parti d’illustrer avec bonne humeur, son enfance marquée par un drame, l’assassinat de son beau-père qui avait abusé d’elle et qu’elle dut dénoncer. Traumatisée, elle cessera de parler pendant plusieurs années avant de se découvrir une vocation, celle de la littérature grâce au soutien de Mrs Flowers.
Les cinq comédiennes qui jouent avec brio, plusieurs rôles aussi bien masculins que féminins tournent donc les pages du livre d’enfance de Maya, illustrées de chansons rythmées par le blues et le jazz qui donnent le ton de l’ambiance de cette époque, les années 20 aux Etats Unis où naquit Maya ANGELO, à Stamps une petite ville d’ Arkansas.
Ursuline KAIRSON incarne avec une poignante douceur ce personnage emblématique, qui satisfait au concept de résilience puisqu’elle a réussi à rebondir en devenant danseuse, chanteuse, militante aux côtés de Martin Luther King puis une poétesse reconnue.
La poésie, la fraîcheur dominent ce spectacle musical a capella, mis en scène par Éric Bouvron en hommage à Maya ANGELO qui exhorta tant de femmes à sortir de leur silence :
« Les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir ».
Tout au long du festival :
Nicolas Bonneau ; Yannick Jaulin ; Sandrine Bourreau ; Pépito Matéo ; Benoît
Lagane ; Alexis HK ; Jérôme Rouger ; Titus ; Xavier Lesèche ; Fred Billy ;
Adèle Zouane ; Sylvain Wallez ; Kelly Rivière ; Fannytastic ; J’Irai marcher
sur les Toits ; Morgane Houdemont ; Le P’tit Baluche de Mr Larsene ; Collectif
Dona Mezkal..
Assurément, il faut la remuer la terre, la
faire parler en s’adressant tout d’abord à ses habitants. « L’esprit, ce sont
les gens du territoire » nous dit Nicolas BONNEAU, le Directeur artistique
de la compagnie VOLIGE qui organise, à la suite du festival Contes en chemins,
le 1er festival TRAVERSE de la communauté des communes Haut Val de Sèvres.
Du 1er Juin au 9 Juin 2019, les
festivaliers se seront déplacés de village en village, puis le soir rassemblés sous
le chapiteau dressé à AZAY LE BRULE pour découvrir des spectacles où les
contes, les récits qui ruissellent ont pour but d’enchanter la mémoire
collective.
Enchanter, le terme peut paraitre excessif, à moins de songer que la mémoire c’est une belle au bois dormant que servent avec amour les conteurs d’aujourd’hui.
Nicolas Bonneau fait partie de ses conteurs baroudeurs, à l’aise dans n’importe quelle situation, débout les pieds sur une roche au milieu d’un ruisseau, ou bien assis sur le coin d’une table face à des écoliers et bien sûr sur une scène au Grand Parquet ou au théâtre de Belleville. C’est encore lui que l’on voit déboucher d’une rue dans une nouvelle de Maupassant ou de Claude Seignolle.
Cet
homme a certainement le don d’ubiquité. Une chose est sûre c’est qu’il transporte
des histoires extraordinaires dignes d’Edgar Allan Poe, et enrichies par l’haleine
du terroir.
Lors de sa conférence récit, « L’arrosoir arrosé », chez Josette, Nicolas semble n’avoir qu’une seule boussole, un désir insatiable de remuer l’eau qui dort, le vrai et le faux aussi soudés que des frères siamois, ses propres souvenirs s’emmêlant volontiers à ses rêves quand le doute devient l’ouvroir d’une vérité parallèle hors champ, hors paramètres, qui déborde de nos fronts butés.
Le festival
TRAVERSE se devait d’accueillir, le concert parlé « Ma langue maternelle
va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour »
de Yannick JAULIN, travailleur de mots, performeur, né et élevé en patois, celui du poitevin de culture paysanne. Rappelant que le patois poitevin est en voie de disparition, il entend le célébrer avec une humeur toute rabelaisienne qui fait envie à la France qui pense, tant ce patois est riche d’images acoustiques, sensuelles et pêchues. Yannick JAULIN était accompagné d’Alain LARRIBET, musicien du monde et béarnais, qui dispose d’une voix extraordinaire, tellurienne et organique tel un paysage où s’entrechoquent la pierre, l’eau, le soleil.
Gageons que ce festival fera des émules, car il a d’ores et déjà semé une belle poignée de graines d’histoires sur le Haut Val de Sèvres et de bouches en oreilles, attendez-vous à en entendre parler à Avignon, à Paris et n’importe où d’ailleurs, portées par un vent rieur, piquant et ensorcelant !