MON CHER ENFANT d’Evelyne Trân aux Editions du net (parution en 2022)

Résumé du livre

La vie comme un roman. Le récit tient du journal intime dérivant sur une histoire familiale évoquée par petites touches impressionnistes.

https://www.leseditionsdunet.com/livre/mon-cher-enfant

Interview d’Evelyne Trân par Hélène HERNANDEZ dans l’émission FEMMES LIBRES sur Radio Libertaire le Mercredi 22 Février 2023.

Une dédicace aura lieu au Festival du livre de Paris le vendredi 21 Avril 2023 de 17 Heures à 18 Heures au Stand B24 (petit carré bleu). 

Le Festival du Livre de Paris se déroule du 21 au 23 avril au Grand Palais Éphémère sur le champs de Mars :

https://www.festivaldulivredeparis.fr/fr/exposants/view/54/les-editions-du-net-la-journee-du-manuscrit.

Femme de mère en fille un documentaire de Valérie GUILLAUDOT au Cinéma l’Epée de Bois 100 rue Mouffetard 75005 PARIS à partir du Mercredi 8 Mars à 20 H 30.

Premières rencontres publiques sur Paris au Cinéma l’Epée de Bois :

Mercredi 8 mars à 20h30

Rencontre avec la réalisatrice du film Valérie Guillaudot

jeudi 9 mars à 20h30

Rencontre avec Michelle Perrot, professeure émérite d’histoire contemporaine

Vendredi 10 mars à 20h30

Rencontre avec Laurence Peuron, journaliste au service politique de France Inter

Jeudi 16 mars à 20h30

Rencontre avec Hélène Elouard, syndicaliste, rédactrice, militante féministe.

Vendredi 17 mars à 20h30

Rencontre avec Sonja Jossifort, consultante et formatrice pour l’égalité femmes-hommes.

Plus d’infos :

sur les rencontres : cameraaupoing.fr/femme-de-mere-en-fille-la…/

sur les séances : allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=312219.html

un documentaire de 74 minutes

Jeune mère de famille, je me suis souvent sentie assignée à résidence. Je renouais alors étrangement avec la réalité de ma grand-mère dans la France agricole et catholique du début du XXème siècle. Ce film est une adresse à ma mère, que je redécouvre, jeune femme des années 50, fuyant la maternité et la vie domestique. C’est  aussi un dialogue avec Michelle Perrot, l’historienne des femmes, sur un siècle d’émancipation.

Note de la réalisatrice, Valérie Guillaudot 

 J’ai toujours été en proie à une aversion pour la vie domestique : cuisine, tâches ménagères… Ce rejet m’a été transmis par ma mère mais comme elle, j’ai finalement choisi de vivre en couple avec des enfants. Je crois que, très tôt en observant mes parents, j’ai appréhendé ce rôle assigné de tout temps aux femmes dans la maisonnée comme étant le fruit de la domination masculine. Imprégnée de littérature féminine de Virginia Woolf à Annie Ernaux, je choisis d’entraîner le spectateur dans un récit autobiographique et générationnel. 

UNE DÉMOCRATIE SPLENDIDE D’ARBRES FORESTIERS d’après les lettres et poèmes de John KEATS. Adaptation et mise en scène de Nicolas STRUVE au Théâtre de l’Epée de Bois à la Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 PARIS. Du  23 février au 05 Mars 2023 du jeudi au samedi à 21h. Le samedi et dimanche à 16h30.

Avec Nicolas Struve (jeu) et Mico Missim (jeu et musique)

Regard scénographique : Raymond Sarti

Regard chorégraphique : Sophie Mayer

Œil extérieur : Stéphanie Schwartzbrod

Lumière : Antoine Durris

Production : l’Oubli des Cerisiers

Photo D.P

Une démocratie splendide d’arbres forestiers, le titre du spectacle tiré d’une lettre du poète John KEATS exprime toute la tonalité de son univers.

Rien n’est impossible pour le poète, surtout pas ses rêves :

« L’humanité́, au lieu d’être une lande sauvage de ronces et d’ajoncs çà et là plantée d’un chêne ou d’un sapin isolé, deviendrait une démocratie splendide d’arbres forestiers. »

Nicolas STRUVE dit que la première fois où il a lu le nom de Keats, c’est dans un livre de science-fiction, Les Cantos d’Hypérion de Dan Simmons. Keats y était la capitale d’une petite planète qui prenait une place centrale au sein de l’Hégémonie, un regroupement de 200 planètes et 150 Milliards d’habitants. Et c’est ainsi que lui est venue l’envie d’un spectacle sur Keats.

Keats est un poète britannique du début du 19ème siècle considéré comme romantique. Un qualificatif de nature à faire fuir les sensibilités libertaires. Rappelons à ce sujet les propos de Proudhon : « Le romantisme a été de l’idéalisme à corps perdu, du pastiche, de la fantaisie folle et sans nom »,  et  « Ai-je le tort de dire que le premier acte de révolution sociale devrait être de jeter au feu toute la littérature romantique ».

La liberté d’expression se gausse des étiquettes ! Entendez plutôt cet extrait du poème Où est le poète ?

Où est le poète ? Montrez-le ! Montrez-le,

Vous les neuf Muses ! que je puisse le reconnaitre.

C’est l’homme qui en face d’un homme

Est toujours égal, fût-il un roi,

Qu’il soit le plus pauvre de la tribu des mendiants

Ou n’importe quelle autre chose étonnante

Que puisse être un homme entre un singe et Platon ;

Le spectacle de Nicolas STRUVE a le grand mérite de dégager un portrait du poète particulièrement piquant, épidermique et inventif. C’est à travers ses lettres et des extraits de ses œuvres que le comédien nous conte le récit de sa vie de manière très récréative  en utilisant des pancartes en carton et des figures peintes créées avec Raymond SARTI, représentant les différents personnages ayant côtoyé  le poète.

Sans ressources, issu d’une famille modeste, Keats décida de consacrer sa vie à la poésie. Il fut moqué par ses contemporains mais n’en eut cure car il ne recherchait pas la gloire. Atteint de tuberculose, il mourut en pleine jeunesse à 26 ans .

Le comédien entend faire passer la voix d’un jeune homme exalté, énergique et combattant. Il incarne la démarche sensuelle et chaleureuse du poète. Il devient animateur dans un champ de poèmes, de fleurs de pensées courageuses et originales, pensées-poèmes qui courent et ruissellent et qui dansent, s’agrémentant des improvisations de Mico MISSIM.

C’est leur mouvement qui instruit le cœur de John Keats s’écriant : « J’ai pour ambition de faire du bien au monde ».

Le 28 février 2023

Evelyne Trân

N.B : Article initialement publié dans LE MONDE LIBERTAIRE.FR

Sortie du DVD sur Patrick Deny « Une vie de mots, une vie de notes ». Concert à 17 H 30 le Dimanche 26 Mars 2023 à Couleur d’Orange, 9, rue Barbès 93100 MONTREUIL, M° Robespierre.Clin d’oeil à Vania, M.Bühler, J-C Mérillon.

Ils interprèteront P. Deny :

Lucienne Deschamps, Claudia Doumax, Claude Gaisne, Marc Havet, Jules Bourdeaux, Vénus Prins, Nathalie Solence, Rémy Tarrier, Pierre Triboulet, Malek Sadki.

Poémez-vous les uns les autres avec Vincent Bouchot, ténor, et Claude Georgel, saxo le dimanche 19 mars 2023 à 18h au FORUM LEO FERRE 11 Rue Barbès, 94200 Ivry-sur-Seine.Métro 7 – Pierre et Marie Curie / T3A – Porte d’Ivry –

Des chansons de Bernard Haillant, Gainsbourg, Prévert et des créations originales sur des poèmes de Cherasim Luca par Vincent Bouchot, ténor, et Claude Georgel, saxo aux arrangements et aux compositions.

Une création de l’Ensemble XXI.n

Dans le cadre du XXV° printemps des poètes. Hommage à Jean-Claude MÉRILLON – Dimanche 12 mars, à COULEUR D’ORANGE, 9 rue Barbès 93100, M° Robespierre. Concert à 17h. tables pour les poètes et l’Union pacifiste.

Les intervenants :

Bernard Beaufrère, Jules Bourdeaux, Philippe Boischot, Nathalie Baron, Bruno Daraquy, Pierre Dérat, Marie Volta, Claude Gaisne, Marc Havet, Jean-Michel Grandjean, Patrice Jeanne, Pascale Locquin, Raphaële Selval, Nathalie Solence, Rémy Tarrier, Jean-Philippe Winter.

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES DE KHANH « QUELQUE PART ENTRE LES DEUX »- A LA GALERIE Du côté de chez Loan 56 Rue Ducouédic 75014 PARIS. En présence de l’artiste le 5 Mars 2023 de 11 H à 19 H.

Sur rendez-vous en envoyant un sms au

06 73 42 02 51 ou par whatsApp.

EXPOSITION SCULPTURE CERAMIQUE DE ANNE-MARIE LACROIX RAFFY – A LA GALERIE Du côté de chez Loan 56 Rue Ducouédic 75014 PARIS du 15 Janvier au 5 mars 2023.

Sur rendez-vous en envoyant un sms au

06 73 42 02 51 ou par whatsApp.

La femme qui ne vieillissait pas d’après Grégoire Delacourt, de Françoise Cadol au Théâtre DU LUCERNAIRE 53, rue Notre-Dame des Champs 75006 PARIS – Du 18 janvier au 12 mars 2023, du mardi au samedi à 21 H, le dimanche à17 H 30.

Mise en scène Tristan PETITGIRARD

Avec Françoise CADOL

COMÉDIEN VOIX OFF : DAVID KRÜGER

MUSIQUE : ROMAIN TROUILLET

LUMIÈRES : DENIS SCHLEPP

COSTUME : ALICE TOUVET

DÉCOR : PAULINE GALLOT

ASSISTANTE A LA MISE EN SCENE : BERANGERE DE POMMEROL


La femme qui ne vieillissait pas. On pourrait broder à l’infini sur ce thème. Qui ça on, moi, vous ou personne si l’on préfère rester anonyme. J’ai essayé de renverser le genre en songeant à l’homme qui ne vieillissait pas. Je constate que je suis bien moins intriguée. Depuis la nuit des temps, la femme suspendue au regard de l’autre mâle ou femelle, se pique à la rose d’un certain Ronsard ou d’un certain Baudelaire qui se vengent de sa beauté inaccessible en racontant sa future déchéance inexorable, celle de la vieillesse et de la mort.

Personnellement dans le conte de Blanche neige et les 7 nains, c’est le personnage de la Reine, se regardant dans le miroir pour l’entendre lui affirmer « Vous êtes la plus belle femme du royaume » que je trouve le plus fascinant. Surtout quand on la revoit déguisée en vieille sorcière.

Si la beauté n’était pas gage de pouvoir, lui accorderait-on autant d’importance ? Je me souviens d’une parole qui m’avait choquée émanant d’un prof de sciences naturelles qui exprimait son dégoût pour les vieilles femmes, j’avais 12 ans et je me demandais « Comment cela est-il possible ? ».

Grégoire DELACOURT, l’auteur du roman « La femme qui ne vieillissait pas « dont est tirée la pièce éponyme adaptée par Françoise CADOL déclare : À sa manière, et dès sa sortie en 2018, La femme qui ne vieillissait pas était un combat des femmes : le refus de l’injonction d’être toujours jeunes .

Mais que se passerait-il si elle ne vieillissait pas pour de bon cette femme. Oseriez-vous l’imaginer ? Le sort en est jeté. Une femme réalise un rêve qu’elle ne prenait pas au sérieux et qui la surprend elle-même autant que son entourage.

Le conte débute lorsque l’héroïne devient une des cobayes de l’expérience d’un sorcier photographe qui a décidé de fixer le passage du temps sur les visages en les photographiant  toujours dans la même position chaque année. Elle est l’exception qui confirme la règle : le passage inexorable du temps.

Nous l’entendons évoluer de la prime jeunesse à l’âge mûr sans que ses traits extérieurs se modifient. Le fait de ne pas changer extérieurement va finir par bouleverser ses relations avec ses proches et devenir un handicap. Et ce qui est particulièrement intéressant c’est le ressenti de cette femme qui sait qu’intérieurement, elle change mais que son évolution n’est pas perceptible au regard des autres.

Françoise CADOL incarne avec une sensibilité à fleur de peau une femme, simplement une femme. N’est-ce point un désir innocent et bien naturel que celui de rester jeune et belle pour se plaire ou plaire à l’être aimé ?   Mais prendre conscience de son vieillissement, c’est cruel et cela vaut aussi bien pour le genre masculin et l’espèce animale, avez-vous vu ce pauvre chat qui traine la patte ?

Il pèse vraiment très lourd ce regard sur la vieillesse !  Le conte finit bien grâce une légère ondée à l’eau de rose, il ravira les esprits optimistes et celles qui décideront après le spectacle de faire l’économie de leur crème anti-rides !

Est-ce bien sérieux de se préoccuper de son apparence quand le monde va si mal ? Mais c’est humain, messieurs, dames, restons humains !

Françoise CADOL est fabuleuse dans ce seule en scène où toute en finesse elle fait front face au monstre, le terrible appareil photo qui va trahir votre vieillissement !

Le 21 février 2023

Evelyne Trân

Article initialement publié sur LE MONDE LIBERTAIRE.FR