CHANGE ME – d’après Ovide, Isaac de Benserade et la vie de Brandon Teena – Mise en scène Camille Bernon et Simon Bourgade au THEATRE DE LA TEMPETE – CARTOUCHERIE DE VINCENNES – Route du Champ de manoeuvre 75012 PARIS – 23 mai 10 juin 2018 Salle Copi • Durée : 1h45 du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h30 –

Avec Camille Bernon, Pauline Bolcatto, Pauline Briand, Baptiste Chabauty et Mathieu Metral regard extérieur Mathilde Hug scénographie Benjamin Gabrié création vidéo Raphaëlle Uriewicz lumières Coralie Pacreau son Vassili Bertrand conception dessin animé Marie Blandine Madec réalisation dessin animé Angèle Chiodo d’après le film de Susan Muska et Greta Olafsdottir presse @Francesca Magni et @Catherine Guizard diffusion @Raphaël De Almeida Ferreira

production
 compagnie Mauvais Sang production déléguée Théâtre Paris-Villette avec la participation artistique du Jeune Théâtre national soutien la DRAC Île-de-France, le CentQuatre – Paris, Arcadi Île-de-France, la Ville de Paris, l’ADAMI, le Théâtre de la Tempête (compagnie en résidence) et la SACD-Beaumarchais en coréalisation avec Le Théâtre de La Tempête.

Sommes-nous suffisamment ouverts d’esprit pour nous intéresser au phénomène transgenre ? La question se pose parce que le terme même de transgenre nous interroge. Le mot serait apparu dans les années 1990 et la définition du dictionnaire ne va pas de soi :

Qui concerne les personnes dont l’identité sexuelle psychique ne correspond pas au sexe biologique

 Le spectacle CHANGE ME élaboré par Camille BERNON et Simon BOURGADE pose le doigt sur une carte du genre humain où la frontière entre le féminin et le masculin ne parait pas discutable.  Voilà, que nous devient sensible l’idée que la frontière n’est pas aussi figée que la grammaire.

 Suis-je un homme ou une femme ? La question ainsi balancée peut paraître stupide si nous ne nous reportons pas à l’expérience de la transformation du corps à l’adolescence. Cette expérience est inouïe et c’est un poète Ovide qui l’évoque dans les Métamorphoses.

 Il n’y a pas qu’un seul genre nous disent les chercheurs, ni même seulement deux à savoir le féminin ou le masculin. Enfin sur la carte d’identité, c’est le sexe qui va vous définir homme ou femme, l’identité psychique, c’est une autre histoire.

 Cette autre histoire nous est racontée par Camille BERNON et Simon BOURGADE dans le spectacle « CHANGE ME » qui éclaire de façon prodigieuse nos lanternes.

 Le spectacle met en parallèle deux perceptions troublantes de l’identité sexuelle, celle merveilleuse d’Ovide suggère l’ambiguïté de la division entre les deux sexes. Comment une jeune fille élevée suivant les valeurs viriles peut-elle recouvrer sa féminité ou affirmer sa masculinité en dépit de son sexe biologique. Iphis déclarée mensongèrement à la naissance de sexe masculin, se trouve dans l’impasse lorsque vient le moment de s’unir à sa chère Ianthé. Il faudra l’intervention des Dieux pour qu’elle se transforme en homme.

 La seconde interprétation fait référence à un fait divers dramatique, l’assassinat en 1993 d’un jeune transgenre Brandon Teena par ses amis qui ne lui pardonnent pas son imposture.

 Axel décide à l’adolescence de cacher à son entourage qu’il est de sexe féminin. Tout le monde le prend pour un garçon et il a même une petite amie. Il semblerait qu’il souhaite se viriliser le plus possible au contact d’amis qui affichent un comportement machiste jusqu’à la caricature. Faut-il que leur idéal de virilité ait été souillé par une femme qui frauduleusement a arboré leurs attributs sacrés pour qu’ils la violent puis l’assassinent ? Réaction primaire de mâles qui défendent leur territoire contre toute intrusion de brebis galeuse.

 Entre le sordide et le merveilleux, avons nous le choix ? Celui de la lucidité sans doute. Le spectacle met en évidence la solitude de chacun des protagonistes, la mère qui ne comprend pas Axel, les amis choqués par sa trahison, la petite amie dans l’expectative et Axel lui-même, prisonnier de son secret qu’il n’éprouve pas comme une forfaiture car il avoue aux policiers qui consignent sa plainte pour viol qu’il ne peut expliquer pourquoi il se fait passer pour un garçon.

 Le fait divers est emblématique de l’incompréhension, voire du rejet des personnes qui se déclarent transgenres.

 C’est tout le psychisme qui est mis en branle par l’affirmation de son essence. Ainsi Brandon Teena ne demandait qu’une chose être reconnu comme homme.

 Guidés par une vision altruiste, très sensible de la transidentité, les metteurs en scène réussissent à sortir de sa gangue sulfureuse, le qualificatif de transgenre.

 Ils nous permettent de réaliser la circulation de ces essences féminines ou masculines. Les corps parlent aussi, se transforment, évoluent. Il en faut du courage pour s’exposer au regard de l’autre et du sien propre pour le pire ou le meilleur.

 Pénétré de poésie (celle d’Ovide et d’Isaac de Benserade) et superbement interprété, ce spectacle inspiré nous encourage à faire la paix des sexes en nous-mêmes.

 Paris, le 7 Juin 2018

 Evelyne Trân

POIL A GRATTER de et avec Adeline PIKETTY – Mise en scène Laurence CAMPET- Au festival off d’AVIGNON 2018 – A l’ESPACE ALYA à 14 H 30 du 6 au 29 Juillet 2018 –

 

La plupart du temps, nous passons à côté des choses, des personnes, sans même les voir ou à travers une grille d’idées toutes faites qui surplombe notre bulle, une façon de se protéger sans doute. Nous a-t-on appris à avoir peur, peur de tout et surtout des autres, ceux qui ne sont pas passe partout, ceux qui ne sont pas transparents, ceux qui ne sont acceptables qu’au cinéma au théâtre ou dans la littérature, et zut !

Intriguons nous ! Adeline PIKETTY, elle, n’est pas passée à côté d’une clocharde qui siégeait sur un trottoir dans le quartier de la Roquette. Elle était adolescente, pas encore bardée d’à priori et s’est laissée impressionner par la présence de cette femme, une sorte de pythie des temps modernes qui dérange.

Son seul luxe à cette femme, la pauvreté ! La voilà qui dégorge son dégoût de la société de consommation, la voilà qui raconte comment elle a mis le feu à tous ses papiers, factures etc. et comment elle est partie, a tout quitté.

C’est une héroïne tragique au même titre que des personnages antiques. Abandonner sa première personnalité, celle d’un médecin psychiatre, dit-on, était-ce une façon à elle de se crever les yeux comme Œdipe pour sentir, vivre autrement.

Aller au bout de soi-même, quelle idée ! Aller au bout de sa peine, impossible !

 Elle s’appelle Chantale et crie parfois son nom à tue-tête. Elle ne s’exprime plus que comme un reste, un déchet de la société. Elle ne retrouve de la force que dans l’invective, elle prétend pour elle-même qu’elle représente le chaos, le désordre dans un monde qui oublie que l’ordre pue aussi puisqu’il justifie le gaspillage   et permet à des élus de chasser à coups de pieds les S.D.F qui déshonorent les belles vitrines.

 Un déchet aurait-il quelque chose à dire ? Reconnaissons que cela nous fait mal de nous représenter déchet aux yeux des autres, il faut imaginer qu’il pèse des tonnes ce regard de mépris de l’autre, incapable de ressentir que derrière la loque, il se trouve un être.

Une maison s’est écroulée sur la tête de Chantale et l’a enterrée vivante. Mais elle continue à crier, à errer de la Roquette à la Bastille. Cela va faire quinze ans, vingt ans ! Est-ce que le temps compte !

Hantée par cette femme, Adeline PIKETTY a décidé de faire son portrait, tissé à partir de ses propres sensations.

Maintenant, elle l’incarne sur scène, Chantale, de façon saisissante, parce qu’elle est ses yeux à Chantale, son port de tête, sa voix cassée, sa détresse, cette alarme, cette souffrance, la vie, quoi toujours malgré tout !

Et soudain, nous nous surprenons à la considérer comme un bel arbre cette femme, cette clocharde qui a un tel pouvoir d’expression, un arbre tordu, ravagé certes, un arbre femme qui bouge, qui se promène sur les trottoirs,  grâce à Adeline PIKETTY, nous l’aurons suivie, elle nous a impressionnés, voilà sa marque de noblesse !

 Paris, le  5 Juin 2018

 Evelyne Trân

 

 

FESTIVAL MISE EN CAPSULES AU CINE XIII THEATRE – 1 AVENUE JUNOT 75018 PARIS – DU 21 MAI MAI AU 9 JUIN A PARTIR DE 19 HEURES DU LUNDI AU SAMEDI –

 

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 C’est la 12ème édition de ce festival de créations théâtrales qui doivent, c’est le défi, en l’espace d’une demi-heure, surprendre, interpeller, en déroulant le fil d’Ariane de l’écheveau théâtral où s’attellent main dans la main, auteurs, metteurs en scène, comédiens, techniciens.

 A tel point d’ailleurs qu’il n’est pas rare qu’un comédien ou une comédienne devienne dramaturge, mais hélas s’il y a beaucoup d’appelés, il y a peu d’élus, sur nos scènes de théâtre. Le festival donne l’opportunité à quelques auteurs inconnus de sortir de l’ombre, leurs créations telles des marrons chauds à savourer sur l’instant mais qui sait, auront de l’avenir.

 La forme courte théâtrale comme la nouvelle par rapport au roman, est un exercice haut de gamme, sportif en quelque sorte. Comment gagner le cœur du public en une demi-heure ?

 Les organisateurs Benjamin Bellecour & Pierre-Antoine Durand déclarent que « Tout est fait pour que le festival reste un réservoir de créations nouvelles ». C’est le public qui va donner le coup d’envoi des futurs succès. Une chose est sûre c’est qu’on l’entend ce cœur du public, ému dès l’entrée dans la salle, à l’idée de partir vers une destination inconnue, car quel que soit le thème proposé, ce qui importe principalement, c’est le talent, l’abattage des officiants.

 Hasard, loterie du calendrier, nous avons pu assister à deux créations parmi les 17 que comporte le festival.  Juste 2 plumes du plumage d’un paon étincelant, Terminus de Coralie Miller et Rise de Pascale Boumendil et Ariane Boumendil.

TERMINUS

Auteure : Coralie Miller
Metteurs en scène : Coralie Miller, Mikaël Chirinian
Scénographie : Natacha Markoff 
Costumes: Julia Allègre
Coordination artistique: Marie-Astrid Périmony
Musique originale: Nadir Hadjerioua et Régis Bouanha
Avec : Geneviève Casile, Zoé Bruneau, Leïla Guérémy

6/06 à 22h – 9/06 à 22h

 Dans TERMINUS, se confrontent trois générations de femmes, l’une enceinte, l’autre la cinquantaine mélancolique, la 3ème en fin de vie. Toutes trois se retrouvent dans un train de nuit vers l’Espagne. Curieux train de vie évoqué avec un humour teinté de sentiment.

Geneviève Casile brille de tous ses feux dans le rôle d’une vieille dame très coquine qui vient de fuguer de sa maison de retraite, ses partenaires Zoé Bruneau et Leïla Guérémy sont également excellentes. Cette capsule à l’affiche les 6 et 9 Juin à 22 heures n’est pas à manquer !

RISE

Auteures : Pascale Boumendil, Ariane Boumendil
Metteure en scène : Ariane Boumendil
Collaboration artistique : Anaïs Laforêt Le Gall
Avec : Alban Aumard, Constance Carrelet, Benjamin Gauthier, Pascale Boumendil, Angelique Zaini, Yilin Yang

6/06 à
19h – 9/06 à 19h45

 RISE, mystifie ou démystifie les arcanes dorés de l’intelligentsia patronale qui s’enfume et enfume ses employés cadres, aveuglés par un visionnaire K dont l’objectif autant commercial que mystique serait de permettre à chacun de s’élever. Nouvelle secte ou secte déjà à l’œuvre, les gourous commerciaux ne manquent pas, ils nous feraient pleurer si les auteures n’avaient pas choisi  de nous faire rire à travers ce pastiche fort éloquent servi par  des comédiens très alertes.

 Il ne reste plus que quelques jours pour assister à ce festival « Mises en capsules » toujours aussi effervescent, anti grise mine, anti morosité ! Courez-y !

 Paris, le 4 Juin 2018

 Evelyne Trân

 

 

Mises en Capsules

FESTIVAL NIO FAR – INDOCHINE – PERFORMANCE – CINEMA/DEBAT – THEATRE – PHOTO – DU 2 AU 8 JUIN 2018 –

 

 

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Le Festival Nio Far est un espace d’échange autour de la question de la citoyenneté, de la civilité et du «vivre ensemble». Cette réflexion aujourd’hui ne peut s’effectuer en feignant d’être amnésique et en oubliant que conscients ou non, nous sommes tous le fruit d’une histoire qui a assumé le fait colonial. Nous sommes nombreux, citoyens, artistes, intellectuels, à penser cette problématique et nous voulons présenter un florilège interdisciplinaire de nos constats, de nos questionnements, de nos expériences et de nos réponses. Le Festival Nio Far est un festival nomade et solidaire. Il se déroulera à Paris en juin 2018.

Le festival Nio Far pose des questions sur la décolonisation des savoirs et des imaginaires postcoloniaux. Ces questions sont abordées à travers l’art et la culture par le biais de documentaires, de débats, de rencontres, d’expositions et de performances, dans les domaines de la danse, du chant, du théâtre.

La programmation a plusieurs objectifs:
– La visibilité des invisibles : 
L’histoire coloniale officielle a effacé, occulté, oublié des pans entiers d’histoire qu’il faut réhabiliter si on veut construire ensemble un autre monde. Cette amnésie et ce déni se perpétuent encore aujourd’hui.
– Réhabilitation de la vérité historique selon l’expression de Cheikh Anta Diop en se débarrassant de la pollution idéologique qui affecte la connaissance, le savoir.
– Analyse critique de notre société contemporaine marquée par l’histoire coloniale.
L’abolition de «l’esclavage» et la fin des «colonies», n’ont mis fin ni au travail servile, ni aux préjugés. Tel un caméléon la déshumanisation prend de nouvelles formes.

 

POURQUOI L’ INDOCHINE

Si le mot Vietnam est devenu emblématique des guerres contre l’impérialisme US, et aujourd’hui synonyme de «guerre», le mot «Indochine» évoque aujourd’hui un cadre lointain teinté de nostalgie, parfois même d’un soupçon de glamour. En fait, on ne sait plus très bien ce que ce nom recouvre. Quelle en a été la géographie, de quelle époque date la conquête ? Tout cela est devenu incertain. Si Dien Bien Phu rappelle encore la victoire du Vietminh sur les Français en 1954, beaucoup de faits autour de cette période historique restent méconnus. Plusieurs raisons à cette méconnaissance. En premier lieu les guerres se sont succédé sans répit : guerre froide, puis guerre américaine, ont occupé le devant de la scène et pris le dessus sur le processus de décolonisation. L’Indochine depuis 1946 appartient alors à «L’Union française», ensemble constitué de la métropole, des territoires d’Outremer et des Etats «associés», sous mandat et sous protectorat. Puis, l’empire colonial explose. La France accorde l’indépendance au Laos et au Cambodge en 1953, tandis que les trois entités Tonkin, Annam et Cochinchine, s’unissent pour former la «République démocratique du Vietnam».

Ensuite, la mémoire est sélective :  malgré l’existence de plusieurs mouvements anticoloniaux, « Ho Chi Minh » est le nom que l’Histoire retiendra, tandis que ceux de Nguyen An Ninh, Phan Châu Trinh, Ly Dong A, pour ne citer qu’eux, restent confidentiels.

Enfin, la plupart des protagonistes de l’époque de la colonisation en Indochine sont morts. Le pays natal de nos parents ou grand-parents n’existe plus. Il a changé de nom. Les traumas de la guerre et de l’exil ont recouvert ceux liés à la colonisation. Pour «exhumer» ce qui a trait à l’Indochine, il nous faut aujourd’hui faire de «l’archéologie historique», afin d’extraire délicatement ce qui veut bien affleurer sous les multiples strates de cette histoire complexe.

Interroger les archives, et les faire parler. Dire l’effacement. Parler de la violence coloniale, celle qui maltraite et humilie dans les plantations de caoutchouc, par exemple. Celle qui arrache les enfants nés de pères militaires et de mères «indigènes» avant de statuer sur le statut du «métis» comme s’il mettait en péril l’identité nationale. Donner voix aux rapatriés de la guerre d’Indochine, souvent des mères abandonnées avec leurs enfants. Donner corps aux travailleurs indochinois enrôlés dans la Main d’œuvre Indigène les textes qui stigmatisent, classifient et contribuent à construire le stéréotype de l’homme ou de la femme «annamite». Mettre en récit l’aliénation culturelle qui nie puis remplace la langue, la littérature, la culture du colonisé.

Comment un peuple en arrive à coloniser un autre peuple ? Comment un rapport de domination s’instaure-t-il ? Jusqu’à forcer à planter, à cultiver, contre son gré, à ses dépens, ou dans une relation inégalitaire ? Comment passe-t-on d’un discours scientifique et objectif sur les ressources du pays à un jugement de valeur sur les habitants qui le peuplent ? Ce que nous souhaitons donner à voir, se situe dans ce glissement. Non seulement nous sommes issus de ce monde-là, mais ce monde ci rejoue cette histoire en boucle.

Qui écrit l’histoire ? Qui produit l’information et comment est-elle reçue ?

Myriam Dao

LES LIEUX DU FESTIVAL

LA CITE INTERNATIONALE DES ARTS

18 rue de l’Hôtel de Ville dans le 75004 PARIS.

Accès :
Bus : 96 et 67
Métro : Pont Marie ou St Paul

 

LE CINEMA DES URSULINES

10, rue des Ursulines
75005 Paris

Accès :
BUS : 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon)
RER : Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Epée)
Métro le plus proche : Ligne 7 (Censier Daubenton), mais apprêtez-vous à marcher un peu…

 

LE CINEMA LOUXOR, Palais du cinéma

170, boulevard Magenta – 75010 Paris

Accès :
Métro: Barbès-Rochechouart lignes 2 et 4
Bus : 30, 31, 54, 56, 85
RER D, E, B : Magenta, Gare du Nord
Vélib : Station n° 9003 – Carrefour Barbès
Auto lib’ : 11 rue Guy Patin, 75010 Paris; 26 avenue Trudaine, 75009 Paris ; 23 Boulevard de Clichy, 75009 Paris
Parking : Goutte d’or, 10-12 rue de la Goutte d’or, 75018 Paris
Barbès Rochechouart, 104/106 boulevard de la Chapelle, 75018 Paris

BETONSALON – Centre d’art et de recherche

9 espla­nade Pierre Vidal-Naquet- 75013 Paris
Rez-de-Chaussée de la Halle aux Farines
Face aux Grands Moulins de Paris sur le campus de l’Université Paris 7 – Denis Diderot

Accès :
M :Ligne 14 ou RER C, Arrêt Bibliothèque François Mitterrand (sortie 3 Goscinny)
Bus 62, 89 et 132 arrêt Bibliothèque François Mitterrand, bus 64 arrêt Tolbiac-Bibliothèque François Mitterrand, bus 325 arrêt Thomas Mann
Tram T3a arrêt Avenue de France