TEATRO A CORTE – TEATRO DANZA A CORTE – FESTIVAL INTERNATIONAL DANS LA VILLE DE TURIN – ET LES DEMEURES ROYALES DU PIEMONT DU 17 JUILLET AU 3 AOUT 2014

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Turin, la belle ville de Turin et les demeure royales du Piémont  vont une nouvelle fois trembler, cet été, grâce à l’irruption de nombreuses compagnies venues des quatre coins de l’Europe, leur offrir leurs plus audacieuses créations.

 Ne craignons pas d’être dithyrambiques ou de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, car Beppe NAVELLO, le directeur du festival, véritable itinérant, parcourt l’Europe toute l’année pour dénicher les spectacles les plus originaux, les plus aboutis qui résonnent avec notre actualité d’humanoïdes intrigués sur la plateforme du 21ème siècle.

 Et l’idée nous plait, oui, nous excite de penser qu’en dansant sur cette vieille terre de l’Europe, nous puissions l’entendre respirer sous le joug de jeunes artistes qui continuent à l’explorer inlassablement.

 Le programme, cette année, est particulièrement riche. En 10 journées de festival, soit 3 week ends, les spectateurs pourront découvrir 25 compagnies internationales, d’Italie, de France, d’Espagne, de Belgique,  avec une vitrine scandinave comprenant des spectacles de la Finlande, la Norvège, la Suède et l’Islande.

 Le festival débutera le 17 Juillet 2014, par un clin d’œil à l’amitié franco-italienne et la liaison ferroviaire Lyon/Turin, grâce à un récital de textes d’écrivains Italiens et Français à la Gare de Porta Susa à Turin et à la gare de Lyon, au milieu des voyageurs.

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Ayant pour cadre le Théâtre Astra de Turin et les châteaux Venaria Reale, Racconigi, Rivoli, Aglié et leurs parcs splendides, les spectacles de danse, de cirque contemporain, de théâtre visuel et d’objets, alterneront.

 Mais à vrai dire les compagnies font de plus en plus appel à plusieurs disciplines dans leurs créations, notamment la compagnie AGRUPACION SENOR SERRANO (Espagne) dans « KATASTROPHE » qui a pour devise de langage scénique aussi bien la danse, le théâtre physique, la vidéo en scène et la technologie interactive.

 Le collectif G.BISTAKI (France) présentera  « LA MAISON «  un spectacle qui fera « collaborer le cirque pour sa quête d’impossible, la danse pour sa virtuosité du rythme ».

 En prime, puisqu’en ce moment, on entend beaucoup parler de football,  en première Italienne, la Compagnie JO STROMGREN KOMPANI fera entrer en danse des footballeurs avec son spectacle intitulé «  A danse Tribute to the art of Football ».

 Pas moins de 28 spectacles ! Demandez le programme (http://teatroacorte.it/en Italien et Anglais) qui comprend de magnifiques photos. Un petit effort de langue pour les français certes, mais vite récompensé. Lors du festival, ce sont surtout les sens visuels, acoustiques qui sont sollicités et cela suffit à donner le tournis. Ce festival est à lui seul une chorégraphie musicale et éclectique d’une Europe artistique curieuse et inventive, cela vaut bien une carte de géographie. Soyons au rendez-vous !

 Paris, le 29 Juin 2014                  Evelyne Trân

Délire à deux…à tant qu’on veut d’Eugène IONESCO au THEATRE DU LUCERNAIRE – 53, rue Notre-Dame des Champs 75006 PARIS – Du 25 juin au 27 septembre Du mardi au samedi à 18h30

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Auteur : Ionesco
Mise en scène : Rachel André
Avec : Rachel André et Benjamin Tholozan
Durée : 50 min

« Délire à deux…à tant qu’on veut » est une pièce d’Eugène IONESCO, créée en 1962, absolument   saisissante  tant par son réalisme que sa cruauté. Elle met à jour de façon âpre et stupéfiante les interférences entre les conflits intimes d’un couple et les conflits extérieurs, la guerre dans le monde.

 Elle et Lui confinés dans un appartement exigu sont si bien unis pour le meilleur et le pire qu’ils s‘accusent mutuellement d’avoir raté leur vie. Et s’il n’y avait pas l’autre pour bouc émissaire de ses rancœurs et sa mauvaise humeur, il faudrait l’inventer. Elle et lui se détestent aussi cordialement que Simone Signoret et Jean Gabin dans « le Chat » de Pierre Granier Deferre pendant que les pelleteuses sont en train de nettoyer leur quartier. Dans « Délire à deux » c’est la guerre et les échauffourées dans la rue qui retentissent.

 Contrairement à la didascalie d’IONESCO qui note qu’Elle et Lui ne sont pas jeunes, les interprètes le sont. Mais leurs propos révèlent un tel désabusement, un tel effondrement de leur  rêves et ils sont si pitoyables qu’ils prêtent au sourire  plus qu’au larmoiement.

 Car on les entend tout de même leurs rêves au milieu des insanités qu’ils se jettent au visage. Et le ridicule de leur dispute à propos d’un limaçon et d’une tortue a au moins la vertu de faire entrer l’imaginaire dans une situation sordide et d’échapper à la conscience de la mort qui les menace puisque tout autour d’eux, c’est la guerre qui rugit et c’est leur appartement qui risque d’être balayé.

 Eugène IONESCO ne donne pas d’indices psychologiques. Il donne la parole aux  disputes élémentaires ou alimentaires du couple, la dispute devient un ferment vital, le fagot qu’il faut jeter dans le foyer pour le faire flamber. Il dresse le portrait d’humains désarçonnés, paumés, qui ne comprennent  rien à ce qui leur arrive et trop obnubilés par eux-mêmes pour avoir une quelconque prise sur le monde extérieur. Il n’y a qu’eux qui existent, pensent-ils – puisqu’ils ignorent les autres et que ces mêmes autres les ignorent.

 Cet huis clos résonne de façon fulgurante parce  qu’il nous renvoie à notre duplicité familière. Qui ne s’est pas disputé un jour avec un proche sans se contenir et pour reprendre souffle n’est pas allé à la  fenêtre pour regarder la rue…

 L’angoisse de la mort intervient au milieu même du tumulte parce qu’en dépit du fait de ne pas se supporter ou de trouver la vie insupportable et ennuyeuse,  Elle et Lui sont bien vivants et la violence de leur chamaillerie le prouve.

 Mais chez IONESCO,  cette angoisse de la mort prégnante recouvre tant d’humanité que le moindre détail qui a valeur de vie prend une tournure extraordinaire; c’est ainsi qu’Elle et Lui finissent pas se réfugier dans un placard en se traitant de limace et de tortue, un détail grotesque et absurde d’un tel prosaïsme qu’il fait plisser l’œil de plaisir.

 La mise en scène de Rachel ANDRE fort bien  réglée permet aux spectateurs de s’immerger dans ce délire à deux où tandis qu’Elle et Lui s’embrouillent dans leur verbiage, ils se trouvent au fur et à mesure bombardés par des projectiles, assaisonnés de bruits divers, larsens, bourdons etc.  savamment concoctés par Julien GOUSSET.

 Le décor éloquent et très simple fait apparaitre plusieurs portes au papier peint désuet qui se fondent  dans les murs.

 Les interprètes Rachel ANDRE et Benjamin THOLOZAN, très justes, scotchés aux propos bêtes et méchants et particulièrement cocasses de leurs personnages, font surgir les contrastes entre une Elle quelque peu pêchue et arrogante sur ses hauts talons et un Lui dépassé, ahuri comme un Pierrot lunaire.

  C’est le genre de pièce qu’on a envie de revoir tant elle est riche et dense, explosive. On y retrouve tout l’esprit d’IONESCO avec des personnages odieux mais tellement vrais. C’est fou, complètement fou. C’est du IONESCO lucide et cruel qui nous tend pourtant la perche du rêve. Sur les charbons ardents de la bêtise, qui les font délirer, Elle et Lui finiront-ils par s’aimer ? Un lieu commun, peut-être, mais cela fait tellement du bien de délirer et la Compagnie YAOTA  est si bien inspirée d’avoir choisi « Délire à deux » pour son premier spectacle. Gageons qu’il emmènera très loin cette équipe talentueuse et vivifiante.

 Paris, le 28 Juin 2014                           Evelyne Trân

 

 

BLANCHE NEIGE – Comédie musicale de Gilles Roland-Manuel – Mise en scène d’Olivier Couder – au THEATRE SYLVIA MONTFORT 106 rue Brancion 75015 Paris – du 24 au 29 Juin 2014 –

BLANCHE NEIGE

 Comédie musicale de Gilles Roland-manuel

Musique de Haendel, Purcell, Vivaldi

Mise en scène Olivier Couder

Assistante à la Mise en scène : Cécile Sanz de Alba

Chorégraphie Danse : Kaori Ito

Chorégraphie « Aérien » : Seiline Vallée

Costumes : Philippe Varache pour Tabarmukk

Décors : Jean-Baptiste Manessier

Lumières : Marie-Hélène PINON

Bande son et enregistrement : Dominique Massa

Dans le rôle de Blanche Neige : Delphine Jungman

Dans le rôle de la Sorcière : Patricia Zehme

Dans le rôle du Prince : Jody Etienne

Dans le rôle du Chasseur : Frédéric Payen

Dans le rôle du père supérieur : Nathanaël Favory

Dans le rôle du Roi : Stiva Michaux Paterno

Avec les comédiens du Théâtre du Cristal :Yoram Gué, Trang Lam, Marie Colin, Stéphane Guérin, Frédéric Payen, Nathanaël Favory, Thomas Caspar, Christelle Journet, Coralie Moreau, Stéphane Brunier, Nadia Sadji, Léonie Tisserand et Clément Langlais, Stiva Michaux Paterno.

BLANCHE NEIGE LA TROUPE SUR SCENE PHO TO E.T.

Il n’est pas normal. Elle n’est pas comme nous. Ces phrases, quiconque a pu les entendre et  les prendre pour soi ou pour les autres. Il y a toujours ce deuil d’infortune, le sentiment d’exclusion, paramètre de la solitude. Il est pourtant impossible de noyer sa propre individualité quelle qu’elle puisse apparaitre aux autres, sous prétexte qu’elle n’est pas conforme aux critères du plus grand nombre. Là serait vraiment la folie.

 Comment donner du sens à ce qui nous parait étranger, extraordinaire, incompréhensible ? Avec un peu d’imagination sans doute. Il importe de se poser la question parce qu’avec tous les outils techniques dont nous disposons, nous avons de moins en moins besoin de faire appel à cette imagination élémentaire qu’est le rêve. Nous nous associons à des machines, ce qui est fort pratique. Nous pouvons faire du sport aussi mais nous n’avons guère le temps de nous occuper, même pour soi, de ce  qui ne nous parle pas directement, de ce qui reste silencieux.

 Il est heureux que beaucoup de nos interrogations personnelles restent en suspens, qu’une fleur, un homme ou une femme ne puissent délivrer tous leurs secrets car comment échapperions nous à la mort, celle de nos propres rêves, de nos fantasmes, de nos désirs, qui pour s’exprimer doivent rester ouverts.

 C’est à ce titre que la démarche de Gilles Roland Manuel d’offrir une de ces rêveries au public pour en faire un rêve collectif avec des artistes professionnels et des non professionnels comme lui, des autistes, est réjouissante.

 Le conte, c’est le parterre de l’humanité. Il est possible de se déplacer à l’intérieur de sa trame en toute infidélité. C’est une histoire de mouvement qui  permet à  chacun de penser soit qu’il se trouve un pied sur la vague, soit derrière, soit devant, soit qu’il puisse  être emporté par elle.  A la fin rétrospectivement, cela forme un récital de vagues.

Un lecteur enfant le sait qui se déplace aussi bien sur le mode de la reconnaissance que de l’inconnaissable et alors  c’est son désir qui prend le pas, qui interprète à sa façon sans que quiconque puisse intervenir.

 En tant que spectatrice, il me plait d’interpréter à ma manière et de filer mon rêve en douce et aussi de pouvoir faire circuler dans ma mémoire, toutes sortes de gens qui sont venus m’exprimer leur existence, en jouant, en chantant, en dansant, le soir d’une représentation de Blanche neige comme dans un conte. Que je leur dise, je ne les oublierai pas.

 Du merveilleux tissé par une quarantaine de personnages qui créent leur propre Blanche Neige, l’inventent de toutes pièces, la concrétisent l’animalisent. C’est l’humus du conte que l’on ressent dans la magnifique mise en scène d’Oliver COUDER. Blanche neige n’est jamais isolée, elle se déploie au milieu d’êtres étranges et fantastiques mais familiers ; elle est presque sirène,  et les comédiens ont la tâche d’exprimer la présence de la forêt à la fois bienveillante et effrayante. Cette Blanche Neige originale qui n’a pas la langue dans sa poche et tient la tête au Roi  son père, et au Prince très fat, est toute haletante, portée par le souffle des esprits  de la forêt enchantée et surprise  par les effluves de musique baroque d’Haendel, Purcell, Vivaldi.

 Blanche Neige devenue ondine parmi les moines chafouins – émanations étranges de quelques dogmes religieux hybrides- incarne la  liberté et la sensualité, l’énergie de vie, la plante qui repousse, celle qu’on croyait morte et qui se réveille encore plus vigoureuse.

 Les costumes sont fabuleux, c’est un peu comme si l’on voyait s’animer tous les personnages d’un tableau de Bruegel, tous rassemblés pour voir Blanche Neige, leur lutine, leur muse.

 En point de mire également la chorégraphie extrêmement suggestive de  de KAORI  ITO, servie par des danseurs remarquables.

 Blanche Neige incarnée par Delphine JUNGMAN séduit par sa fraicheur piquante. C’est  une véritable rose mais avec ses épines, malicieuse comme toutes les adolescentes.

 Pari réussi pour Gilles  ROLAND-MANUEL et Olivier COUDER de travailler avec une quarantaine d’artistes handicapés qui  insufflent sur scène leur présence théâtrale,  leur imagination à découvert, phénoménale, notamment, Nathanaël  Favory en Père supérieur et Stiva MICHAUX PATERNO en Roi.

 « T’es pas comme moi » pourrait dire le lapin à la tortue. Il n’empêche que dans une forêt, certains animaux de la fable ont compris qu’en se réunissant, ils pouvaient former un magnifique orchestre. Disons que ces artistes viennent de nous donner une belle leçon de vivre au théâtre, et si ce n’est pas un conte de fée, alors ça fait partie de ces contes de vie à vous  remplir de bonne humeur.

 Merci à toute l’équipe pour cette superbe création de Blanche Neige, merci, encore merci !!!  

 Paris, le 25 Juin 2014                          Evelyne Trân

 

 

 

 

 

VOLTAIRE ROUSSEAU de Jean-François Prévand – Mise en scène de Jean-Luc Moreau et Jean-François Prévand au THEATRE POCHE MONTPARNASSE Jusqu’au 6 Juillet 2014 – Du mardi au samedi 19h, dimanche 17h30

 Lundi 23 juin à 21 h 30 au  Festival D’Anjou – Château du Plessis Massé
Vendredi 1er aout à 21 h 30 à Roussillon (dans le Vaucluse)
Samedi 23 aout à 21 h 30 au Festival de Blaye à Cussac Fort-Médoc

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Photo Brigitte ENGUERAND

Jean-Jacques ROUSSEAU écrivit une très longue lettre à Voltaire sur la providence en 1756, à la suite de sa lecture des textes de Voltaire sur la loi naturelle et le désastre de Lisbonne.

 Pour toute réponse Voltaire, de façon très aimable, invita Rousseau à le rencontrer à Ferney sa propriété en Suisse.

 Nous ignorons si effectivement Voltaire et Rousseau se sont rencontrés physiquement mais leurs polémiques philosophiques ont si largement circulé à travers leurs écrits qu’il y a une sorte de jubilation à imaginer ces deux grands « filousophes » se disputer in vivo en public grâce à l’artifice d’une pièce de théâtre. Celle  de Jean-François PREVAND  éclaire la lanterne des petits et des grands de façon particulièrement vivante et épique, en dépit des propos très élevés des protagonistes.

 L’argument fait état d’un pamphlet de Voltaire, sous couvert de  l’anonymat, « le Sentiment des citoyens » très virulent à  l’encontre de Rousseau et qui accuse ce dernier d’avoir abandonné ses enfants. Rousseau ulcéré fait une longue marche de 4 jours pour aller trouver son « diffamateur ».

 Il y a une différence entre l’homme et ses idées. C’est ce à quoi s’attachent l’auteur et les metteurs en scène du spectacle à montrer. Voltaire et Rousseau sont l’un et l’autre assez cabotins. Il ne faut pas oublier que Voltaire a su tirer de l’excellence de sa plume outre la notoriété, la richesse matérielle.  Rousseau qui ne fut jamais riche, brilla lui aussi en société. L’épée de Damoclès de l’exil, du bannissement, en raison de l’aspect révolutionnaire de leurs écrits, Voltaire et Rousseau l’ont connue l’un et l’autre.

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Photo Brigitte ENGUERAND

Leur courage pourrait les rapprocher. Leurs différences sur le plan des idées ne sont pas incommensurables. Mais Rousseau issu d’un milieu pauvre déteste l’arrogance de Voltaire qui ne craint pas d’afficher son goût pour le luxe. Quant à Voltaire, il parait horripilé par la capacité de Rousseau à remuer le couteau dans la plaie. Grossièrement, l’on pourrait dire que Voltaire laisse toujours survoler sa plume soucieuse d’élégance et de fantaisie tandis que Rousseau s’attache à enfoncer la sienne là où ça fait mal. Voltaire est un bon vivant sanguin et Rousseau un bilieux, écorché vif.

 Qui aime bien châtie bien. Profondément, Voltaire et Rousseau devaient s’apprécier. Comment imaginer que Voltaire capable de défendre la cause de Calas n’ait pu être sensible à la finesse et à la profondeur des pensées de Rousseau. Il répond à la lettre de Rousseau sur la providence « Votre lettre est très belle ». et termine la sienne par «Je commence par supprimer toute cérémonie ». Il y aurait donc au moins deux Voltaire, l’attentif et passionné défenseur des opprimés et l’aboyeur des grands chemins, auteur de pamphlets odieux.

 La pièce de Jean-François PREVAND, nonobstant la vérité historique et morale, est une comédie drôle, divertissante qui permet de faire passer bien nombre de pensées philosophiques et politiques que nous devons à ces grands « filousophes » sur la société, la religion, et la condition humaine. Nous sommes loin de l’épreuve  de repêchage du bachot et pouvons-nous en donner à cœur joie puisque nous voilà éclaboussés de propos qui donnent envie de lire ses auteurs, lesquels se découvrent sous les aspects de Jean- Paul FARRE et Jean-Luc MOREAU quelque peu comiques et attendrissants.

 Jean-Luc MOREAU compose un Rousseau, vraiment passionnant, humain et pathétique qui a du charme, en un mot émouvant. Quant à Jean-Paul FARRE, son Voltaire colérique et affable  est d’une drôlerie effervescente.

 Un super spectacle éloquent et vif qui brille grâce aux magnifiques plumes de ses paons sympathiques, toujours ardents, Voltaire et Rousseau, sous notre ciel  moderne, irrésistiblement modernes.

 Paris, le 21 Juin 2014                Evelyne Trân   

 

 

 

DANS LES CHAUSSURES D’UN AUTRE de FABIO MARRA au THÉÂTRE LA LUNA 1, rue Séverine, Avignon – Dans le cadre du Festival d’Avignon off – Du 4 au 27 juillet à 19H35 –

DANS LES CHAUSSURES D'UN AUTRE

Auteur et Metteur en scène Fabio Marra

Avec  Sonia Palau, Vanessa

Georges d’Audignon, Alberto

Valerie Mastrangelo, Carlotta

Manuel Olinger, Eduardo

Sandra Everro , Lucia

Fabio Marra, Giovanni

LA LUNA BIS LA LUNA PHOTO Stéphanie

Photos Stéphanie BENEDICTO

Voilà une très bonne surprise que cette tragicomédie  à l’italienne  jouée avec brio par la compagnie CARROZONE TEATRO.

 A défaut de mettre nos chaussures au pied de  la cheminée, nous avons tout loisir d’observer quelques escarpins et chaussettes colorées changer de propriétaire au cours du spectacle.

Un détail certes et qui en dit long sur l’état d’esprit de l’auteur Fabio MARRA, quelque peu fantaisiste, quelque peu lunaire mais les pieds sur terre.

  La pièce se  déroule comme un diaporama, où chaque acte très bref s’enchaine au suivant comme dans un cliquetis de rideaux à billes. Il y a  quelque chose d’inénarrable dans cette façon de peindre le quotidien  dans des situations impossibles. Une façon de dire que la vie, ce pain quotidien, a souvent des grumeaux.

 Il y est question d’identité, bien sûr, identité mâle, identité femelle. Comment s’y retrouver dans toutes ces recettes pondues par la société pour faire coïncider amour avec désir, avec réalité.

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Photo Stéphanie BENEDICTO

 

Mieux vaut être tendre que méchant. Quand les personnages en viennent à pousser des hauts cris parce que leur constitution morale, originelle, préhistorique, se trouve ébranlée par l’évolution des mœurs,  le rire comme antidote au drame est bienvenu. En tout cas c’est la devise du philosophe Fabio MARRA.

 Et puis, il y a cette couleur, celle du sentiment capable de mettre de l’huile aux ressorts, aux réflexes un peu rouillés de ces personnages qui ne jouent pas moins que leur vie.

 Le drame et la comédie ensemble, cela donne à l’italienne,  quelque chose de piquant, drôle et émouvant. Fabio MARRA sait  verser dans la banalité de la conversation, ce qui la nourrit, la contradiction. Il en résulte des dialogues plutôt cocasses où le vainqueur finalement est celui qui fait semblant ou pas de ne pas comprendre.

 Dans le rôle de l’homme qui ne comprend rien à ce qui lui arrive, Fabio MARRA possède un talent comique naturel, qui insuffle à  la pièce, un charme drolatique. Ses partenaires  jouent rubis sur ongle et sont excellents.

 Un spectacle qui ne peut faire échapper personne au rire et à l’émotion, qui dessine avec douceur et dérision les imbroglios de la nature humaine, pour nous divertir simplement avec tendresse.

Evelyne Trân

 

WERTHER & WERTHER de Žanina Mirčevska, traduit du macédonien par Maria Béjanovska – Mise en scène Clara Schwartzenberg à LA MAISON D’EUROPE ET D’ORIENT du 28 Mai au 6 Juin 2014 du Mercredi au vendredi à 20 H 30

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texte de Žanina Mirčevska
traduit du macédonien par Maria Béjanovska
et publié aux éditions l’Espace d’un instant
avec le concours de la Fondation Tubar,
de Troisième Bureau et du Centre national du Livre

mise en scène Clara Schwartzenberg
avec Géry Clappier, Tristan Le Doze, David Fischer et Ania Svetovaya
scénographie Anaïs Heureaux, lumières Jérémy Gaston-Raoul, collaboration chorégraphique Maud Bouchat
production Théâtre Arnold et la Maison d’Europe et d’Orient

Sont-ils des âmes damnées, les personnages de Werther et Werther, la pièce de Zanina MIRCEVSKA, librement inspirée du Werther de GOETHE ?

 Werther est un artiste écrivain surdoué, exploité sans vergogne par  un producteur ignoble qui entend presser jusqu’à la corde, les capacités créatrices de sa vedette, en utilisant comme hameçon sexuel, sa propre épouse. Fragilisé moralement, Werther essaiera une première fois de se suicider mais sera sauvé par  un ange clochard poète. Finalement, il mettra vraiment fin à ses jours,  l’esprit apaisé, presque serein.

 Pour créer, pour s’exprimer, un artiste est-il prêt  à vendre son âme ? Faire commerce de son âme n’est-ce pas pire que faire commerce de son corps ? Si les artistes ont besoin de reconnaissance, très souvent ils ne savent pas « se vendre ». Ils peuvent alors devenir la proie de rapaces sans scrupules, dotés d’un certain flair artistique  mais incapables d’appréhender, les affres, les doutes, les souffrances des artistes.

 Les écrivains font-ils partie des artistes comme les peintres et les musiciens ? Quelle est la part de fiction et de vécu dans leurs œuvres ? A force de fouiller dans leurs âmes pour recueillir la substantifique moelle, ils peuvent bien franchir la ligne qui sépare le rêve de la réalité.

 Fureur d’écrire, fureur  de vivre, c’est ce que vit sur l’instant, Werther jusqu’au jour où l’inspiration ayant tari, il se retrouve face à lui-même et surtout aux autres, vidé, complétement vidé. Mieux vaut ne pas écrire avec ses tripes.

 Ou alors, semble nous suggérer Zanina MIRCEVSKA, il faut avoir à l’esprit, le plaisir et ne pas se prendre trop au sérieux en adoptant la philosophie du clochard poète, la tête dans les nuages mais les pieds sur terre.

 L’écriture de Zanina MIRCEVSKA se prête aux jeux des corps, à leurs emportements. Corps et langues se délient  fiévreusement dans la mise en scène très animée de Clara SCHWARTZENBERG.

 Il y a comme qui dirait de l’électricité dans l’air qui éclaire les ombres et lumières des protagonistes. Et cela convient à l’audace de Zanina MIRCEVSKA qui fait rêver tout haut  ses personnages, rappelant certains héros de Musset.

 Il faut bien le croire, la jeunesse est éternelle. Les interprètes témoignent de son énergie créatrice avec beaucoup de talent. Ania SVETOVAYA est vraiment gracieuse,  Géry CLAPPIER, Werther, est bouleversant, Tristan LE DOZE, Wilhem, compose un clochard poète, proche des Enfants du Paradis, et David FISCHER, est un antipathique Albert, impressionnant.

 Tous ces  personnages typés semblent s’être échappés d’un film inédit de Marcel Carné. Nous les avons découverts dans une salle de la MAISON D’EUROPE ET D’ORIENT, petite mais très accueillante, et propice aux vertiges et aux mystères de la création contemporaine et intemporelle,  éclectique et plurielle, en tous les cas, fort remuante et fertile.

 Paris, le 9  Juin 2014                  Evelyne Trân

 

La Tragédie de Siâvosh & Rostam et Esfandiâr au Théâtre de l’Epée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes du 5 au 29 Juin 2014

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La Tragédie de Siâvosh

Auteur : Farid Paya
Artistes : David Weiss, Vincent Bernard, Cédric Burgle, Marion Denys, Guillaume Caubel, Sylvain DROUET, Thibault Pinson, Jean-Matthieu Hulin
Metteur en scène : Farid Paya

Le Livre des Rois, « Le Shah Nâmeh «  de FERDOWSI, poète Iranien du 10ème siècle est une œuvre poétique majeure du patrimoine Iranien. Elle est constituée de 120.000 vers et a demandé à son auteur trente années de travail. Il s’agissait pour son auteur de remonter aux sources de l’Iran en faisant débuter son histoire deux ou à trois mille ans avant l’empire de Cyrus au VI  siècle  avant J.C.

 Avec un bel équipage, la Compagnie du Lierre, Farid Paya fait office de capitaine pour traverser cette mer de mots, 120000 vers comme autant de vagues avec un objectif précis, porter le message de FERDOWSI qui  en racontant les désastres provoqués par les conflits guerriers, entend exalter des valeurs de droiture et de  sagesse incarnées par  des héros qui luttent souvent en vain contre le mal, la soif de pouvoir, la cruauté et l’aveuglement des rois.

 A cet égard la tragédie de SIAVOSH rapporte de façon très lisible l’histoire d’un homme, fils de roi, prêt à renoncer à tous les royaumes et même à sa vie pour rester fidèle à son désir  de justice et de paix.

 A vrai dire, le désir de paix représente un véritable éveil de la conscience de SIAVOSH élevé pour faire la guerre, sans états d’âme. Il s’avère que ni l’idée du destin qui  présuppose que toute l’histoire des hommes est écrite et  qu’il n’y aurait donc rien à faire pour conjurer les calamités, ni les liens du sang ne peuvent obliger un homme à renoncer à sa propre conscience, dès lors que de ses décisions  peut dépendre la vie d’autres hommes.

 Il faut reconnaitre que la notion  virile du guerrier en prend un grand coup. Il faut tout le souffle épique de FERDOWSI que dirige vers le public, la propre langue de Farid PAYA pour faire rejaillir le courage moral de SIAVOSH interprété très vivement par Thibault PINSON.

 En lames de fond, tous les affects humains, jalousie, orgueil, vanité, esprit de vengeance, cupidité, soif de pouvoir, deviennent des vecteurs de guerres. Les royaumes sont rongés de l’intérieur et il faut des héros tels que SIAVOSH pour repenser l’unité et la paix.

 La  mise en scène de Farid PAYA tire profit de la beauté de la salle en pierre de l’Epée de Bois. Un carré de soie moiré de couleur sombre surplombe trois marches d’une petite estrade. Mais grâce à la  clairvoyance de l’éclairagiste, le  carré de soie parait vibrer comme les plumes d’un oiseau fantastique, le phénix, tout le  long de la représentation, mais de façon imperturbable, il semble qu’il  représente la sagesse.

 Les costumes de toute beauté nous renvoient à l’iconographie des miniatures persanes et les chants persans parfois accompagnés des compositions impressionnistes de Bill MAHDER, sont des flammes de voix, sorte de houle transversale de l’esprit ou du souffle.

 Farid PAYA use d’une langue sobre et juste, sans affèterie, solide levier pour les voix énergiques des comédiens engagés dans un spectacle total puisque nous assistons également à des chorégraphies d’arts martiaux saisissantes.

 La tragédie de SIAVOSH est le 2ème volet du Livre des Rois. Il est possible d’y assister indépendamment du 3ème volet « Rostam et Esfandiar ». Evidemment, nous avons désiré découvrir :

  ROSTAM ET ESFANDIAR

ROSTAM

 Ce 3ème volet d’emblée met en scène des héros invulnérables Rostam et Esfandiar, tous deux défenseurs d’Irân qui vont s’affronter sous le regard de Simorgh, le Phénix.

 La présence des comédiens, Jean-Matthieu HULIN, Esfandiâr et David WEISS, Rostam, donne un accent tout shakespearien à l’affrontement de ces deux héros. Derrière l’aspect mythologique du héros, il y a l’humain, ce que permet de faire sentir les interprètes dans cette tragédie dont le sujet, l’humiliation, est l’épine dorsale.

 Dans cette pièce comme dans la précédente, la résolution des conflits doit avoir le dernier mot, le poète FERDOWSI engageant ses héros dans la voie de la conciliation. C’est ainsi qu’Esfandiar mourant va confier l’éducation de son propre fils à Rosat son ex ennemi, plutôt qu’à son propre père Goshtâsp, borné et impitoyable.

 Pour accéder au Livres des Rois, cette monumentale œuvre de FERDOWSI, sans conteste, Farid PAYA et la Compagnie du Lierre ont réalisé un travail remarquable en mettant en scène la trilogie : Rostam et Sohrâb, la tragédie de Siavosh et Rostam et Esfandiâr, pour nous en livrer l’essence, le souffle et l’imaginaire, celui qui force  l’avenir.

 Nous lui en sommes vraiment très reconnaissants. En effet sans références historiques, nous avons pu grâce à lui, pénétrer dans l’histoire mythologique de l’Iran, son âme poétique et ardente, ses fractures, ses rêves insoumis. Il s’agit d’un fond universel mais qui résonne de façon persane, sans exotisme. Pour tout dire, nous avons fait un magnifique voyage en Perse.

 Paris, le 9 Juin 2014                           Evelyne Trân

 


Joyeux anniversaire quand même de Lilian LLOYD avec Sophie DI MALTA et Bruno SANCHEZ au THEATRE LES DECHARGEURS – 3, Rue des Déchargeurs 75001 PARIS – Avant-premières les 7 et 14 Juin 2014 à 19 H 30 puis du 8 Septembre au 15 Décembre 2014, les lundis à 19 H 30

jOYEUX ANNIVERSAIRE

 Souvenons-nous, Adam était célibataire avant de rencontrer Eve. Il n’y avait pas la télévision et aucune pomme ne tombait du majestueux pommier qu’il n’avait pas le droit de toucher. C’était le paradis, il s’ennuyait  fermement mais ne  s’en rendait pas compte. Lorsqu’Eve fit son apparition dans son jardin, évidemment ce  fut un électrochoc.

 Ce type de scénario est à l’œuvre depuis la nuit des temps et il est insatiable. Signalons tout de même qu’Eve a dû faire preuve d’une énergie démoniaque pour débusquer de son antre le pauvre Adam.

 Lilian LLOYD ne craint pas les clichés qui font partie des réflexes élémentaires de l’âme humaine. Il signe une comédie légère qui lui permet d’ausculter tendrement les démangeaisons d’un célibataire quadragénaire, Olivier, qui doit supporter la présence d’une jeune femme, Loulou, particulièrement sans gêne, le temps d’un hébergement de quelques jours. L’homme est un ours mal  léché mais il finit par tomber amoureux de la jolie mégère qui bouleverse son appartement.

 Que l’intrigue soit banale comme un regard décoché vers un croissant de lune, cela signifie que l’amour est à portée de tous les cœurs et que même si la lune n’est pas pleine, son croissant peut bien bercer nos illusions.

 Les comédiens ont à cœur de déguster devant le public ce joli croissant de lune. L’émotion est si bien au rendez-vous que nous n‘avons pas envie de croire que Loulou et Olivier puissent se séparer à  cause d’un sinistre coup de ciseau de l’auteur. Et si Eve n’était qu’une putain. Décidément Adam alias Olivier a bien raison d’avancer son horloge de dix, voire de vingt minutes à chaque désillusion amoureuse. On aurait envie de lui crier de laisser tomber son cœur dans le marre de café, parce qu’au fond s’y trouve l’amour…  

 Je t’aime, moi non plus. Aussi divertissante et langoureuse qu’une chanson de Gainsbourg, la comédie de Lilian LLOYD, également metteur en scène, laisse libre cours à l’imagination d’Adam et Eve et à leurs interprètes. Sophie DI MALTA est étourdissante de fraicheur et de féminité et Bruno SANCHEZ, touchant, suivant les termes de sa compagne de trois jours, et parfois même bouleversant, lors d’une déclaration d ‘amour confuse et essoufflée digne d’un Cyrano aphone mais aussi authentique.

 « Joyeux anniversaire quand même »  Oui, même lorsque vous renversez la nappe puisqu’elle est réversible et qu’elle se soulève au fil des respirations et du rêve.

 « L’amour s’en va comme cette eau courante

L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l ’Espérance est violente» chante Apollinaire.

 

Paris, le 8 Juin 2014             Evelyne Trân

 

 

/ mise en scène & lumières lilian llo yd

assisté de

ènographie & décor

 

Clarisse Fontaine

 

 

LE VIETNAM, PRÈS DE CHEZ VOUS du 2 au 8 Juin 2014 Semaine du Vietnam en Seine-Saint-Denis

TVIETNAM

TOUT LE PROGRAMME http://www.ugvf.org/index.php?option=com_content&view=article&id=687%3A2-8-6-semaine-du-vietnam-a-seine-saint-denis&catid=97%3As-kin-2014&Itemid=136&lang=vi

 

7/6: DE 12 H 30 À 19 H

« LE VIETNAM, PRÈS DE CHEZ VOUS »

Organisé par l’Union Générale des Vietnamiens de France avec le soutien de la Ville de Montreuil.

Halle couverte du marché Croix de Chavaux,

Place Croix de Chavaux, 93 100 Montreuil

Métro Ligne 9 – station Croix de Chavaux

  Dans un espace de plus de 2000 m2:

Stands de gastronomie : du grignotage au vrai repas, le concept de cuisine de rue comme au Vietnam

Stands d’artisanat : habits, chapeaux coniques, sacs à petits prix 1 à 7 euros

Exposition de photographies : « Regards du Vietnam » de Gérard Memmi

Démonstrations de Võ Việt Nam( art martial) et danse de la licorne par l’école Vo Son Long

Spécial :

Flashmob par la jeune génération de vietnamiens

Plumfoot (sport volant tapé aux pieds)  de l’association Da Cau Plumfoot Montreuillois

Stands d’informations sur le tourisme au Vietnam, des produits vietnamiens

Stands des associations liées au Vietnam (UEVF, UJVF, AAVF, Vo Son Long)

 Spectacle : à 13h et 17h30

Programme de chant, danse et musique traditionnelle interprété par une troupe artistique venue spécialement de Hanoi

  13h00 – 13h45

 

Hanoï sacrée et éléganteCompositeur : Le May
Bonjour VietnamCompositeur : Marc Lavoine
Rừng Sáng (Forêt briallante)Compositeur  : Xuan Khai
Những cô gái Việt Nam (Les filles vietnamiennes) 
Cánh chim báo tin vui (Les oiseaux apporte de la joie)Compositeur : Dam Thanh
Ngược dòng Hương Giang(À contre-courant du Fleuve de Parfum)Compositeur : Duc Trinh
Cung đàn đất nướcCompositeur : Xuan Khai
Non nước hữu tình (Pays charmant)Compositeur : Thanh Sơn
Dáng xinh sân đình (Belles allures dans la Cour de la maison commune)Musique : Manh Tien

 

 

 

 

 

 

FESTIVAL DES ECOLES DU THEATRE PUBLIC DU 12 AU 29 JUIN 2014 AU THEATRE DE L’AQUARIUM A LA CARTOUCHERIE DE VINCENNES – Route du champ de manoeuvre 75012 PARIS –

aquarium

Depuis cinq ans, à l’initiative du Théâtre de l’Aquarium, la Cartoucherie ouvre ses portes pour accueillir les « spectacles de sortie » des élèves des écoles de théâtre public.

Tout juste sortis des écoles supérieures d’acteurs de France et d’Europe, ils vont prendre leur envol de comédiens professionnels.

Venez les encourager ! L’entrée est libre !

> du 12 au 14 juin 2014
à la Colline

> École de la Comédie de Saint-Étienne

La grande histoire

de François Bégaudeau, mise en scène Benoît Lambert

avec les élèves-comédien(ne)s de 3e année (promotion 25) de l’École de la Comédie de Saint-Étienne – École supérieure d’art dramatique : Clara Bonnet, Marie-Ange Gagnaux, Yoann Gasiorowski, Itto Mehdaoui, Simon Pineau, Rémy Rancon, Aurélie Reinhorn, Lisa Robert, Camille Roy, Paul Schirck, Martin Sève, Martynas Tiskus.
Dans une suite de scènes de la vie quotidienne, François Bégaudeau, l’auteur d’Entre les murs, dresse un passionnant portrait du groupe en pleine Seconde Guerre mondiale…

 

plus d’infos

 


> du 19 au 22 juin 2014
aux Théâtre de l’Épée de Bois et de la Tempête

> Conservatoire de Lyon

Massacre à Paris

d’après Christopher Marlowe, mise en scène Laurent Brethome

avec la promotion 12/15 du cycle d’orientation professionnelle spécialisé du Conservatoire de Lyon : Simon Alopé, Benoit Cornet, Marie Devroux, Alicia Devidal, Alban Dussin, Hugo Guittet, Clémentine Ménard, Mathilde Mennetrier, Isis Ravel, Thomas Rortais, Simon Terrenoire, Elsa Verdon.

« Œuvre dense et brutale avec pas moins de 32 assassinats en 64 pages, Massacre à Paris relate la nuit de la Saint Barthélémy en 1572 et ses suites politiques. »…

 plus d’infos

 > du 19 au 22 juin 2014
au Théâtre de l’Aquarium

> ESAD (École supérieure d’Art Dramatique) – Paris

Nevers for ever

de Moreau, mise en scène Anne-Laure Liégeois

avec les élèves de la promotion 2014 de l’ESAD : Jules Audry, Clément Bertonneau, Cécile Fargues,Thibaut Fernandez, Victor Fradet, Lise Gervais, Inès Grunenwald, Vladimir Hugot, Frédéric Losseroy, Abdel Rahym Madi, Marion Noone, Zelda Perez, Manon Poinsaint, Brune Renault, Anaelle Tribout Dubois.

« Dans Nevers for ever, ils sont quinze à revenir dans la ville de leur enfance. Nevers devient le théâtre d l’histoire, petite et grande, la mort s’y vautre, la mort de l’enfance la mort de l’industrie. « …

 plus d’infos


> du 26 au 29 juin 2014
à l’Atelier de Paris – Carolyn Carlson

> ERAC (École régionale d’acteurs de Cannes)

La maison
de Arzé Khodr (Liban)
Les petites chambres
de Waël Kaddour (Syrie)
Les draps
de Géhanne Khalfallah (Maroc)

 mises en scène de Nadia Vonderheyden

avec les élèves de l’ensemble 21 de l’ERAC : Anna Carlier, Capucine Ferry, Alexandre Finck, Adrien Guiraud, Laureline Le Bris-Cep, Léa Perret, Juliette Prier, Lisa Spatazza, Chloé Vivarès.

« Il me semble indispensable que des jeunes gens aient l’occasion de travailler sur des textes qui les mettent en rapport avec les évènements du monde où ils veulent. » …

plus d’infos


> du 26 au 29 juin 2014
au Théâtre de l’Aquarium

> Maison Louis Jouvet – ENSAD (École nationale supérieure d’art dramatique) – Montpellier

Une vitalité désespérée

d’après Pier Paolo Pasolini, mise en scène Christophe Perton

avec les élèves de première année de la promotion de l’ENSAD : Blanche Adilon, Barbara Atlan, Mohamed Bouadla, Charly Breton, Jessie Chapuis, Guillaume Costanza, Quentin Gratias, Marie-Laure Mouak, Lison Rault, Kyoto Takenaka, Yan Tual et Charles-Henri Wolff.

« Pasolini, poète, dramaturge, romancier, cinéaste, critique et essayiste, par son courage et la force visionnaire de ses mises en garde, demeure un exemple et un guide bienveillant de notre temps trouble et inquiétant. »…

plus d’infos

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